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21 novembre 2022

18 octobre... Quelque chose est en train de mûrir

    Grève et manifestations le 18 octobre 2022

Le 18 octobre dernier, les professeurs de lycée professionnel, avec leurs organisations syndicales, étaient en grève pour le retrait de la contre-réforme  des lycées professionnels voulue par Emmanuel Macron.

Dans le même mouvement, la dynamique impulsée depuis des semaines par les salariés grévistes des raffineries pour des augmentations de salaires, est saisie par de nombreux salariés dans tous le secteurs, du privé comme du public, sous des formes diverses. 

RETRAIT DE LA CONTRE-RÉFORME DES LYCÉES PROFESSIONNELS 

POUR L'AUGMENTATION GÉNÉRALE DES SALAIRES ET LA DÉFENSE DU DROIT DE GRÈVE

La question des salaires est sur toutes les lèvres. Force Ouvrière était ainsi partie prenante d'un appel à organiser des assemblées générales partout ce 18 octobre pour discuter des revendications et des moyens de les arracher. C'est un pas supplémentaire dans la préparation du rapport de force pour faire valoir les intérêts matériels et moraux des salariés, dans un contexte où le gouvernement affaibli multiplie les recours au 49-3 pour imposer sa politique. Quelque chose est en train de mûrir...


Discours préparé par François Oudin,  secrétaire départemental 44 du SNETAA-FO

«Pour le retrait de la réforme Macron des Lycées Professionnels en grève le 18 octobre.

Souvenirs, souvenirs ! Et oui déjà 13 ans que le bac pro 3 ans a été généralisé…pour le bien de nos élèves nous a-t-on dit alors !

La voie générale et technologique propose l’obtention du diplôme en 3 ans pourquoi pas la voie professionnelle ? Ben voyons…sur le papier, pour nos politiques, ça devait marcher mais pour nous, acteurs de terrain, c’était la chronique d’un échec annoncé !

Hier, c’était place au chef d’œuvre, la co-intervention avec le succès que l’on connaît…une ingénierie de formation aux abonnés absents… et donc une vraie usine à gaz !

Et aujourd’hui on en remet une couche avec :

  • Plus de stages pour les élèves de terminales bac pro et de cap,
  • Des formations réduites aux besoins locaux,
  • Un conseil d’administration qui ne serait plus dans les mains de l’éducation nationale mais dans celles des entreprises.

Mais on n’est pas dupe et vous non plus : l’objectif du président Macron est bien de sabrer l’enseignement professionnel… !

Pour nous, le lycée professionnel (LP) n’a pas vocation à recevoir les jeunes ou les personnes dont les patrons ne veulent pas ou ne veulent plus !

Pour nous, le LP n’a pas vocation à former à des compétences mais à des diplômes !

Pour nous, le LP n’a pas vocation à former une main d’oeuvre servile mais bien des professionnels et des citoyens !

Alors camarades vous l’avez bien compris, il y a urgence à réagir car la casse des LP est bien programmée et immédiate ! » 



Extraits de l'intervention FO à Nantes devant la Préfecture et à Saint-Nazaire devant la cité scolaire

«Nous sommes aujourd’hui rassemblés en soutien, bien sûr, aux collègues et aux camarades professeurs de lycée professionnel qui sont aujourd’hui en grève pour la défense de l’enseignement professionnel sous statut scolaire et de leur statut. (...) Nous sommes aussi réunis aujourd’hui parce que les salariés des raffineries, avec leurs organisations syndicales, ont montré la voie – depuis empruntée dans de nombreux secteurs, et je pense notamment dans les transports aux camarades de la SEMITAN, en grève aujourd’hui pour l’augmentation des salaires a minima à hauteur de l’inflation !

