InFOrmation syndicale

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25 septembre 2013

L’ALLEMAGNE, CHAMPIONNE DES BAS SALAIRES ET DES EMPLOIS PRÉCAIRES


La chancelière Angela Merkel, en campagne pour les élections législatives du 22 septembre, a beau se vanter d’un des taux de chômage les plus faibles d’Europe (6,8%), l’évidence est de plus en plus difficile à cacher. Ce résultat n’est qu’un artifice, reposant sur une précarisation extrême de l’emploi.

Contrats à durée déterminée, temps partiels, intérim et minijobs dispensés de cotisations sociales et dont la rémunération est plafonnée à 450 euros par mois... En 2012, environ 8 millions d’Allemands, soit près de deux fois plus qu’il y a vingt ans, étaient concernés par ces formes d’emploi, selon l’office allemand des statistiques (DESTATIS).

Plus d’un salarié sur cinq (20,5%), soit près de sept millions de personnes, gagnait moins de 8,50 euros l’heure (brut) en 2011 (en France le salaire minimum atteint près de 9,50 euros).

Première économie européenne, l’Allemagne n’en est pas moins «le pays de l’Union européenne où la proportion de bas salaires est la plus élevée, derrière la Hongrie et le Royaume-Uni», souligne Andreas Kappeler, économiste spécialiste de l’Allemagne pour l’OCDE, interviewé par l’AFP.

Creusement des inégalités 

«Entre 1985 et 2008, l’écart entre les hauts et les bas revenus a augmenté en Allemagne plus vite que dans la plupart des autres pays de l’OCDE», ajoute-t-il. Dans ce contexte, tout comme en 2009, la confédération syndicale DGB a certes appelé ses adhérents à voter massivement le 22 septembre prochain, mais n’a donné formellement aucune consigne de vote précise. Et pour cause. Personne ne peut oublier que c’est un chancelier social-démocrate, Gerhard Schroëder, qui, en 2003, a lancé un train de réformes (lois Hartz) qui se sont notamment traduites par une remise en cause de l’assurance-chômage et la multiplication des emplois précaires.
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Article paru dans FO Hebdo 3086