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09 décembre 2011

GREVE DANS L'ENSEIGNEMENT : LA CFDT SE DEGONFLE ?

LA CFDT ENSEIGNEMENT SE RETIRE DE L’APPEL A LA GREVE. QUELQUES REFLEXIONS ! [lire: 24H DE GREVE DANS L'EDUCATION LE 15 DECEMBRE]

Après avoir signé l'appel commun à la grève le 15 décembre pour le retrait du projet de décret sur l'évaluation (intégrant une diminution importante des rémunérations), le syndicat CFDT de l'Enseignement a décidé de retirer sa signature de l'appel. Cette décision est somme toute assez logique avec l'orientation de la centrale de François Chérèque qui multiplie les déclarations en faveur d'une plus grande fermeté de l'Union Européenne et du gouvernement pour réduire la dette.

Ce dernier déclarait encore le 22 novembre dernier : "les salariés attendent des syndicats, des explications sur la crise et non l'organisation de la grève générale que réclame FO. Le rôle de la CFDT est de rentrer dans le débat politique sans esprit partisan (...) la CFDT est prête à rencontrer tous les partis pour exprimer ses positions (...). Depuis 6 ans, réduire la dette, c'est une priorité de la CFDT... c'était notre démarche en 2003" - Ndrl : loi Fillon / Cfdt sur les retraites

La CFDT Enseignement s'est finalement rangée aux arguments de François Chérèque. Pour réduire la dette, il faut bien accepter l'effort qui consiste à réduire les rémunérations des enseignants (avancement de carrière plus lent). Pour sauver l'€uro, il faut bien accepter des sacrifices !

L'appel à la journée interprofessionnelle du 13 décembre est marqué par cette logique. Les responsables nationaux de la CGT, de la FSU et partiellement de Solidaires - qui a signé le communiqué commun mais pas le tract commun - se sont alignés derrière la CFDT, sur une position qui tourne le dos à la défense des revendications élémentaires des travailleurs.
Pas question donc d'appeler au retrait des mesures Fillon contre les salariés, pas question d'appeler à la grève pour bloquer le pays et obtenir le retrait de ces mesures comme le propose FO.

L'action commune suppose un accord sur les objectifs à atteindre (les revendications) et sur le mode d'action (la grève). L'action commune n'a rien à voir avec l'unité "organique" des organisations syndicales. Il peut y avoir "unité" pour piéger les travailleurs et les amener dans une voie sans issue. En 1995, les salariés derrière la CGT, FO et la FSU et contre la CFDT qui soutenait le plan Juppé ont, par la grève, obtenu le retrait d'un volet du plan Juppé (celui sur l'alignement de la durée de cotisation des fonctionnaires sur celle des salariés du privé). En 2003, la CFDT a accepté la réforme Fillon sur les retraites et en 2010 elle a tout fait pour éviter la grève ! En 2003 et 2010, "l'unité" avec la CFDT a conduit à la défaite !

Aider le gouvernement et la Troïka à abaisser le coût du travail et à réduire les dépenses publiques (donc à liquider le service public) ou s'engager résolument dans la grève pour mettre un coup d'arrêt à cette politique, telle est l'alternative.
Ou bien capituler avec la CFDT sous prétexte "d'unité" ou alors s'engager résolument avec la Cgt-Force ouvrière dans l'action commune pour défendre les droits et rémunérations de la majorité (salariés, chômeurs, retraités...). Tel est le sens de la proposition de grève de 24H de notre confédération à toutes les organisations syndicales. Les militants de la CGT et de la FSU sont de plus en plus nombreux à considérer avec nous qu'il faut bloquer le pays par la grève pour obtenir le retrait des mesures contre les salariés. Pour l'instant, ils se heurtent au refus des responsables de leur confédération (en particulier Thibault) et de leur fédération.

Mais rien n'est définitif. Pourquoi ce qui est souvent possible dans les entreprises, ne pourrait pas l'être au niveau national et interprofessionnel ? Tout dépend aussi de nous, des contacts que nous prenons à tous les niveaux et quand cela est possible en direction des militants des autres organisations syndicales. Les lignes peuvent bouger. L'appel à la grève de toutes les organisations syndicales de l'enseignement le 15 décembre 2011 (sauf la CFDT maintenant) démontre que cela est possible.

C'est la raison pour laquelle l'Union Départementale appelle les militants disponibles des syndicats FO de tous les secteurs à venir soutenir les camarades enseignants le 15 décembre à 10H30 devant la préfecture. Y participer, c'est soutenir l'action commune dans l'enseignement, et ainsi par l'exemple, préparer les conditions de l'action commune interprofessionnelle.
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Contact : Michel LE ROC’H, Secrétaire-adjoint de l’UD CGT-FO 44