InFOrmation syndicale

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29 décembre 2011

DE LA RIGUEUR BUDGETAIRE A LA RIGUEUR CONSTITUTIONNELLE

Le 7 novembre dernier, le gouvernement annonçait un deuxième plan de rigueur pour « rassurer les marchés ». Non seulement, ils ne l'ont pas été, mais les salariés, chômeurs et retraités ont été à nouveau sacrifiés.

Comment qualifier le doublement de la TSCA, le nouveau calcul des indemnités journalières ou encore le « jour de carence » dans la Fonction Publique ?
Quant à la provocation que constitue l'accélération du calendrier de report de l'âge de départ à la retraite, nous avons déjà eu l'occasion de dire ce que nous en pensions !

Les premiers jours de décembre ont apporté eux aussi leur lot d'attaques contre les salariés. La dernière en date vient de se dérouler à Bruxelles où les « sauveurs de l'Europe » ont passé un cap supplémentaire dans la rigueur : alpha et oméga des problèmes et des solutions.

Voire...
Si j'ai bonne mémoire, le dernier traité constitutionnel européen avait été « réécrit » par les citoyens... du genre : on n'en veut pas ! Et à près de 55%. On aurait pu penser qu'en démocratie, nos représentants en tiendraient compte.
Au lieu de cela, nous avons droit à une règle d'or européenne et à un haut conseil du financement de la protection sociale.

Au sujet de la règle d'or, notre Confédération a pris ses responsabilités et a indiqué qu'en cas de référendum, ce serait non. Et pas du tout pour des raisons politiques à l'approche de 2012, mais pour des raisons républicaines.
L'article 1 de la Constitution stipule que la République est, entre autres, sociale. Les deux articles suivants stipulent le principe de « gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple », et erigent en principe la « souveraineté nationale ».

Comment un Gouvernement et un Parlement garderont-ils leur liberté d'action dès lors que le budget de la Nation aura dû être « validé » avant par les Autorités communautaires ?
Comment les organisations syndicales et patronales pourront librement négocier des accords (au hasard AGIRC-ARRCO) qui ont une influence sur le niveau du déficit public ?

Que personne ne se trompe, nous sommes, en tant que syndicat, tout à fait légitimes à poser ces questions, comme nous sommes légitimes à revendiquer que les salariés, chômeurs et retraités ne soient pas la variable d'ajustement de politiques budgétaires restrictives.
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Philippe PIHET, Secrétaire Confédéral