InFOrmation syndicale

LUNDI 10 DÉCEMBRE À 9H30 COMMISSION ADMINISTRATIVE DE L'UNION DÉPARTEMENTALE - DU LUNDI 17 AU VENDREDI 21 DÉCEMBRE FORMATION "DÉCOUVERTE DE FO ET MOYENS D'ACTION DU SYNDICAT" - ...

L'AGENDA 2019 EST DISPONIBLE ! ...à commander.

11 juillet 2012

"SOLDES" DANS L'ENSEIGNEMENT SECONDAIRE

Parce que déclaré "objectif prioritaire", le ministre a annoncé, pour compenser les 6550 suppressions de postes prévues dans le budget, le recrutement de 280 enseignants et 75 CPE (conseillers principaux d’éducation) ... pour toute la France! C’est à peu près ce qu’il faudrait uniquement dans les collèges de Loire-Atlantique pour limiter à 25 le nombre d’élèves par classe !

Certains ont parlé d’un «caramba» par jour à propos de la revalorisation du SMIC. Que faut-il dire ici ? Evoquer les soldes ? Où sont passés les plus de 6000 postes qui manquent, alors qu’entre 21 000 et 25 000 élèves supplémentaires sont attendus dans le secondaire à cette rentrée de septembre ?

Alors immédiatement un constat se fait, et une question se pose :
  1. Le compte n'y est pas !
  2. Où sont les priorités ?

Le compte n'y est pas !

Dans les conditions actuelles, la rentrée prochaine ne peut que mal se passer. Tous les établissements nous alertent aujourd'hui sur des classes surchargées : 28-30 élèves en collège, 35-36 en lycée. Les moyens manquent pour ouvrir d'autres classes.

Il existe, fin juin 2012, dans le département, des établissements qui ne peuvent faire face à leur obligation de secteur, c'est-à-dire accepter des élèves, pour la rentrée; sans compter des dédoublements qui ne se font plus, des options qui ne sont plus assurées, etc.

Pour le SN-FO-LC, une seule mesure montrerait dans les faits la priorité tant affichée : l'annulation de toutes les mesures de suppressions de postes !

Après le constat, la question : où sont les priorités ?

L’Education nationale est évidemment, et c’est normal, un poste budgétaire important. Les annonces gouvernementales le réaffirment en boucle.

Or le nouveau ministre de l’EN, Peillon, déclare : «Il y aura des classes qui ne rouvriront pas, des personnels de Rased qui ne retrouveront pas leurs anciennes missions, mais chacun pourra comprendre les priorités.» (1).

Or le Premier ministre Ayrault envoie aujourd’hui, 2 juillet, une lettre de cadrage à ses ministères afin de «stabiliser en valeur les dépenses de personnels» (2). Traduction : «tour de vis» des rémunérations des fonctionnaires !

Très inquiétant quand on sait que les traitements sont déjà bloqués depuis plus de 2 ans !

Alors à quelles priorités font allusion MM. Peillon et Ayrault ?

La réponse est dans le dernier sommet de l’UE qui vient de se tenir : la priorité des priorités, que l’on veut ériger en dogme, au point de la constitutionnaliser, est bien celle de la réduction des déficits budgétaires par l’application du MES (Mécanisme européen de stabilité) et du TSCG (Traité de stabilité de coordination et de gouvernance). C’est la politique de la rigueur, de l’austérité et de la récession.

C’est cette politique que la confédération FO nous invite à combattre dans sa dernière déclaration. Combat que nous reprenons totalement à notre compte…
___ __ _

(1)- Le Parisien du 31 mai 2012
(2)- Les Echos du 2 juillet 2012

Jean-Paul Charaux, secrétaire du SN-FO-LC 44