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13 octobre 2011

LE COMITE DES DRH PUBLIC-PRIVE REPREND DU SERVICE

Rentabilité et Flexiblité ...
en rouge: souligné par FO

En principe, Bruno Mettling, DGRH de France Télécom, Philippe Vivien, son homologue d’Areva, Nathalie Loiseau (ministère des Affaires étrangères) et Jacques Roudière (ministère de la Défense) ont rendez-vous fin novembre et seront rejoints par une vingtaine d’homologues du même calibre.

Ils vont prolonger la discussion engagée la semaine dernière à l’initiative du ministre de la Fonction publique, François Sauvadet, sur le thème de l’égalité professionnelle. Reste à voir si, cette fois, les activités du Comité des DRH public-privé, club sélect créé en 2008 par André Santini, alors secrétaire d’État chargé de la Fonction publique, s’inscriront dans la durée. Elles ont été jusqu’ici épisodiques, rythmées par l’intérêt et la longévité des ministres de tutelle dans la fonction. Il y a deux ans, Georges Tron, à peine nommé, s’était empressé de relancer le Comité. Il avait réaffirmé à cette occasion le rôle que pourrait jouer cette instance informelle comme aiguillon des mouvements de cadres des administrations publiques vers les entreprises privées, et vice versa. Son départ du gouvernement a stoppé net le courant d’échanges. L’idée d’une passerelle permanente reste séduisante.
André Santini l’avait concrétisée par une première convention signée par Bercy et une vingtaine de DRH. Ce texte ouvrait la voie à des détachements temporaires de cadres. On pouvait ainsi imaginer des traders du Crédit agricole mis à la disposition du ministère des Finances, des diplomates du Quai d’Orsay détachés au commercial grands comptes d’Areva et, pourquoi pas, des hauts fonctionnaires du ministère de l’Intérieur dans le contrôle de gestion de La Poste. Ces transferts pouvaient durer de 18 mois à trois ans, voire plus si affinités. Le texte, dépourvu de carcan, laissait une large marge de manœuvre aux partenaires. Aussi bien pour la forme juridique – mise à disposition, détachement ou mise en disponibilité, selon les statuts – que sur le contenu et la durée des missions.

Objectif déclaré : « Faire de l’État le meilleur employeur de France » (en matière de suppressions d'emplois dans la fonction publique en ce moment, l'Etat est surement le meilleur)  et permettre à des DRH du privé de tirer leçon de la rigueur des hauts fonctionnaires et du savoir-faire des grandes administrations et collectivités. Certaines d’entre elles ont des services RH de la taille des grandes entreprises : pas moins de 15 000 agents au ministère des Finances et 70 000 hors médical pour les Hôpitaux de Paris. « Sur certains sujets, nous n’avons pas la même maturité que les entreprises privées. Sur d’autres, nous sommes au même niveau d’expérence et il y a des domaines où nous savons faire preuve d’innovation», analysait Paul Peny, alors directeur général de l’administration de la Fonction publique (DGAFP), cheville ouvrière du comité. Il est aujourd’hui DGA de la RATP, chargé du département gestion et innovation sociale. Ils prennent le meilleur du privé, le meilleur du public et ils appliquent, mais bien entendu au bénéfice du capital financier et des dirigeants patronaux et gouvernementaux. Pour les salariés du privé ou de la fonction publique: l'objectif de ces DRH, c'est rentabilité, flexibilité.
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source: Gestion Sociale