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22 février 2012

EMPLOI, SALAIRES ET JUSTICE SOCIALE !

La période hivernale de froid intense ainsi que les propos convenus du début de la campagne électorale tombent à point pour tenter de faire oublier une situation économique et sociale de plus en plus tendue.

Faisant le tour du périmètre de notre fédération (NDLR: FEC-FO], il faut bien constater qu’aucun secteur n’est épargné par les suppressions d’emplois.


Certes, il faut faire le tri entre ceux qui restructurent pour faire des gains de productivité quitte à supprimer des emplois -c’est le cas des organismes sociaux de Sécurité Sociale, de Pôle Emploi, du secteur de la mutualité par exemple- de ceux dont le but est de continuer à rémunérer très fortement leurs actionnaires, a fortiori en période de crise (banques, assurances, grande distribution...).

Les statistiques des demandeurs d’emplois à fin 2011 montrent une très nette remontée du chômage et celles concernant les procédures de liquidation ou de redressement judiciaire sont en progression de 4,2%, dont une part importante lors du dernier trimestre 2011. C’est dire si la situation de l’emploi va continuer à s’aggraver sur le long terme !

L’industrie voit ses carnets de commandes se vider et le secteur du commerce ne se porte pas mieux.

C’est dans ce contexte que le gouvernement français et le Président de la République, Nicolas Sarkozy, ont choisi de transférer une partie des cotisations sociales familiales patronales sur le dos de l’impôt, celui le plus inégalitaire et dont le poids est le plus injuste pour les plus faibles : la TVA. Soit au passage, un cadeau de 13 milliards d’euros au patronat venant s’ajouter aux 30 milliards d’euros, bon an mal an, d’exonérations de cotisations sociales patronales sans aucune contrepartie.

De fait, il s’agit bien d’une nouvelle mesure d’austérité !
Austérité qui pèse de plus en plus sur les salariés et dont le résultat aboutit à toujours plus de rigueur, et ce jusqu’à quand ? Jusqu’où ?

Le "cas" grec reste toujours aussi révélateur de cette politique : assortir un énième plan d’aide dont on connaît par avance l’absence d’efficacité, contre la dimunition de 22% du salaire minimum (aggravée de plus 10% pour les moins de 25 ans), la baisse de 25% des retraites complémentaires et le licenciement de 15 000 fonctionnaires, et des privatisations.

Tout ceci imposé par la troïka, commission européenne, FMI et BCE n’ayant, soit dit en passant, aucun compte à rendre démocratiquement.

Ajoutons à cela, les vélléités de sanctions défendues par le couple Merkel-Sarkozy lors du dernier sommet européen à l’encontre des pays n’étant pas dans les clous de l’oukaze budgétaire ; voire de les mettre sous tutelle !

Nous avons bien là la démonstration que les décideurs européens foulent de plus en plus au pied les principes démocratiques.

Les conséquences des décisions imposées en dehors de tout contrôle démocratique engendrent la révolte, comme viennent de le montrer les manifestations en Grèce, et la montée de la colère dans de nombreux autres pays européens où se déroulent encore et toujours des manifestations de plus en plus importantes.

Après la Grèce, à qui le tour ? Le Portugal ? L’Espagne ? L’Italie ?

Justement, c’est dans ce contexte que Mario Monti vient d’annoncer vouloir mettre fin au CDI en Italie après avoir fait voter un décret permettant de ne pas respecter les conventions collectives.

C’est aussi en cette période, le choix de l’actuel gouvernement français par la bouche du Président de la République, de vouloir une fois de plus stigmatiser les chômeurs au travers de mesures qu’il faut bien qualifier de réactionnaires.

Au contraire, la situation économique et sociale exige des mesures fortes de relance de l’économie, afin de servir l’emploi, les salaires et de redonner du sens au terme républicain d’égalité ou plutôt de justice sociale.
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Serge LEGAGNOA, Secrétaire général - http://www.fecfo.fr