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21 octobre 2021

Territoriaux de Saint-Nazaire : Non aux 1 607 heures

 Article paru dans L'Ouest-Syndicaliste n°721

Interview de Fabien Leblanc, Stéphanie Candre et Marie Noëlle Le Mal du syndicat FO des territoriaux de la région nazairienne.



Quelle est la situation concernant le temps de travail dans ta collectivité locale ?

La loi de transformation de la fonction publique impose les 1 607 heures pour les agents des collectivités locales, sauf dans certains cas dérogatoires selon la pénibilité des postes de travail (astreintes, travail de nuit, machines, accueil au public dans certaines situations…). Cependant, la mairie de Saint-Nazaire et la Carène ont décidé d’appliquer les 1 607 heures de manière uniforme sans se préoccuper aucunement de la pénibilité.


Quelle est la position du syndicat ?

Evidemment, nous sommes contre cette loi et l’augmentation du temps de travail pour l’ensemble des personnels. Je rappelle que le point d’indice est bloqué depuis 2007 et que nous n’avons donc aucune revalorisation salariale, même pas permettant de suivre l’évolution du SMIC. C’est la raison pour laquelle nous avons appelé à la grève le 30 juin dernier, jour d’un comité technique que nous avons décidé de boycotter. La CGT et la CFDT se sont jointes à nous, sous différentes formes, contrairement à l’UNSA. Lors des prises de parole, Marie-Noëlle Le Mal, secrétaire du syndicat FO de la Mairie de Saint-Nazaire, et moi-même avons défendu les positions de Force Ouvrière et en particulier nos revendications au niveau local.


Quels étaient les mots d’ordre du syndicat pour la grève du 30 juin ?

Nos mots d’ordre étaient centrés sur le temps de travail et l’augmentation des salaires. Nous sommes contre l'augmentation du temps de travail à 1607 heures et demandons au minimum l'application de la dérogation pour les métiers pénibles. Nous revendiquons également la revalorisation de notre régime indemnitaire, qui aurait dû être appliquée dès cette année. Sur ce dernier point, la collectivité a indiqué que cette revalorisation n’a pas pu être mise en œuvre à cause du COVID... La pandémie a décidément bon dos.


Quel enseignement tires-tu de cette grève ?

Nous étions entre 300 et 400 agents réunis sur le parvis de l’hôtel de ville, sur 1 600 agents, sachant que nous entrions dans une période de vacances. La grève du 30 juin n’a donc pas été un coup d’épée dans l’eau. Elle a notamment permis d’obtenir des réunions avec l’administration, afin que les dérogations aux 1 607 heures soient mises en œuvre dans les meilleurs délais. Avec l’aide du camarade Fabrice Bouron, secrétaire du Groupement départemental FO Territoriaux, nous essayons de faire en sorte que chaque personnel bénéficie d’une dérogation.