InFOrmation syndicale

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19 mars 2013

"LA COMPÉTITIVITÉ, C'EST L'EMPLOI" ???

Le gouvernement lance une vaste campagne de propagande (en langue de bois : de "communication"...) sur le thème "la compétitivité, c'est l'emploi" . Dans une vidéo (1), le Premier ministre voudrait nous convaincre de la nécessaire plus grande compétitivité des entreprises, pour "vendre"... investir et créer des emplois. Comme dans toute entreprise de bourrage de crâne, l'absurdité y est maquillée en "évidence" apparemment irréfutable. La "compétitivité" serait donc une "loi" positive de l'économie (une de plus ...) Mais les faits sont têtus.

Trois décennies de pleurnicheries patronales sur la lourdeur des "taxes", les "rigidités" du marché du travail et le coût salarial, essuyées par trois décennies d'allégement des "charges", d'exonérations fiscales massives et de "modération salariale" ont échoué à multiplier les créations d'emploi et à amorcer le retour au plein-emploi.

Au contraire ! L'Europe est aujourd'hui entrée en récession; la précarité et le chômage de masse explosent : " On va droit dans le mur ! " comme le répète Jean-Claude Mailly.

Cela dit, si la cabane s'écroule sur le chien, l'actionnaire, lui, s'en sort gagnant ! Les profits s'envolent : alors que la part du revenu national affectée aux salariés baissait partout dans le monde en trente ans (en France de plus de 10%), celle des profits augmentait : au nom de la compétitivité, la politique austéritaire dictée par l'Union européenne et le FMI de baisse du coût du travail a finalement gavé le capital financier qui préfère la spéculation, plus lucrative que l'investissement productif.

Et pour cause : le consommateur victime de la baisse (ou de l'absence) du salaire ne peut plus acheter ce qui est "à vendre". C'est le parfait cercle vicieux d'un puits sans fond(2).

La transposition dans la loi de l'ANI (3) nous y plongerait brutalement : elle ferait sauter les garde-fous inscrits dans le Code du Travail !

Le 5 mars, l'action commune des deux plus grandes confédérations syndicales, FO et CGT, face à l'entente Medef/CFDT/Gouvernement est un formidable signal pour la résistance et finalement la contre-offensive, si l'on ne veut plus être acculé à la défensive (4).

Car, n'en déplaise à M. Ayrault, la compétitivité c'est le contre emploi, alors que :LE POUVOIR D'ACHAT, C'EST L'EMPLOI !
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JA
1- Portail : www.gouvernement.fr
2- Mais non dépourvu de fonds spéculatifs, comme on l'a vu ...
3- Accord scélérat du 11 janvier Medef/CFDT-CFTC-CGC sur la flexibilité.
4- Comme chez Renault, dans un marché automobile plombé par la baisse du pouvoir d'achat, nos camarades ont estimé devoir signer un accord "défensif" qui n'a rien à voir avec l'ANI de casse du Code du Travail, du CDI, de baisse des salaires, de mobilité forcée etc.