InFOrmation syndicale

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12 octobre 2012

GRAVES ATTEINTES À LA LIBERTÉ SYNDICALE EN CORÉE DU SUD


Violences policières, emprisonnement des grévistes également condamnés à des amendes exorbitantes, déportation de travailleurs immigrés ayant tenté de s’organiser en syndicats, restrictions à la négociation collective... 


Plus de vingt ans après la chute de la dictature militaire, la législation de la Corée du Sud n’est toujours pas conforme aux normes fondamentales de l’OIT (Organisation internationale du travail) et de surcroît les droits qu’elle accorde ne sont pas respectés dans la pratique. Telle est la conclusion du rapport publié le 12 septembre par la CSI (Confédération syndicale internationale) à l’occasion de l’examen périodique de la politique commerciale de l’OMC (Organisation mondiale du commerce) dans ce pays. Un pays qui n’a toujours pas ratifié les conventions 87 et 98 de l’OIT sur la liberté syndicale et de négociation.

REPRÉSENTATIVITÉ À LA CORÉENNE

Certes, une loi autorise depuis 2011 l’existence de plusieurs syndicats dans les entreprises et plus seulement à l’échelle nationale et des branches, comme c’était le cas depuis 1997. Mais elle impose la mise en place d’une délégation unique pour négocier avec la direction de l’entreprise, au profit du syndicat majoritaire.

Le droit de grève est reconnu, en théorie. Les enseignants et les agents publics des «services essentiels» en sont exclus. D’une manière générale, les grèves qui ne concernent pas exclusivement les conditions de travail, comme celles s’opposant à des licenciements, sont considérées comme illégales en vertu de l’article 314 du Code pénal qui interdit «l’obstruction du commerce».

Les entreprises ont le droit de résilier unilatéralement les conventions collectives. Au motif de la crise, elles multiplient les réductions de salaires et les licenciements collectifs. Elles affaiblissent ainsi les syndicats puisque les travailleurs licenciés n’ont pas le droit de maintenir leur adhésion. Enfin, les confédérations syndicales –la KCTU (organisation indépendante, née de la résistance à la dictature militaire) et la FKTU (ancien syndicat officiel)– doivent aussi combattre la généralisation des contrats précaires, payés 60% du salaire normal, qui constituent aujourd’hui 50% de la main-d’œuvre.