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23 avril 2013

Emploi: RIEN NE VA PLUS DANS LES CASINOS


Venus de toute la France, une vingtaine de délégués syndicaux FO des casinos et tables de jeux se sont fait entendre des actionnaires du groupe Partouche, réunis le 10 avril en assemblée générale à Paris. 


Sous les fenêtres des Salons Hoche loués pour l’occasion, ils ont dénoncé au porte-voix la gestion calamiteuse du groupe qui emploie près de 5.000 salariés. Une délégation a été reçue par la direction à l’issue de la réunion.

EMPLOIS MENACÉS 

L’ensemble des casinos a perdu en moyenne 20% d’effectifs depuis 2008 et 1.500 emplois ont été détruits en deux ans. Les délégués dénoncent particulièrement le licenciement en cours de 18 des 92 employés de Bandol. Aucun investissement n’a été mené dans cet établissement vieillissant, malgré un bénéfice local de 15 millions d’euros en dix ans.

«Nous avons demandé une expertise comptable, explique Claude François, délégué FO à Bandol. Le motif économique des licenciements est insuffisant et les mesures de reclassement ne sont pas à la hauteur du groupe, mais la direction refuse toute négociation. En revanche, la rémunération de Patrick Partouche a augmenté de 63% en deux ans et celle du P-DG de Bandol de 47%.»

La section casinos de la FEC-FO dénonce aussi la nouvelle réglementation mise en place depuis février 2013 par les ministères du Budget et de l’Intérieur, sans aucune concertation avec les syndicats de salariés. Elle découple les horaires de fermeture entre les machines à sous et les jeux traditionnels, qui demandent davantage de main-d’œuvre et un savoir-faire.

«Selon les établissements, les jeux traditionnels n’ont plus à ouvrir toute la journée, mais un minimum de 4 à 6 heures par jour, explique Jean-Christophe Tirat, délégué FO au casino d’Enghien. Les CDI à temps plein ne pourront pas être maintenus, sauf à faire de la polyvalence forcée. On s’oriente vers le modèle rêvé par les casinotiers, des machines à fric avec du tout électronique et un minimum de salariés.»
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Article paru dans FO Hebdo 3071