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12 mai 2020

COVID-19 : Textile de Nantes et région

L'URGENCE, C'EST NOTRE SANTÉ ! LES ACTIVITÉS NON ESSENTIELLES DOIVENT ÊTRE ARRÊTÉES.

Interview de Véronique Bréger, Déléguée syndicale FO Applix, Trésorière du syndicat du Textile de Nantes et région.


Dans ce contexte de confinement généralisé, quelle est la situation à Aplix ?
La direction s’appuie sur le fait que l’entreprise contribue à la fabrication de couches, qui relève donc selon elle de l’hygiène, pour maintenir la production sur les sites du Cellier et de Pontchâteau. En CSE extraordinaire, elle exerce une pression énorme en déclarant : « si nous ne livrons pas les clients, nous ne serons peut-être plus là demain ». Dans l’entreprise, nombre de salariés sont légitimement inquiets, d’autant qu’un cas avéré de Covid-19 a été détecté parmi les collègues, dans mon propre atelier. FO a utilisé, en intersyndicale avec la CGT, son droit d’alerte, avec saisine de l’inspection du travail.

Quelle suite a été donnée à ce droit d’alerte ?
La procédure est en cours. La direction a répondu par un contre-tract. Elle affirme que le droit de retrait n’est pas envisageable, parce qu’elle considère avoir mis en place les « gestes barrières » préconisés par le gouvernement. Elle indique que tout salarié qui userait de ce droit de retrait ne serait pas payé. Pour FO, la position de la direction est inadmissible. Même si celle-ci a mis de nombreuses choses en place, les « gestes barrières » ne suffisent pas. Nous allons recevoir des masques, mais nous ne savons pas encore lesquels. On ne peut pas nous dire que nous sommes en guerre et nous obliger à travailler comme si de rien n’était. A minima, la direction aurait dû laisser le choix du volontariat aux salariés.


Article paru dans L'Ouest-Syndicaliste n°708