InFOrmation syndicale

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21 septembre 2021

Groupement départemental des services de Santé : FO a réaffirmé ses revendications le 2 septembre

Le Groupement départemental Force Ouvrière des Services Publics et de Santé de Loire-Atlantique avait déposé un préavis de grève départemental à partir du 16 août 2021 et avait appelé l’ensemble des personnels des établissements de santé du département à la mobilisation et manifestation le jeudi 2 septembre 2021. 


Cette journée de mobilisation s’est inscrite dans le cadre revendicatif suivant :

  • Arrêt de l’obligation vaccinale et maintien du libre choix à la vaccination ;
  • Arrêt de la suspension de salaire et d’activité pour les personnels non vaccinés ;
  • Refus de licenciement pour les agents non vaccinés ;
  • Augmentation des lits partout où il en manque suite à des suppressions ou des transformations à moyens constants ;
  • Augmentation des moyens humains et matériels ;
  • Intégration immédiate et sans contrepartie de l’ensemble des personnels hospitaliers dans le plan Ségur et les 183€ pour tous ;
  • Liberté individuelle et collective de circulation en France. 


Une centaine de militants étaient présents devant le centre de vaccination de Saint-Nazaire pour des prises de paroles rappelant le cadre syndical de l’appel du Groupement départemental FO SPS 44. Il est important d'indiquer également que les syndicats FO et CGT de l'EPMS Mindin ont participé de manière intersyndicale à cette initiative.

On ne peut que dénoncer ce gouvernement qui a laissé les soignants travailler sans masques, sans protections individuelles, sans tests et qui prétend aujourd’hui inverser la tendance en les pointant du doigt, en les traitant comme des irresponsables. Hier applaudis, aujourd’hui méprisés !

Le débat n’est pas sur la question de « vaccins ou pas vaccins » : ce n’est pas notre rôle. Par contre, nous nous dresserons contre toute suspension de salaire ou tout acte d’intimidation à l'encontre de soignants non vaccinés. Et là, nous restons dans notre rôle de syndicalistes. Depuis le départ, les collègues savent appliquer les mesures barrières, porter le masque et protéger les patients ou résidents.  

Une rencontre d’une heure et demie a eu lieu avec le sous-préfet afin de faire remonter nos revendications. 

Ce dernier soutient sans retenue les annonces et injonctions du gouvernement. Cependant, il n’était pas au fait qu'à partir du 15 septembre les hospitaliers seraient suspendus de leurs fonctions sans aucune rémunération si ils n’avaient pas reçu une première dose….

Nous avons dénoncé aussi le fait que le gouvernement ne reconnaissait le statut de fonctionnaire hospitalier des médico-sociaux que pour la vaccination… et toujours pas pour l’attribution des 183 € à tous les agents.

Le sous-préfet s’est retranché derrière le prétexte que la loi avait été votée depuis un mois, qu’elle s’imposait malgré ses incohérences et les conséquences possibles dans les établissements de santé (départ de professionnels dans un secteur déjà extrêmement tendu). 

Nous allons vers une fuite en avant des professionnels soit par rapport aux conditions de travail, soit par rapport au passe sanitaire. Mais également pour d’autres raisons comme le Ségur qui n’est pas encore pour tous. Alors mobilisons-nous, car sinon demain qui prendra en charge les patients ou les résidents ?

Peut-être qu'Olivier Véran va remettre sa blouse, mais cela ne suffira pas à compenser les trente années de casse de notre système de santé orchestrée par les gouvernements successifs et accélérée aujourd’hui par Emmanuel Macron et son gouvernement.    


Yann Le Fol, Secrétaire du groupement départemental FO des services de Santé 44