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09 mai 2011

MOROSES LES COMMERÇANTS ?.. ET LES SALARIES ?!

En date du mardi 3 mai 2011, le journal Ouest-France fait état du chiffre d'affaires des commerçants du centre de Nantes qui serait en recul de 2% pour le premier trimestre.

L'enquête porte sur une centaine de commerces de moins de 300 m2 situés dans le centre-ville de Nantes. Six secteurs d'activité ont été répertoriés par l'Observatoire : restauration ; culture et loisirs ; hygiène, santé et beauté ; équipement de la maison, équipement de la personne ; alimentation.

Que montre l'enquête ?
Si on compare le premier trimestre 2011 avec celui de l'année précédente, on constate un recul de 2 % du chiffre d'affaires des commerces nantais. La chute a particulièrement été sensible en mars (-3,7 %, toujours par rapport à 2010) et en janvier (-2,5 %).

Quels sont les secteurs les plus touchés ?
Parmi les secteurs les plus touchés : la culture et les loisirs (-5,8 %) ou encore l'équipement de la personne (-2,9 %). Plus surprenant, le chiffre d'affaires dans les cafés, les bars et les restaurants est également en repli (-1,3 %). Heureusement, certains commerçants tirent mieux leur épingle du jeu : le secteur de l'hygiène, de la santé et de la beauté (+2,9 %) se porte plutôt bien. De même que les équipements de la maison (+0,8 %) et l'alimentation (+0,5 %).

Mais la seule crise économique a bon dos. Quelques commerçants de l'hyper-centre n'hésitent pas à poser des questions qui fâchent, évoquant « les heures d'ouverture et de fermeture fantaisistes », l'« indispensable » ouverture du dimanche, « l'accueil qui n'est pas toujours à la hauteur dans certains magasins. »                                                                  
Ainsi donc, l'ouverture du dimanche réglerait la morosité des résultats? C'est pour le moins réducteur.

Pas un mot sur le pouvoir d'achat des ménages ! 
Ouest-France, plus à l'écoute des jérémiades du patronat, fait fit de la réalité économique des ménages. 
  • Les augmentations de salaires au ras des pâquerettes dans la grande majorité des entreprises.
  • Plus de 3 millions sont en dessous du seuil de pauvreté.
  • 3 millions de chomeurs sans compter ceux qui sont à temps partiels imposés.
  • Les fonctionnaires auraient perdus quelque 48% de pouvoir d'achat depuis 30 ans. 
  • Des retraités rémunérés à hauteur du minimum vital.
Ne sont-ce pas des éléments qui permettrait de répondre a cette morosité ?
Pour FO, l'urgence de l'augmentation des salaires c'est la réponse à apporter.