InFOrmation syndicale

COMMISSION ADMINISTRATIVE DE L'UNION DÉPARTEMENTALE LUNDI 4 NOVEMBRE À 9H30 - BUREAU DE L'UD-FO44 MARDI 12 NOVEMBRE À 10H0 - 5 DÉCEMBRE &+ GRÈVE CONTRE LE PROJET DE LOI SUR LES RETRAITES - ...

11 octobre 2011

DEFENDRE LE CONTRAT DE TRAVAIL CONTRE LE CONCEPT REACTIONNAIRE DE CONTRAT D'ACTIVITE

Nous constatons, lors des réunions des syndicats et des sections syndicales, une forte participation. Nous sommes aujourd'hui heureux d'accueillir de nouveaux adhérents et il est remarquable de constater qu'il s'agit de jeunes mais aussi de salariés anciens qui décident aujourd'hui de se syndiquer tant ils sont révoltés par la dégradation des conditions de vie et de travail.

Les jeunes sont souvent en situation précaire sous toutes les formes (CDD, y compris alternants, prestataires, temporaires...).


Notre Section fédérale a souvent dénoncé le recours massif à l'alternance dans des conditions scandaleuses. En effet, surtout dans de grands groupes privés, ces jeunes ne sont pas formés mais exploités. Utilisés comme "ressources humaines", ils sont affectés à des tâches peu qualifiées pendant deux ans, sans aucune formation, sans aucune possibilité de s'informer ni de pratiquer les divers aspects de la profession d'assurances. Ils ne sont pas soutenus pour l'obtention de leurs diplômes, mais au contraire, entravés dans leur préparation.

Une loi récente, adoptée le 28 juillet 2011, a encore aggravé les conditions dans lesquelles les entreprises peuvent recourir à l'alternance.

Notre syndicat FO réclame la négociation d'un accord de branche imposant aux entreprises de proposer un CDI à tout jeune en alternance, qu'il ait obtenu son diplôme ou non.

Ce n'est pas une revendication exagérée, c'est une revendication nécessaire et juste. L'injustice, c'est l'exploitation à bas prix de ces jeunes.

Cette Loi du 28 juillet comporte un autre volet qui concerne la sécurisation des parcours professionnels. Elle prévoit la création du "contrat de sécurisation professionnelle" (CSP) destiné à remplacer les actuels "convention de reclassement personnalisé" et "contrat de transition professionnelle" (CTP).

Ce contrat de sécurisation professionnel n'est pas un contrat de travail, c'est un contrat avec... Pôle Emploi. L'acceptation du CSP par un salarié entraîne la rupture du contrat de travail sans indemnité de préavis en cas d'ancienneté supérieure à un an.

Pendant 12 mois, le salarié licencié devient employable en qualité de CDD ou de travailleur temporaire. Il est réputé avoir abouti à un emploi pérenne s'il sort du dispositif avec un CDD de 6 mois, un contrat temporaire de 6 mois ou une formation de longue durée.

Les "contrats de transition professionnelle" dont le CSP prend la suite, étaient réservés à certains bassins d'emplois. Les salariés de la CAMIF en ont été les victimes. Parmi ceux qui ont choisi cette formule de CTP très peu ont abouti à un emploi dit pérenne et encore moins un CDI.

Cette loi est un pas de plus dans l'action de destruction des contrats de travail que certains voudraient confondre avec des prétendus "contrats d'activité".

Il faut combattre ces dérives dangereuses.

La Section fédérale, à son niveau, lutte contre la précarité en revendiquant la requalification en CDI des CDD et des contrats temporaires qui sont, le plus souvent, utilisés sur des postes pérennes et dans des services où le surcroit de travail n'est pas temporaire mais permanent.


La Section fédérale lutte de même pour la régularisation des prestataires qui sont, eux aussi, utilisés à la place d'un CDI.

Enfin, il faut défendre le contrat de travail, inséparable du contrat collectif, des conventions collectives, par une lutte qui est aujourd'hui plus importante que jamais :
  • le rétablissement des droits collectifs,
  • le retour aux augmentions générales des salaires pour tous, employés et cadres, sans discrimination.