InFOrmation syndicale

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10 décembre 2010

PARTIE GAGNEE POUR AERTA

Le combat opiniâtre que mène depuis plus d'un an Force Ouvrière pour préserver l'outil de production et la centaine d'emplois en jeu dans les deux établissements de EARTA (Entreprise Adaptée de Réinsertion des Traumatisés craniens Atlantique) situés à La Montagne et à Carquefou, vient de déboucher sur une solution conforme aux intérêts des salariés, et dont on peut, à bon droit, espérer qu'elle soit pérenne.

Les "entreprises adaptées" telle EARTA sont subventionnées, à hauteur de 55% du coût salarial pour chaque travailleur handicapé. Mais en 2009, la direction de EARTA, estimant que cette aide publique ne suffisait pas à rendre l'entreprise financièrement rentable, rechercha toutes les solutions imaginables pour se défaire des deux ateliers et de tout ou partie des salariés.

Fin 2009 la direction d'EARTA rendit public un plan de 30 licenciements (dont 23 de travailleurs handicapés). FO s'engouffra dans les failles juridiques de ce dernier pour obtenir son annulation administrative.

A l'occasion du meeting de l'UD-FO du 3 décembre 2009, Jean-Claude Mailly fit le point de la situation avec les syndiqués FO d'EARTA, et il intervint dès le lendemain auprès du ministre du travail (à l'époque M. Darcos). L'argumentation sociale et juridique bétonnée de Force Ouvrière atteignit son but: l'annulation par la direction départementale du travail des licenciements.                                                                  

Commença alors de la part de la direction une stratégie de pourrissement condamnant à terme la viabilité des établissements de La Montagne et Carquefou. L'UD-FO, le syndicat des métaux et la section syndicale FO d'EARTA alertèrent alors les élus locaux, ainsi que le Préfet pour obtenir de l'Etat que ce dernier joue son rôle dans ce dossier social particulier.

En revenant ainsi en permanence à la charge, FO est parvenue à empêcher le pire : la fermeture ou le démantèlement des ateliers.

Et désormais s'ouvre une nouvelle étape : avec la cession d'EARTA à une entreprise adaptée repreneuse ( AACSEN53 /3E Conseils), les deux ateliers protégés peuvent raisonnablement être considérés comme n'étant plus en sursis, mais au contraire promis à un redémarrage de l'activité.

Le repreneur a en effet souscrit des engagements qui satisfont les principales exigences de Force Ouvrière :

  • pas de licenciements : tous les contrats de travail sont maintenus.
  • augmentation du capital social de l’entreprise,
  • création d'emplois pour des travailleurs handicapés,
  • politique de développement des métiers et mise en place d’un professionnalisme (formations).

J-C MAILLY auprès des salariés AERTA

En conséquence, lors de la réunion du comité d'entreprise extraordinaire du 28 octobre 2010, FO a donné un avis favorable à ce projet. Ce qui ne l'empêchera pas d'exercer sa vigilance de syndicat indépendant.