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09 octobre 2012

PATRONAT ET SYNDICATS S’EMPARENT DE L’ÉGALITÉ PROFESSIONNELLE

À travail et qualification égaux, l’écart salarial entre les hommes et les femmes reste globalement de 9%. Pour FO, la première revendication portera sur les salaires.

Patronat et syndicats ont engagé une négociation interprofessionnelle, le 21 septembre, sur la qualité de vie au travail et l’égalité professionnelle entre les hommes et les femmes. Après un an d’une délibération sociale sur les mêmes thèmes et qui s’est achevée en juillet dernier, le document du MEDEF contient pas moins de six têtes de chapitre. Anne Baltazar, Secrétaire confédérale de FO, prévient qu’elle veut «un accord, pas une “super charte”, afin de créer du droit positif pour les salariés».

De son côté, à l’occasion de la conférence sociale du 9 juillet, le gouvernement a décidé de reprendre la main, notamment sur l’égalité professionnelle. «Entre bipartisme et tripartisme, les sujets se croisent, se percutent même parfois», confie Anne Baltazar. Au législateur comme aux employeurs, elle réaffirme que, «pour FO, la première revendication c’est le salaire». En effet, pour l’ensemble de l’économie, à travail et qualification égaux, l’écart entre les hommes et les femmes est encore de 9%.

Le 18 septembre, lors d’un déplacement à Rennes, Michel Sapin, ministre du Travail, et Najat Vallaud-Belkacem, ministre des Droits des femmes, ont annoncé un nouveau décret pour sanctionner financièrement les entreprises de plus de cinquante salariés n’ayant pas encore adopté un plan d’égalité salariale. Aura-t-il plus d’impact que les précédents?

GALÈRE AU FÉMININ: LE TEMPS PARTIEL SUBI 

Mme Vallaud-Belkacem évoque également la possibilité de réduire le congé parental –trois ans actuellement–, tout en promettant de mieux le rémunérer afin de convaincre les pères d’en profiter et de «favoriser le retour des mères sur le marché du travail». Anne Baltazar se dit «mitigée» et prévient que FO s’opposera à toute diminution des droits des femmes. Elle rappelle également l’un des problèmes majeurs: la garde des enfants. Les négociations apporteront peut-être des réponses sur ces questions d’égalité professionnelle. Autre sujet devant y être abordé, le «temps partiel subi», qui concerne d’abord les femmes (Au total, 8,8% des salariées y sont confrontées, contre 3,3% des hommes, et le taux atteint 14,7% pour les femmes non diplômées). Cela explique le refus de FO de renvoyer le problème à la négociation sur la «sécurisation de l’emploi», comme le souhaiteraient la CFDT et le MEDEF. Reste qu’il s’agit là d’une négociation qui s’annonce «particulièrement dure», pour reprendre l’expression de Jean-Claude Mailly.

Or l’abus du recours au temps partiel voudrait des avancées rapides. L’AFP rapporte le témoignage d’une vendeuse de magasin qui demande en vain depuis huit ans à travailler davantage pour échapper à ses 28,75 heures par semaine et ses 900 euros par mois. Proposer un temps plein qui se libère à un salarié à temps partiel, voilà qui semble relever du bon sens. Pourtant, cette revendication de FO reste à satisfaire. La réduction de la précarité ne semble pas être la priorité des patrons, trop friands de flexibilité.
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Anne Baltazar, Secrétaire confédérale - Secteur Économie sociale - Égalité professionnelle - Handicap