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01 mars 2016

Groupement départemental des services publics et de santé du 29 janvier 2016

Un congrès sous le signe des revendications.
Le groupement départemental des services publics et des services de santé CGT-Force Ouvrière de Loire-Atlantique a tenu son 30ème congrès le 29 janvier dernier à Couëron. Au total, ce sont près de 100 délégués des établissements de santé publics et privés, des collectivités territoriales, qui se sont réunis et ont élu le bureau.


Didier Bernus, secrétaire général de la fédération CGT-FO des services publics et de santé, ainsi que Michel Le Roc’h, secrétaire de l’Union départementale CGT-FO de Loire-Atlantique ont été invités à participer à ce congrès. La tribune était également composée de Gérard Caillon, secrétaire sortant du groupement départemental des services de santé, élu secrétaire-adjoint, Yann Le Fol, son successeur, Fabrice Bouron, secrétaire sortant et réélu secrétaire départemental des services publics, Emmanuel Sauvage, réélu Trésorier du groupement départemental, Jean-Jacques Péaud et Yann Roué, secrétaires régionaux, le 1er de la branche « santé » et le second de la branche « services publics ».

Ce congrès s’est ouvert dans un contexte d’austérité budgétaire sans précédent. Sur 5 ans, les près de 70 milliards d’euros de coupes budgétaires portent des atteintes graves au fonctionnement des services publics, à ses agents et à tous les usagers. Le gel du point d’indice a provoqué un recul de presque 20 % du pouvoir d’achat des agents territoriaux et de santé. Plusieurs interventions ont souligné l’importance du rapport de force dans l’unité, sur les revendications, pour défendre les droits des salariés.

Il a également été souligné le rôle déterminant du Groupement départemental dans la construction de ce rapport de force. Le travail des secrétaires de chaque branche, avec les militants, le confirme. FO a consolidé et développé ses implantations dans le département ces trois dernières années, tant chez les territoriaux que chez les hospitaliers ou les personnels de la santé privée.

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EXTRAITS D'INTERVENTIONS :

Didier Bermus
"Il y a nécessité du rapport de force interprofessionnel pour bloquer cette politique d’austérité."
Les points forts de notre organisation syndicale : notre indépendance et le combat revendicatif.
«Nous enregistrons une progression des adhésions, passant de 87 000 à plus de 90 000 adhérents en 2015. Tout ceci est dû à notre capacité à avoir des revendications claires, à mobiliser. (...) Et tout ceci est à mettre au crédit du travail des militants.
En 4 ans, il n’y a pas eu d’avancées. Nous avons simplement résisté. Mais ce travail est indispensable, car si on n’avait pas fait ça, on aurait perdu encore plus d’acquis. »

La question des salaires et du pouvoir d’achat reste primordiale.
« Il est hors de question de céder un seul instant sur la question des salaires, car ce serait admettre que nous ne serions qu’une variable d’ajustement. (…)
On a perdu 8% d’augmentation de salaire. Le gel du point d’indice depuis 2010 a permis de faire 7 milliards d’économies. C’est donc 7 milliards qu’on aurait dû toucher. (…)
Le but du gouvernement est de faire baisser le coût du travail. Le PPCR, c’est la fin de l’avancement à la durée minimale. (...)

Résister face aux contre-réformes.
«Les groupements hospitaliers de territoires (GHT), ce sont des transferts d’activités : on aura donc moins à la fin. (...)
Les parcours de soins, c’est obliger le malade à s’adresser à un médecin plutôt qu’à un autre, sous la menace de ne pas être remboursé (...) Ceux qui auront le choix seront ceux qui auront les moyens. C’est de la médecine à plusieurs vitesses.
La chirurgie ambulatoire, c’est la recherche d’économies. On supprime la chirurgie conventionnelle. on fait de l’abattage (...)
Les hôtels de santé ne seront pas remboursés par la Sécu, mais pris en charge par les complémentaires (...)


Toutes ces réformes structurelles ne vont pas dans le bon sens. Il faut résister. Il y a nécessité du  rapport de force interprofessionnel pour bloquer cette politique d’austérité.


Gérard Caillon
"Nous devons préparer le rapport de force dans un 1er temps dans nos structures, en convoquant des assemblées générales du personnel. Puis, dans un second temps en étant prêts à se mobiliser dans le cadre de l’interprofessionnel."
L’importance de la grève du 26 janvier.
« Dernièrement et malgré l’état d’urgence, notre organisation syndicale a réaffirmé sa totale liberté à manifester et à défendre les revendications des salariés. La journée du 26 janvier a été importante tant sur la participation active des fonctionnaires et des autres secteurs en grève ce jour-là, que sur les aspects symboliques de ne pas se résigner (...) »