Oui, les organisations syndicales qui représentent les grévistes et organisent les assemblées générales ont raison de ne pas signer un accord si elles estiment que le compte n’y est pas. Cela est vrai de tous temps, mais ça l’est bien sûr d’autant plus au regard des profits gigantesques d’un groupe comme Totaénergies, qui se nourrit de la guerre contre les peuples et de la spéculation ; au regard également de la rémunération de ses dirigeants, notamment de son PDG qui, lorsqu’il refuse 10% aux salariés, s’augmente lui-même de 50%! Les provocations de la direction de Total, du MEDEF et du gouvernement ne signifient qu’une seule chose : ce sont eux qui font le choix de la confrontation en lieu et place de la négociation, comme en 2018 avec les gilets jaunes – et nous savons à quel prix. (...) Toute grève discutée, décidée et votée par les salariés est légitime. Nous n’acceptons pas les réquisitions, qui sont des atteintes au droit de grève. Nous condamnons sans réserve les nouveaux arrêtés de réquisition à l’encontre des salariés du dépôt de carburant de Feyzin dans le Rhône. En Ille-et-Vilaine, notre confédération a réussi à obtenir que soit cassé un arrêté de réquisition contre les salariés d’un laboratoire en lutte pour leurs salaires. C’est bien sûr un point d’appui pour obtenir la levée de toutes les réquisitions (...) Comme hier pour l’abrogation de la loi sur la « sécurité globale », nous sommes là pour la défense inconditionnelle de nos libertés fondamentales – en l’occurrence le droit de grève et le droit de manifester. (...) Nous n’acceptons pas les leçons d’un gouvernement qui, tout en faisant porter aux salariés le coût de la crise, déverse 150 milliards d’euros par an d’aides publiques et d’exonérations de toutes sortes aux entreprises, sans aucune contrepartie, asséchant de ce fait les comptes de la Sécurité sociale et le budget de l’Etat (donc nos services publics...). Nous n’acceptons pas les leçons d’un gouvernement qui, en même temps qu’il donne son appui aux patrons en réquisitionnant les salariés en grève et refuse d’augmenter le SMIC, nous demande à nous de couper le chauffage ou de mettre des pulls à cols roulés. (...) Comme nous n’acceptons pas le projet de Macron et de son gouvernement de reculer l’âge légal de départ à la retraite ou d’allonger la durée de cotisation, de remettre en cause les régimes spéciaux. 

Pour l’augmentation générale des salaires, des pensions et des minima sociaux a minima à hauteur de l’inflation ; pour l’augmentation du SMIC ; contre la vie chère et pour le blocage des prix ; pour la défense de nos retraites et le maintien de tous les régimes existants, nous sommes en grève aujourd’hui et nous appelons tous les salariés à se réunir en assemblées générales pour discuter de la suite… et nous gagnerons ! » 

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Motion de FO CHU de Nantes lue en Assemblée Générale des personnels devant les Urgences le 18 Octobre 2022

Dans les établissements de santé, les conditions de travail sont plus que dégradées à la sortie de l’été. Dans la région, ce sont plus de 1 300  lits qui ont été fermés. De nombreux services d’urgence sont totalement ou partiellement fermés, quand d’autres voient leur accès régulé par le centre 15. 

Les premières mesures du nouveau Ministre de la Santé n’apportent aucune amélioration des conditions de travail dans les services et d’accès aux soins pour la population, bien au contraire. Le sous-effectif et les manques de lits sont toujours à l’ordre du jour tout comme la suspension des soignants et des personnels non vaccinés. Nous ne constatons aucune rupture avec les orientations en terme de politique de santé de ces 5 dernières années. 

Dans ce contexte, le gouvernement a  lancé un conseil national de la refondation, outil d’intégration des organisations syndicales à la feuille de route du gouvernement Macron.

Dans notre secteur le Ministre Braun, a organisé le lancement d’une grande « conférence des parties prenantes » devant déboucher sur une nouvelle réforme de la santé après l’hiver. Il l’a présentée de cette façon lors d’une audition devant l’assemblée nationale début août : « cette démarche (la conférence des parties prenantes) s’inscrivait dans le cadre du CNR annoncé par le président de la République pour associer les citoyens et les parties prenantes à la future politique du gouvernement » on ne peut être plus clair sur les intentions et les objectifs ! 

De notre point de vue, en premier lieu, le Ministre devrait annoncer la réintégration immédiate des personnels suspendus comme garantie sur sa volonté de remettre tous les effectifs disponibles dans les services.

Sans garantie sur la volonté de rompre avec la rigueur budgétaire et la politique de santé menée depuis des décennies, nous devons mobiliser l’ensemble des hospitaliers et de l’interpro pour sauver l’Hôpital Public et notre système de Santé.

De plus, nous allons nous organiser par des AG afin de mobiliser les agents publics pour faire opposition aux différents projets gouvernementaux macronistes sur la refonte du système des retraites et de l’assurance chômage.


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- 18 octobre: "Nous appelons tous les salariés à se réunir en assemblées générales pour discuter de la suite… et nous gagnerons!" | Nantes et Saint Nazaire

Les salariés des groupes pétroliers ont ouvert la voie | Èdito de Michel Le Roc’h, secrétaire général de l’UD CGT-FO

- Mobilisation du 18 octobre : un succès qui illustre le malaise social | Article FO par Valérie Forgeront, L’Info Militante