InFOrmation syndicale

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14 juin 2013

L'AVEU : "LE BAC N'EST PLUS LA FINALITÉ DU LYCÉE !"


Le SNFOLC 44 a réuni le 22 mars dernier des collègues enseignants de langues vivantes. Tous ont fait le même constat : la réforme de l’évaluation pour le Bac dans ces enseignements, initiée par le ministre Chatel et intégralement poursuivie par le ministre actuel, doit être retirée !


Ce sont donc 24 enseignants de langues vivantes qui ont écrit au Recteur de l’académie de Nantes pour demander une audience afin d’exposer les motifs et arguments.

Une délégation a été reçue le lundi 13 mai, et nous avons exposé nos revendications qui portaient essentiellement sur deux points :

  • Faire remonter au ministère les multiples aberrations, dysfonctionnements et remises en cause que cette réforme entraînait et qu’en conséquence il fallait la retirer !
  • Puisque le processus est maintenant engagé, il faut d’une part mettre un terme à la désorganisation des enseignements dans les lycées (banalisation de journées, suppression d’heures de cours etc….) que les évaluations entraînent, et d’autre part rétribuer réglementairement les collègues pour les services d’examen rendus.


Le retrait de la réforme n’est évidemment pas du ressort de l’Académie, mais les échanges avec la délégation du rectorat ont dévoilé clairement la logique de tout cela.

Morceaux choisis

Certains propos tenus par le représentant de l'administration, sont révélateurs. Nous publions ci-dessous les plus significatifs, accompagnés de nos commentaires :

- « Le Baccalauréat n’est plus la finalité du lycée. Nous sommes dans un cursus continu de - 3 à + 3 ! ».

Entendons par là de la seconde à la licence. Le Baccalauréat, premier grade universitaire n’est ainsi, plus d’aucune utilité et bien entendu dans ce cadre un examen ponctuel, anonyme et terminal ne veut plus rien dire !

- «Vous êtes les mieux à même de créer les sujets pour vos élèves».

Peut-être faut-il une banque de sujets académique ou nationale ? Ou pas !

- «Vous évaluez la réussite» !

Nous avons cru à un lapsus ! Eh bien non le propos a bien été confirmé par la suite.

- «Les évaluations font partie de vos obligations de service».

Le diable est toujours dans le détail ! Le raisonnement est le suivant : ce n’est pas un examen, à caractère national qui donne droit à une rémunération, c’est une évaluation qui incombe à l’enseignant dans ses obligations de service. Donc non rétribué.

La "délocalisation", ou la réforme Peillon avant l'heure

L’objectif de la réforme est donc claire. Il s’agit bien donc d’une «délocalisation» qui répond autant à l’évaluation des compétences voulue par le cadre européen, qu'à l'objectif de détruire le Baccalauréat actuel pour en faire un «examen maison» et de transférer à l’établissement le coût de l’opération.

C’est la réforme Peillon qui s’installe avant l’heure !