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04 juillet 2022

Plus que jamais déterminés pour gagner

 par Michel Le Roc’h, secrétaire général de l’UD CGT-FO de Loire-Atlantique

Pour la première fois sous la Ve République, les forces coalisées autour du président de la République n'ont pas obtenu la majorité absolue aux élections législatives. Cette situation inédite plonge le gouvernement dans l'incertitude.


Dans sa circonscription, élisabeth Borne n'a été élue qu'avec 2 000 voix d'avance (52 %) sur son adversaire, là où son prédécesseur avait obtenu 68 % des suffrages en 2017. De nombreuses personnalités politiques sont même battues : Manuel Valls et Jean-Michel Blanquer dès le premier tour, Justine Bénin, Amélie de Montchalin, Christophe Castaner, Brigitte Bourguignon, Richard Ferrand… Certains commentateurs ont même osé parler de naufrage. Exagéré ?


En tout état de cause, le résultat des élections législatives constitue un sérieux avertissement pour le gouvernement. Le président de la République en tiendra-t-il compte ? Rien n'est moins sûr. 

Ses amis à l'Assemblée Nationale n'ont pas hésité à applaudir le discours inaugural du doyen, issu du Rassemblement National (RN) et nostalgique de l'Algérie française, ainsi qu’à concocter des alliances pour sauver quelques postes. Jusqu'alors diabolisé, le RN est devenu respectable !

Le président de la République joue là un jeu dangereux et il le sait. Mais ce qui le guide, c'est de poursuivre, coûte que coûte, l'œuvre de démolition des conquêtes sociales et des services publics avec l'objectif d'abaisser encore plus le coût du travail. Réussira-t-il à entraîner derrière lui une majorité pour gouverner durablement ? Nous verrons bien.

En tout état de cause, Il a été obligé de mettre en veille son projet de Conseil National de la Refondation et c'est une bonne chose.


Pour éviter les écueils d'un éventuel blocage à l'Assemblée Nationale, le président du MEDEF, Geoffroy Roux de Bézieux, visiblement inquiet, propose de bâtir un consensus avec les organisations syndicales dans cette situation nouvelle : « Les partenaires sociaux ont certainement un rôle majeur à jouer », a-t-il déclaré.

Nous ne pourrions bien entendu que nous féliciter d'un retour à la pratique contractuelle pour améliorer les garanties collectives, les conditions de travail et la rémunération du salariat.


Comme l'exprime la déclaration de la Commission exécutive confédérale du 29 juin dernier, «il faut redonner la place qui est la sienne à la négociation collective». C'est là notre ADN. Mais il n'est pas question pour nous de négocier le recul de l'âge de départ à la retraite. L’ensemble des organisations syndicales est désormais opposé à tout recul de départ à la retraite et à toute augmentation du nombre d'annuités.

C'est un point d'appui pour faire échec à toute velléité de « réformer » notre système de retraite et les régimes spéciaux.


La Commission exécutive confédérale du 29 juin dernier a également réaffirmé que, dans le contexte actuel d'inflation, la priorité était à l'augmentation des salaires et des pensions tout de suite, à commencer par l'augmentation du SMIC à 1 500 euros.

Les fonctionnaires, pour leur part, ne peuvent se contenter d'une augmentation unilatérale du point d'indice de 3,5 % alors que l'inflation sur un an se monte à 5,8 %.

Dans le secteur privé, où nous avons souvent négocié de bonnes augmentations de salaires en début d’année, il y a également nécessité d'ouvrir de nouvelles négociations pour tenir compte de ce dérapage des prix.

Quoiqu'il advienne, nous n'accepterons pas qu'au prétexte de contenir l'inflation le gouvernement et le patronat imposent la modération salariale.

Nous n'hésiterons pas, comme nous l'avons toujours fait, à constituer le rapport de force en cas de blocage sur ces questions cruciales du pouvoir d'achat et des retraites.


Le XXVe Congrès de notre Confédération, qui s'est tenu du 30 mai au 3 juin dernier, a été l'occasion de réaffirmer notre unité pour préparer les bagarres revendicatives à venir. 

Nous pouvons d'ores et déjà compter sur la détermination des militants Force Ouvrière qui se mobilisent quotidiennement pour la défense des intérêts matériels et moraux des salariés


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Retraites : Il n'y a rien à négocier | Éditorial de Michel Le Roc’h

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