InFOrmation syndicale

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12 octobre 2012

AVIS DE TEMPÊTE SUR L'INDUSTRIE


Une déferlante de plans sociaux et de fermetures frappe une cinquantaine d'usines. Après Peugeot, Alcatel, Sanofi, Freescale, Lyondellbasel, Honeywell, Merck, M-Real, Meryl Fiber, SFR, Air-France etc., l'aciérie de Florange est à son tour menacée de liquidation."A un kilomètre de Florange, Tata Steel fabrique des rails de TGV avec de l'acier qu'il importe d'Angleterre, ils pourraient nous l'acheter, non ?" - s'interroge un sidérurgiste .


Même propos de bon sens dans la bouche d'un de nos camarades du Chantier naval STX de Saint-Nazaire : "Airbus a fait construire en Corée 3 navires pour transporter les tronçons de l'Airbus 380 de Bordeaux à Saint-Nazaire; ils auraient pu les faire construire chez nous, de l'autre côté de la rue qui nous sépare à Penhoët, non ?..."

Mais le système capitaliste n'a que faire du bon sens. Son irrationalité se mesure - si l'on peut dire - au désordre général provoqué par la course au profit privé... et les désastres économiques et sociaux qui s'ensuivent.

Le ministre Montebourg s'est donc rendu à Florange. Mais que peut-il ? En son temps Lionel Jospin, le menteur de Vilvorde, avait déclaré : "l'Etat ne peut pas tout". En fait il ne peut rien s'il se soumet aux dogmes de la "construction européenne" qui interdit toute intervention de l'Etat au nom de la "concurrence libre et non faussée", c'est-à-dire au nom du sacro-saint respect du libre arbitre capitaliste.

A Florange, le ministre Montebourg s'est contenté d'un discours pompeux, comme à son habitude. Il est vrai qu'il n'est pas le ministre d'une politique industrielle, ni - a fortiori - celui d'un plan pour l'industrie. Il s'affiche docteur en "redressement productif" !!! De ces docteurs-là, Molière se moquait dans le Malade Imaginaire: "toute l'excellence de leur art (qui) consiste en un pompeux galimatias, en un spécieux babil, qui vous donne des mots pour des raisons, et des promesses pour des effets."Le discours du ministre Pompeux fut donc copieusement sifflé par des centaines de sidérurgistes de bon sens.

Dans le mauvais sens, un responsable CFDT a déploré les sifflets, en déclarant à la télé qu'"il ne faut pas se tromper d'ennemi". Il n'a pas dit combien d'avions il faudrait affréter pour envoyer ces centaines de sidérurgistes à l'assaut des propriétaires de Mittal Steel aux Indes...

Pour sauver les usines et les emplois, le bon sens commande de hisser le rapport de forces capable d'arracher la seule solution : la re-nationalisation !

Au Portugal, le 15 septembre, ils étaient un million dans la rue sur une population de 10 millions d'habitants. Le gouvernement a dû rempocher dare dare ses mesures d'austérité.

Et tant pis pour la Troïka, tant pis pour la "construction européenne" ! Les salariés d'abord !
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JA