InFOrmation syndicale

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16 novembre 2009

PROCRASNISTATEURS ?


La procrastination est un terme relatif à la psychologie qui désigne la tendance pathologique à remettre systématiquement au lendemain quelques actions (qu’elles soient limitées à un domaine précis de la vie quotidienne ou non). Le « retardataire chronique », appelé procrastinateur, n’arrive pas à se « mettre au travail », surtout lorsque cela ne lui procure pas de gratification immédiate - (Article sur WIKIPÉDIA)


La crise du système capitaliste continue à produire ses effets calamiteux pour la classe ouvrière.
En Loire Atlantique comme dans tout le pays, les fermetures d'entreprises se multiplient.
Nous savons aussi que beaucoup d'entre elles sont au bout du rouleau. Elles ont utilisé tous les moyens possibles pour éviter le pire.

Après avoir mis fin aux missions d'intérim, aux CDD, ayant épuisé les virtualités des départs négociés, et du chômage partiel, quelle issue, si dans les prochaines semaines les carnets de commande restent au niveau actuel ? On peut craindre le pire.

Et pourtant dans ce contexte pour le moins inquiétant, il y a quand même des bonnes nouvelles. Selon Le Monde : "Près de 26 milliards de dollars (17 milliards d'uros) de bonus prévus fin 2009 pour les traders deWallstreet, soit une hausse de40% par rapport à 2008 ! Près de 10 milliards de dollars à Londres (+50%) ! Combien à Paris ?".

Monsieur Antoine Morgaut, directeur du Cabinet Robert Walters à Paris, explique que : "les banques regagnent de l'argent depuis février, elles sont suffisamment riches pour payer". Il annonce le retour des bonus "dont certains se compteront en millions d'uros". Réaliste, il conclut : "les lois n'y peuvent pas grand-chose. En matière de rémunération dans la finance, le marché commande. C'est la loi de l'offre et de la demande."

Tout est dit. Pendant que les entreprises ferment, que le chômage ne cesse de progresser, la précarité de se généraliser, les banques font des bénéfices exorbitants.

Dans ce contexte, le gouvernement poursuit la mise en oeuvre de la politique dictée par l'Union européenne. Cette politique n'a pas changé depuis plus de 20 ans. Privatisation, déréglementation, précarisation.

Il serait fastidieux de reprendre la longue liste de toutes les mesures réactionnaires prises par tous les gouvernements successifs en France, mais aussi dans toute l'Union Européenne. Le gouvernement continue dans la même logique. Il multiplie les contrats précaires dits contrats aidés, approuvés en cela par toute la bien-pensance.

En même temps il supprime les postes de fonctionnaires qui sont d'ailleurs remplacés par ces contrats précaires.

Il s'attaque à nouveau à l'assurance maladie, une nouvelle liste de médicaments déremboursés vient de sortir au prétexte du "déficit abyssal" de la sécurité sociale. Le bénéfice des banques lui n'est pas abyssal, mais vertigineux.

Et puis, il se prépare pour le dossier des retraites. Dans cette affaire, ne nous faisons aucune illusion, il a déjà l'accord de Thibault et de Chérèque.
L'un, la CGT, parle de "maison commune des retraités" pendant que l'autre, la CFDT, demande un "Grenelle des retraites".

La tactique n'est pas nouvelle. Rappelons-nous déjà qu'en 2006 lorsque le gouvernement Villepin souhaitait s'attaquer au code du travail en introduisant une notion fort à la mode à l'époque, la flexisécurité, CGT et CFDT offraient leurs services, l'un avec la "Sécurité sociale professionnelle", l'autre lui préférant la "sécurisation des parcours professionnels".

Pour ceux qui ne l'ont toujours pas compris, ceci explique les palinodies des frères siamois Chérèque/ Thibault. Ils organisent en toute connaissance de cause la démobilisation de la classe ouvrière.

Depuis plusieurs mois, on peut même dire plusieurs années, il est parfaitement clair que seule la grève générale pourrait faire reculer le gouvernement et le patronat.

Déjà en 2003, Fillon, alors simple ministre, avait déclaré qu'elle seule pourrait le faire renoncer. En début d'année, en Guadeloupe et en Martinique, la classe ouvrière a démontré qu'elle pouvait, grâce à ce rapport de force, remporter des victoires.

Chérèque et Thibault persistent dans le refus de prendre en compte la proposition de notre Confédération d'appeler à 24 heures de grève. Comme ces malades victimes de cette ennuyeuse affectionpsychologique, la procrastination, ils cherchent à remettre systématiquement au lendemain ce qui pourtant devient urgent.
Mais nous savons bien que cette orientation ne doit rien à un quelconque désordre mental et ne trouvera ni excuse ni remède auprès du corps médical.

Par contre, il est certain que cette attitude fait le jeu du gouvernement et du patronat, il est évident que les travailleurs ne peuvent plus combattre efficacement en restant isolés, entreprise par entreprise. Il est tout aussi évident qu'ils n'accepteront plus les actions stériles du type saute mouton.

Bien sûr nous continuerons à proposer l'appel à une grève de 24 heures pour commencer.
Dans la CGT et même dans la CFDT, de plus en plus de militants pensent qu'il n'y a pas d'autre issue.
Si les dirigeants de la CFDT et de la CGT persistent dans leur position notre Confédération fera appel directement à la classe ouvrière et à ses militants.

C'est le sens du meeting que notre Union départementale organise le 3 décembre prochain aux Sorinières à 18h30.


Note: Patrick HEBERT, Secrétaire général de l'UD CGT-FO de Loire Atlantique