InFOrmation syndicale

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02 avril 2020

Intervention de Michel Le Roc’h à la Commission exécutive confédérale

Commission exécutive confédérale du 30 mars 2020 - Michel Le Roc’h, Secrétaire général de l’UD CGT-FO de Loire-Atlantique


Bonjour à tous,

Ce qui est marquant dans la situation, c’est l’incurie de ce gouvernement. Il y a un manque de tout. Le Préfet de région a promis vendredi matin que tous les soignants auraient des masques dans le week-end. Nous sommes lundi et c’est très loin d’être le cas. C’est vrai pour les masques, mais aussi pour les autres équipements de protection.
A Ancenis, je lisais ce matin dans le journal Ouest France, que les enseignants volontaires qui gardent les enfants des soignants n’avaient aucune protection !

Il y a cette incurie et il y a une drôle de musique au niveau du gouvernement. D’un côté, il incite à un confinement strict : le Préfet a même mis le paquet ici, un hélicoptère avec une caméra à infra-rouge survole l’agglomération nantaise tous les soirs. De l’autre, il réprimande les employeurs qui placent les salariés au chômage partiel, leur demandant de redémarrer leur activité économique.
Cela est bien entendu inacceptable.

Nous soutenons ici tous ceux qui font valoir leur droit d’alerte et leur droit de retrait pour protéger la santé et la vie des salariés. Nous sommes en contact avec les services de la Direccte et nous intervenons également à tous les niveaux contre les pressions dont les salariés sont victimes.

Nous avons, mes camarades, un gouvernement incapable de prendre les vraies mesures d’urgence face à cette crise sanitaire :
  • Incapable de mettre à disposition des soignants et de ceux qui sont en première ligne le matériel de protection nécessaire ;
  • Qui refuse de mettre en place le dépistage systématique sous prétexte de considérants scientifiques ;
  • Qui fait pression pour que les salariés des entreprises n’ayant pas une activité essentielle retournent au travail, sans véritable protection, ce qui met en danger la santé et la vie de tous.

Par contre pour déroger au code du travail, le gouvernement ne perd pas une minute, et cela dans la population et chez les salariés ça ne passe pas.

Une dernière chose.
Vendredi dernier, le représentant de l’UNSA qui était comme par hasard invité par le préfet à la conférence téléphonée aux côtés des représentants des cinq confédérations a expliqué, je cite: «qu’il n’avait pas d’état d’âme, qu’il se félicitait de l’action du gouvernement et du préfet, et que la place des organisations syndicales était d’être aux côtés de l’état dans l’unité la plus large».
Suite à cette intervention, le préfet a aussitôt proposé d’organiser une conférence sociale régionale pour que les organisations syndicales puissent aider efficacement l’action de l’état dans la région. Nous avons bien entendu décliné cette proposition. Nous ne voulons pas de pacte social et nous resterons sur le terrain des revendications et de la défense des intérêts de la classe ouvrière.