Pour l’augmentation des salaires et des moyens.
« Notre organisation syndicale continue à affirmer avec raison que la solution la plus efficace pour augmenter la croissance de la France passe par une augmentation générale des salaires et  des pensions. (...)
Les établissements de la Loire-Atlantique ne sont pas épargnés par les manques de moyens financiers. Ceci amène les directions à mettre en place des plans de retour à l’équilibre principalement axés sur des économies sur le dos des agents. (...) Toutes les mesures de restrictions budgétaires imposées par les Agences régionales de la santé (ARS) sous couvert des gouvernements successifs, sont largement appliquées par les directions, qui en profitent même pour balayer certains accords internes.
Les impacts budgétaires énoncés précédemment sont principalement responsables des très fortes dégradations imposées aux conditions de travail. Au quotidien, quels que soient les métiers exercés, chacun subit de plein fouet les atteintes portées à sa profession (...) »

Renforcer nos implantations syndicales.
« Un petit mot sur les élections du 4 décembre 2014. Nous sommes la 3ème organisation syndicale en Loire-Atlantique (...) Comme le dit notre secrétaire confédéral Jean-Claude Mailly, partout où nous sommes implantés nous faisons d’excellents résultats. Le problème, c’est que nous ne sommes pas implantés partout. A ce titre, je vous informe de la création du syndicat FO des personnels du centre Hospitalier Georges Daumézon de Bouguenais. (...) Sans aucun doute que l’équipe qui sera mise en place après ce congrès devra intensifier nos implantations.»


Fabrice Bouron
"Aujourd’hui, les 221 communes connaissent le syndicat FO dans notre département."
Les conséquences de l’acte III de la décentralisation...
«La fusion a commencé, mes camarades. Certains services qui étaient autrefois compétence des communes se voient parfois dans leur totalité disparaître au profit d’intercommunalités ou sous la compétence de la métropole. Aucune proposition n’est faite aux agents travaillant dans ces services, ni sur le plan financier perdant parfois une partie, voire la totalité des avantages qu’ils avaient (...) »

...et de la réforme des «rythmes scolaires» !
« Ce fut un fiasco, avec des collectivités qui, ne sachant comment faire, à part se reporter sur des charges supplémentaires de travail attribuées aux agents et en particulier aux ATSEM. Avec aussi des contrats à la va-vite d’animateur de moins de 10 heures par semaine pour encadrer des enfants sans avoir de moyens mis à leur disposition, les obligeant à la réquisition des salles de classe. A FO, nous nous sommes battus contre cette réforme  (...).»

La situation dans le département et le travail de terrain de FO.
Avec un déroulement de carrière des agents bloqué (...) ; avec des augmentations de charges de travail non inscrites sur des fiches de poste et sans contrepartie ; avec des sanctions disciplinaires distribuées comme des bons points à l’école ; avec certains services transférés vers des intercommunalités (...) ; avec de plus en plus de contrats précaires et le non remplacement d’un fonctionnaire sur deux (...) ; avec la remise en cause dans certaines collectivités du droit syndical, notre branche a continué depuis 2012 le travail de terrain (...). Aujourd’hui, les 221 communes  et 20 communautés de communes que compte notre département connaissent le syndicat FO (...)

FO termine avec une moyenne de 16,33% aux élections en comité technique, soit +1,21 % (+15 sièges) par rapport à 2008 » (…)


Yann Le Fol
"J’ai adhéré à FO par conviction et j’ai rapidement découvert que je ne m’étais pas trompé de syndicat."
FO : un syndicat combatif.
Après être revenu sur le troisième mouvement social entamé par Force ouvrière à l’EPMS «Le Littoral» de Saint-Brévin (voir OS n°660), le camarade a apporté de nouveaux éléments concernant cet établissement :
« Le 26 janvier 2016, l’ARS et le Conseil départemental nous ont conviés à une réunion sur le retour de l’audit financier du cabinet Ernst & Youn et de la Chambre régionale des comptes (...) L’ARS nous annonce un plan de retour à l’équilibre managé par un consultant externe (en duo avec notre directeur). Nous sentons que l’heure n’est pas à la négociation mais à la mise en place par la force de mesures d’économies. Bien évidemment, nous allons faire une assemblée générale, des missions de jour et de nuit, pour expliquer et débattre avec les collègues des suites à mener. (...) L’ARS ne donne pas les moyens à la hauteur des besoins, nous allons les rencontrer rapidement pour qu’ils prennent leurs responsabilités ! »

Le rôle du GD Santé 44.
«Je me présente en tant que secrétaire général du GD des services publics «branche» santé afin de regrouper, fédérer les syndicats et rapprocher les difficultés locales sur le plan départemental, régional et national.
Pour exemple, pour la manifestation du 26 janvier, j’ai démontré aux collègues que ce rassemblement national défendait ce qu’ils rencontrent au quotidien dans leurs combats locaux et donc, qu’il était important d’y participer.
Le GD, c’est aussi soutenir les syndicats «à bout de souffle» en les aidant dans les rencontres avec les directions, en rédigeant des tracts, en envoyant des courriers, en participant aux AG...
Sur l’EHPAD de Blain, un combat sur l’octroi des 80% sur autorisation a eu lieu d’avril à décembre 2015 et les camarades, avec l’aide du GD, ont réussi à négocier un quota de 20% de temps partiel (80%) par service.

L’important dans le GD, c’est aussi le rassemblement, le fameux TOUS ENSEMBLE.»