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26 juin 2024

Retraités : Revalorisation du minimum contributif

Le gouvernement entend faire payer la revalorisation du minimum contributif par les retraités eux-mêmes via leurs retraites complémentaires !


Alors que 94 % des actifs s’opposaient à la contre-réforme des retraites imposée finalement par le 49.3, alors que des millions manifestaient dans toutes les villes de France pour en exiger le retrait, le gouvernement a sorti de son chapeau la proposition de revalorisation des petites retraites, avec le slogan « pas de retraite inférieure à 1 200 € » pour une carrière complète, pour tenter de calmer le jeu.


Qu’en est-il de cette promesse ?

Macron-Borne-Dussopt ont menti sur la revalorisation du Minimum Contributif* (Mico) servi par le régime général : Ouest-France, dans son édition du 1er mars 2024, fait le point à partir d’une étude de chercheurs du Ministère de la Santé. Le gain moyen, selon eux, est de 30 € bruts mensuels pour les nouveaux bénéficiaires du Mico. 

Macron promettait une retraite minimale à 1 200 €. faux nous dit l’étude du ministère qui précise qu’ils peuvent espérer parvenir à 1 200 € s’ils ont une carrière complète et en tenant compte de la retraite complémentaire... 

Il s’agit de mensonges au nom desquels le gouvernement exige que les régimes de retraite complémentaire AGIRC-ARRCO participent au financement de cette revalorisation.

Or dans l’accord signé par les organisations syndicales ouvrières et patronales, le préambule précise : « les ressources du régime ne doivent être mobilisées que pour financer les prestations dont il assure le service à ses affiliés ». Clairement, que les cotisations du régime ne peuvent servir que pour les prestations de ce régime, servies aux affiliés de l’AGIRC-ARRCO.

Dans la mesure où le Mico ne concerne que les régimes de base et du fait que la retraite complémentaire du Privé est un régime à cotisation définie (régime à points) qui ignore toute notion de minimum, l’AGIRC-ARRCO n’a rien à payer pour le minimum contributif. Par contre, elle peut très bien augmenter les retraites complémentaires, en commençant à baisser la valeur d’achat du point dont on peut remarquer qu’elle ne cesse d’augmenter. Si l’augmentation annuelle de salaire est inférieure à l’augmentation de la valeur  d’achat du point (+ 4,6 % pour 2024), le salarié aura moins de points que l’année précédente.

A terme, on assiste à une baisse du montant des retraites complémentaires.

1 200 €uros : Mensonge pur et simple et en plus, le gouvernement entend le faire payer par … les retraités !


Claire Compain

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