InFOrmation syndicale

9 AU 13 SEPTEMBRE STAGE "SANTÉ, SÉCURITÉ ET CONDITIONS DE TRAVAIL" --- 30 SEPTEMBRE AU 4 OCTOBRE STAGE "DÉCOUVERTE FO ET MOYENS D'ACTION DU SYNDICAT" --- 1er OCTOBRE COMMISSION ÉLARGIE À LA SALLE ESTUAIRE DE COUËRON ---- 29 AU 31 OCTOBRE STAGE "CONNAÎTRE DES DROITS" --- 4 AU 8 NOVEMBRE STAGE "FONCTIONNEMENT ET COMMUNICATION DU SYNDICAT" --- 16 AU 20 DÉCEMBRE STAGE "DÉCOUVERTE FO ET MOYENS D'ACTION DU SYNDICAT" --- ...

03 juillet 2009

LA CGT-FO BANDE ENCORE


L' indépendance de notre confédération est fondée sur la Charte d'Amiens de 1906 et la scission de 1947 qui la continue.


A l'époque les violences et calomnies des staliniens pour tenter d'étrangler la CGT-FO ont été vaines.

Aujourd'hui la tactique a changé. La main tendue a remplacé le coup de poing mais l'objectif demeure notre disparition : nous ne serions à leurs yeux qu'un "accident de l'Histoire".


Il faut dire qu'en Italie le changement de méthode dans les années 1960 a pleinement réussi. Les auto-proclamés "euro-communistes" de la CGIL (la CGT italienne), en rassemblant dans une intersyndicale permanente toutes les confédérations, ont eu raison de la centrale réformiste UIL qui n'est plus qu'une coquille vide...

Aujourd'hui, en France, Georges Séguy, l'ancien secrétaire général de la CGT qui s'illustra comme le briseur de la grève générale de mai-juin 1968, croit toucher au but. Dans le journal du PCF l'Humanité du 11 avril dernier, il se réjouit en ces termes de la constitution du "G8 syndical": " Il n'est pas excessif de qualifier d'historique cette unanimité syndicale, non seulement parce qu'elle est sans précédent, mais aussi et surtout parce qu'elle est fondée sur un accord dont le contenu ne se limite pas à des objectifs revendicatifs communs mais avance des propositions sociales, économiques et fiscales nécessaires à leur concrétisation".

Mais Georges Séguy s'est réjoui trop vite.

En boycottant de plus en plus nombreux les processions des partisans du "ni ni" (ni revendication, ni grève), les salariés ont signé l'arrêt de mort de la tentative soi-disant "unanime" de nous obliger à quitter le terrain revendicatif pour collaborer à une nouvelle gouvernance corporatiste...

Et la résolution de notre dernière commission exécutive confédérale a signifié également que nous ne marcherons pas (dans tous les sens du terme) dans la combine unicitaire de destruction du syndicalisme indépendant (1) qui vise à désarmer la classe ouvrière pour mieux la saigner et ainsi renflouer le capitalisme en banqueroute.

Les abstentionnistes des dimanches processionnaires ou électoraux font les grévistes du lundi a-t-on coutume de dire. Ce sera plus vrai que jamais.


(1) Dont l'autre volet est la loi sur la représentativité syndicale co-rédigée par la CGT, la CFDT, le MEDEF et la CGPME.


Note: J.A.