InFOrmation syndicale

22 AU 24 MAI STAGE "JE NÉGOCIE" --- 27 MAI À 9H30 COMMISSION ADMINISTRATIVE DE L'UNION DÉPARTEMENTALE --- 27 MAI ASSEMBLÉE GÉNÉRALE AUDACE --- 28 AU 30 MAI STAGE "CONNAÎTRE SES DROITS" --- ...

16 octobre 2009

LA PRIVATISATION DE LA POSTE ET SES ENJEUX


Après tant d'autres pans du service public, c'est désormais La Poste qui est dans le collimateur de la privatisation.


Cependant le gouvernement se heurte non seulement aux salariés de l'établissement, mais aussi aux populations et aux élus locaux. En particulier bien sûr dans les zones où la desserte postale et l'égalité d'accès au service public, déjà mises à mal ces dernières années, risquent de faire les frais de la privatisation.

Nous reproduisons ci-dessous des extraits d'un document de synthèse rédigé durant l'été par FO-Com, et qui à la fois :
  • rappelle notre conception du service public républicain
  • braque le projecteur sur les "réformes" récentes ou en cours, lesquelles, sous des apparences et appellations parfois anodines, dénaturent le service postal
  • par ricochet fait apparaître la casse terminale qui résulterait du passage de la privatisation "rampante" à la privatisation "tout court" de la Poste.

" Les missions de service public, colonne vertébrale et raison d’être de La Poste"

" (...) La meilleure garantie pour assurer un service public de qualité est d’en confier l’exercice à un organisme de droit public, totalement contrôlé par la puissance publique et géré par ses soins. Il va de soi que pour un service public national comme La Poste, l’Etat doit être le seul gérant, le «peuple souverain» en demeurant le propriétaire. D’où notre rejet de toute privatisation de La Poste.

(...) La loi du 02/07/90 précise que La Poste relève d’un champ divisé entre «missions» et «activités». La nuance est de taille. Les missions correspondent à une obligation imposée par la loi ; les activités relèvent des initiatives de l’entreprise et se développent dans la sphère concurrentielle. Précisions aussi que si les activités sont par essence hors du service public, les missions sont réputées s’accommoder du monopole comme de la concurrence.

(...) N’en déplaise aux technocrates de Bruxelles, il est contradictoire de prôner le maintien du service universel et d’imposer la concurrence totale.


(...) Privé de monopole, le service universel est condamné au déficit structurel. Un service universel de qualité représente un coût élevé. Il est incompatible avec l’existence de multiples opérateurs écrémant les régions denses et les grandes agglomérations et délaissant les autres. De même, il est hasardeux de transposer au domaine postal le schéma d’un réseau commun et d’une boucle locale, propre aux télécoms. Là où les réseaux se chevaucheraient, c’est-à-dire là où il y aurait des profits à réaliser, la chasse à la productivité détériorerait davantage la situation des salariés du courrier.

(...) A l’occasion du débat sur la directive courrier, de nombreux parlements nationaux et des opérateurs historiques ont fait valoir qu’il n’existait pas d’alternative crédible aux services réservés pour financer le service universel. (...) A ceux qui répondront que la libéralisation totale est irréversible, il faut répondre qu’avec la crise économique les critères de Maastricht et le pacte de stabilité sont, de fait, passés à la trappe.

Pourquoi n’en serait-il pas de même avec la directive ? (...)"