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05 novembre 2021

Les hôpitaux malades de la pénurie

"DES LITS, DES POSTES... ET LES 183 € POUR TOUS !"

L’hôpital était déjà à l’os bien avant l’apparition de la covid-19. Les 10 000 fermetures de lits sous la mandature Macron, dont 1 800 depuis janvier 2020, n’ont fait qu’aggraver la situation. Il faut y ajouter les fermetures effectuées durant la période estivale faute de professionnels de santé, faute de moyens. Cela n'empêche pas l’Agence régionale de Santé de menacer, dans certains cas, de ne pas rouvrir ces unités fermées provisoirement.

C’est dans ce contexte de pénurie généralisée que le gouvernement impose à compter de ce 15 septembre une obligation vaccinale, avec sanction (suspension de salaires, licenciement), qui crée un nouveau palier dans l'escalade des désordres que subissent les services hospitaliers. Ainsi, à l’hôpital de Saint-Nazaire, 15 personnels ont d’ores et déjà démissionné, tandis que près de 400 ont refusé de donner leur « QR code ». A l’EPMS de Mindin, un tiers des agents n’ont pas montré patte blanche, refusant de transmettre des données médicales au service « Ressources humaines » de leur établissement : à juste raison, ils considèrent que c’est à un médecin de prévention qu’ils doivent donner ce type d’informations… Mais de médecin de prévention, il n’y en a point… faute de recrutement.

La majorité des personnels hospitaliers et des établissements de soins étant vaccinée, ce n'est donc pas tant la vaccination le problème... que ceux qui en ont édicté l'ordre : Emmanuel Macron et son gouvernement. Si tant est que celle-ci eût existé avec les personnels du secteur, la confiance est définitivement rompue.

Depuis la grève des urgences qui s'était étendue sur tout le territoire national, sous des formes multiples et variées, les grèves et conflits n’ont cessé de se développer à l’hôpital jusqu’à la mobilisation historique de juin 2020, permettant d’arracher les 183 € nets de traitement indiciaire mensuel d’augmentation.

L’Union départementale FO de Loire-Atlantique s’est toujours positionnée aux côtés des personnels sociaux et médico-sociaux qui ont été exclus par le gouvernement de cette hausse salariale. La bagarre continue, service par service, y compris pendant la période estivale : grève de la réanimation, grève des ambulanciers…


Force Ouvrière rejette catégoriquement le piège de la division et réaffirme ses revendications :

  • aucune sanction, aucun licenciement, retrait du passe sanitaire ;
  • Les lits, les postes nécessaires pour que l’hôpital puisse fonctionner correctement ;
  • les 183 € pour tous !

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