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08 octobre 2018

Les retraités sont en colère

par Claire Compain,Présidente de l’UDR FO 44

Le gouvernement continue son offensive contre les retraités,... 
... déjà gravement maltraités par l’augmentation de la CSG au 1er janvier 2018, en confirmant d’une part la non revalorisation des pensions en 2018 ; d’autre part une revalorisation de + 0,3 % au 1er janvier 2019, alors que l’inflation annoncée est de + 1,6 % pour le premier semestre 2018, voire de + 2,3 % sur l’ensemble de l’année.

Des pertes colossales pour les retraités
La presse a chiffré les pertes de revenus engendrées par ces deux mesures : - 720 € sur l’année pour un couple ayant chacun 1 000€ de retraite, - 1 080 € sur l’année pour un couple percevant chacun 1 500 € mensuels !
Bruno Le Maire, ministre de l’économie, ose pourtant déclarer le 6 septembre dernier sur RTL : « Mais ils (les retraités – ndlr) ne sont pas perdants, leur pension de retraite continuera à être revalorisée » .
Depuis 2013, les retraités n’ont connu  que deux revalorisations : l’une de 0,1% au 1 er octobre 2015 et une autre de 0,8% au 1er octobre 2017.

En outre, + 0,3 %, c’est 5 fois moins que l’augmentation qui aurait due être appliquée ! Le code de la Sécurité sociale prévoit en effet que les pensions doivent être revalorisées du montant de l’inflation moyenne sur l’année pour éviter toute dégradation du niveau de vie. Au passage, l’évolution des pensions était auparavant garantie par l’indexation sur l’évolution des salaires. C’est pour faire des économies sur le dos des retraités que lui a été substituée l’indexation sur les prix. Or, même cette référence n’est pas respectée.

L’inflation, parlons en...
Le gouvernement Hollande avait justifié l’absence de revalorisation des pensions par le fait que l’inflation était égale à zéro (sauf dans le caddy des retraités, au demeurant).
Aujourd’hui, personne ne conteste l’inflation. Dès lors, c’est parce que « la croissance n’est pas au rendez-vous » que le gouvernement Macron-Philippe justifie l’absence de revalorisation en 2018 !*
Cela suffit pour comprendre ce qui nous attend demain si la retraite à points de Monsieur Macron devait voir le jour : en pouvant décider de la « valeur d’achat du point » et de sa valeur à la liquidation, le gouvernement pourrait faire baisser à volonté le montant des pensions.

Oui, trop c’est trop !
Pendant ce temps-là, depuis le début de l’année civile, les frais bancaires ont augmenté de 13%, l’essence de 12%, le gazole de 21%, le gaz de 6,9% au 1er janvier et de 7,45% au 1er juillet, le forfait hospitalier de 11% , la CSG de 25% etc., etc.
Alors, après avoir manifesté le 27 septembre 2017, le 30 janvier 2018, le 15 mars 2018 et le 14 juin 2018, les retraités n’ont d’autre choix que de poursuivre leur mobilisation pour défendre leur pouvoir d’achat, exiger la revalorisation immédiate des pensions et l’annulation de la hausse de la CSG, en participant massivement au 9 octobre, aux côtés des salariés.


* Cela n’a pas empêché la ministre de la Santé, Agnès Buzin, de justifier l’augmentation de 11% du forfait hospitalier au 1er janvier 2018 de 18 à 20 €uros par le fait de « répercuter l’inflation ».