InFOrmation syndicale

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- Du lundi 26 au vendredi 30 mars : Stage de formation "Découverte FO et moyens d’action du syndicat"

Vacances de FO44, le Blog, du 24 février au 12 mars

17 juin 2011

QUATRE MOIS DE COMBAT ET UNE VICTOIRE POUR FO A L'HOPITAL DE ST-NAZAIRE

"La RGGP tue" : il s'en est fallu de peu le week-end des 21-22 mai derniers que cet avertissement, que FO est seule à formuler avec tant de clarté, ne trouve sa vérification aux "urgences" du centre hospitalier de St-Nazaire. En effet à force de refuser les créations de postes nécessaires et de provoquer par ricochet des arrêts de travail parmi les personnels stressés, exténués par les tâches, l'accueil des patients aux urgences les 21-22 mai, n'a pu, in extremis, être assuré que par l'appel en catastrophe aux agents des ... autres services.

Le bien-fondé des revendications des personnels pour des créations de postes et contre le "Contrat de Retour à l'Equilibre Financier" de l'établissement étant ainsi démontré, FO, sollicitant l'intervention du secrétaire général de la Fédération des services publics et de santé, Didier Bernus, a alors saisi à chaud l'occasion de mettre devant leurs responsabilités l'ARS et le ministère. Lesquels, cette fois, n'ont pu se dérober, et n'ont eu d'autre solution que de satisfaire d'une manière substantielle les exigences les plus pressantes des hospitaliers nazairiens. Du coup, la fin de la grève aux urgences, qui durait depuis le 4 février, a été votée à l'unanimité... y compris à la demande de la CGT et de la CFDT, qui avaient cru pouvoir s'exercer à faire la fine bouche devant les acquis arrachés à FO, mais ont vite appris à leurs dépens que leur numéro d'un jour ne faisait pas recette.
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Communiqué du syndicat FO des Hospitaliers nazaiiens : CREF et conflit des urgences : des avancées significatives


" Ce matin, la direction avait convié les organisations syndicales sur les dossiers des urgences et du Contrat de retour à l'Equilibre Financier (CREF).

Pour sortir de la crise, une seule solution : répondre aux revendications.

Enfin, après 4 mois de lutte, la raison l’a emporté.


Les revendications Force Ouvrière ont été en partie satisfaites, c'est-à-dire :

Pour les Urgences : 
  • obtention de 100 mensualités jusqu’à l’entrée dans la Cité Sanitaire et mise en place d’un audit à la mi-juin.
Pour le CREF :
  • retour des bonifications d’échelon 2011,
  • maintien des avancements de grade hors ratio,
  • maintien du calcul de l’assiette de la prime de service comme les années précédentes.
Ces mesures s’accompagnent en partie d’une enveloppe budgétaire spécifique délivrée par l’ARS.

Ces réponses ne couvrent pas la totalité des revendications. Mais c’est un tournant positif, à mettre à l’actif de la détermination des personnels avec leurs organisations syndicales et de notre organisation par le biais de notre Fédération des Services Publics et de Santé et de notre Union Départementale Force Ouvrière, plusieurs fois reçues au Ministère et à l’ARS.

Notre détermination a été entendue.

Pour autant, le syndicat Force Ouvrière du Centre Hospitalier de St-Nazaire estime que c’est l’existence même de l’hôpital public qui est menacée avec les nouvelles règles comptables imposées par le gouvernement soumis à la politique d’asphyxie de l’Union Européenne.

La bataille n’est donc pas finie. Pour notre part, St-Nazaire n’étant pas seule dans ce combat, nous savons qu’il faudra donner une dimension nationale à cette bataille pour gagner.

C’est pourquoi notre organisation continuera de se battre pour préserver un hôpital public à St-Nazaire garantissant les soins de qualité pour tous et des conditions de travail dignes pour les personnels. "
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INTERVIEW: Rachèle BARRION, Secrétaire Force Ouvrière à l'Hôpital de St-Nazaire

- L'Ouest Syndicaliste : Réussir à tenir 4 mois la grève reconductible aux "urgences", en mobilisant également les autres services jusqu'à satisfaction des revendications les plus cruciales, suppose une sacrée détermination des personnels ...

Rachèle Barrion : Depuis le 7 février, date de départ de la grève reconductible aux "urgences", chaque semaine il y a eu une AG pour décider des suites du mouvement. Jusqu'à celle du 30 mai votant la fin de la grève suite à la satisfaction des revendications immédiates, toutes ces AG n'eurent de cesse d'être suivies, et nos collègues restaient déterminé(e)s à tenir le temps nécessaire.
Sur le conflit des "urgences", se greffa à partir de la mi-mars la bataille contre le "Contrat de retour à l'équilibre financier" (CREF) prévoyant 3 millions d'euros "d'économies", dont plus de la moitié sur les dépenses de personnels.

Contre le CREF médecins et non médicaux se retrouvèrent soudés dans l'action. Mais pour FO, à St-Nazaire comme ailleurs, les CREF ne sont que les sous-produits de la RGPP et de la loi d'airain des diktats financiers de l'Union européenne. Voilà pourquoi la riposte doit dépasser le cadre hôpital par hôpital et être interprofessionnelle.

- O.S. : Ce que FO vient d'arracher du ministère, c'est un premier décricotage du CREF ?

R.B. : Oui. On a obtenu pour les urgences 100 mensualités, soit l'équivalent de 9 postes sur un service de 75 équivalents temps-plein.
Le rétablissement des bonifications d'échelon supprimé par le CREF concerne environ 400 agents, le maintien des avancements de grade "hors ratio" une cinquantaine. Ce à quoi s'ajoute le rétablissement des bases de calcul de la prime de service.
Mais FO est en veillée d'armes. En effet, avec l'ouverture en 2012 de la Cité sanitaire, pointe au proche horizon le risque d'un second CREF aggravant le premier.
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Contact : Rachèle BARRION