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13 juillet 2012

Conventions Collectives : «C’EST UNE NOUVELLE DÉSILLUSION POUR LES SALARIÉS»

Interview de Marie-Alice Medeuf-Andrieu, Secrétaire confédérale FO, chargée du secteur des conventions collectives.

Paru dans FO Hebdo n°3039 - Abonnez-vous à FO Hebdo

FO Hebdo: Alors, tout ça pour ça?
Marie-Alice Medeuf-Andrieu: La montagne a accouché d’une souris. Ces 2% sont une déception pour les 10% de salariés rémunérés au SMIC, essentiellement des femmes, des familles monoparentales et des salariés à temps partiel qui espéraient pouvoir sortir un peu la tête hors de l’eau. Plus largement, c’est une nouvelle désillusion pour les salariés qui ont cru que l’arrivée d’un nouveau gouvernement allait leur redonner du pouvoir d’achat. Malgré un contexte de crise et l’augmentation du coût de la vie, les négociations salariales sont difficiles dans bien des entreprises qui servent cependant des dividendes à leurs actionnaires, ce qui provoque un sentiment de frustration.

FO Hebdo: Les négociations de branche voulues par le gouvernement peuvent-elles rattraper les choses?
Marie-Alice Medeuf-Andrieu: Le ministre a en effet mis l’accent sur l’importance de telles négociations, soulignant le fait qu’après la revalorisation du 1er juillet, plus de cent branches se retrouveront en dessous du SMIC. Va se trouver posée la question de la progressivité des grilles et, au-delà, de tout le système des classifications. La loi Warsmann du 22 mars 2012 a créé une nouvelle obligation, celle d’ouvrir des négociations dans les branches avec des minima inférieurs au SMIC après toute revalorisation de celui-ci. FO revendique qu’elle soit assortie d’une contrainte: la suppression des allègements de cotisations sociales pour les entreprises appartenant à une branche où les minima sont en dessous du SMIC et qui refuse de négocier.

FO Hedbo: Et maintenant, que peut-on craindre ou espérer de la conférence sociale des 9 et 10 juillet?
Marie-Alice Medeuf-Andrieu: Il faut que le gouvernement nous dise ce qu’il entend par ajouter la croissance dans le calcul du SMIC. Pour l’instant, sa revalorisation automatique tient compte de l’inflation et du salaire horaire de base des ouvriers. Quant à la croissance, elle est en berne. Maintenant, si c’est un plus, pourquoi pas? Sinon, nous nous y opposerons. En tous les cas, il faut fixer un seuil afin que la croissance ne plombe pas l’évolution du salaire minimum.
FO veut également profiter de la conférence sociale pour reparler de l’inflation et du «panier de la ménagère», utilisé par l’INSEE dans ses calculs. Il convient de l’actualiser pour qu’il tienne mieux compte de la consommation des Français, de ses évolutions.
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Marie-Alice Medeuf-Andrieu : http://www.force-ouvriere.fr/mail.asp?mail=8