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02 avril 2021

Blanquer, un ministre planqué

...à Nantes, le 15 février dernier

Les personnels de l'Éducation nationale vivent aujourd'hui au rythme des actualisations de la très covidienne « foire aux questions » (FAQ). Pourquoi s'embêter avec des circulaires ? L'école Blanquer est l'antithèse de l'école de la République. C'est l'école anomique, l'école anémiée !


À l'heure où les suppressions de postes sont annoncées dans les établissements, le ministère interdit aux personnels de se réunir à plus de 6 : c'est la Covid! Par contre, avoir plus de 30 élèves dans une même classe, pas de souci ! 

Ce n'est d'ailleurs pas un hasard si le ministre a choisi de visiter le lycée de Nort-sur-Erdre, qui vient d'ouvrir à la rentrée 2020 : tout beau, tout neuf, cet établissement n'est pas concerné par les 93 suppressions de postes d'enseignants du second degré dans l'académie, pour 1 630 élèves supplémentaires. Cela n'a cependant pas empêché l'exécutif de mettre en place un cordon sanitaire, pardon sécuritaire, empêchant tout militant de s'approcher de trop près. FAQ : toute ressemblance avec une célèbre injure anglaise n'est sans doute pas fortuite.

Le ministre-moine cistercien Blanquer continue d'apporter son obole à la destruction de nos garanties collectives : il en va ainsi du baccalauréat, qui n'est plus le bac en étant organisé sous la forme du contrôle continu.

Force Ouvrière défend a contrario le baccalauréat comme diplôme national aux épreuves anonymes, les mêmes pour toutes et tous, premier grade universitaire mais également qualification sur le marché du travail, contre les compétences qui gagnent parallèlement du terrain dans les négociations collectives. C'est l'avenir de notre jeunesse qui est ici en jeu.

Quelques jours avant la venue du ministre de l'Éducation nationale, Macron vantait à Nantes l'«égalité des chances». Celle-ci est une arme contre l'égalité des droits : tout parent ou jeune lycéen contraint de renseigner les modules de Parcoursup pour accéder à des études supérieures s'en rend bien compte. Nous n'acceptons pas.

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Audience avec le conseiller du ministre de l’Education Nationale le 15 février

Pour l'ouverture à temps plein de l’Université de Nantes | Communiqué FO44 du 2 février 2021