InFOrmation syndicale

FO44.ORG : Mise en ligne décembre 2008 – Désactivation juin 2026 — Nouveau site et direction éditoriale : bientôt

25 mars 2010

FOURBIR LES ARMES


Le deuxième tour des élections régionales a confirmé les tendances du premier tour : abstention 50% des électeurs inscrits. Dans certaines villes ouvrières ou certains quartiers, elle dépasse 70%. D’élections en élections, le mouvement abstentionniste se renforce. Il exprime le rejet de la politique menée par les gouvernements, de droite comme de gauche. Comme d’habitude, dimanche soir, la plupart des représentants des partis politiques et les journalistes se sont évertués à limiter l’ampleur de ce phénomène, pour autant, ils ne peuvent plus maintenant l’ignorer. Certains "démocrates" effrayés par cette désaffection, proposent de rendre le vote obligatoire. Le suffrage universel est une conquête démocratique. Quand les électeurs boudent les urnes, il y a des raisons et ce n’est certainement pas en menaçant de sanctions financières ceux qui refusent de voter que l’on va répondre à leurs questions.

Dans ce contexte, le parti actuellement au pouvoir a reçu une bonne raclée. Compte tenu du caractère bonapartiste du système, encore accentué par "le style" de Sarkozy, le président de la République est évidemment affaibli. La "gauche plurielle", reconstituée pour la circonstance, bien sûr gagne ces élections, mais avec 50% de votants, le succès est plutôt relatif.

La réalité, c’est que le système craque de toutes parts. Le fossé entre le gouvernement et la classe ouvrière ne cesse de se creuser. En Islande, 93% de NON, pour 1,7% de OUI sur un projet pourtant approuvé majoritairement par le Parlement. En Grèce, en Espagne, au Portugal, les grèves et manifestations se multiplient.

En France, au sommet de l’Etat, cette situation provoque les premiers craquements. Certains commencent à s’inquiéter pour leur job. "Ventre affamé n’a point d’oreilles" dit le proverbe. En l’occurrence, les oreilles cherchent déjà à écouter d’autres sirènes !


Et pourtant, surveillé de près par l’Union Européenne, le gouvernement doit mettre au plus vite en œuvre les contre-réformes pour réduire le "déficit" (1).

Il procède donc à quelques réajustements ministériels cosmétiques, mais que ce soit avec Darcos ou avec Eric Woerth, aucune illusion, c’est la même marchandise que l’on va tenter de nous vendre.

Le scénario commence à se préciser. A la mi-avril, le C.O.R. (Conseil d’Orientation des Retraites) va faire ses propositions. Quel qu’en soit le détail, nous savons que l’objectif est d’aboutir à une augmentation de l’âge du départ à la retraite, à terme 67 ans voire 70 ans.

A ce sujet, on ne dénoncera jamais assez l’escroquerie qui consiste à défendre "l’âge légal" de départ à la retraite à 60 ans. Le piège est grossier. Le gouvernement peut facilement nous accorder satisfaction, puisque déjà de plus en plus de salariés sont contraints de partir après 60 ans pour toucher une retraite décente.

Défendre un "âge légal" de départ, sans préciser à taux plein, c’est tromper les travailleurs. A ce petit jeu, les jésuites de tous bords sont très forts. C’est aussi pourquoi il faut dénoncer cette manoeuvre lamentable à chaque fois que l’occasion se présente.

La présentation du rapport du C.O.R. sera d’ailleurs pour nous, l’occasion de dénoncer une fois encore ces truanderies d’autant plus scandaleuses qu’à chaque fois on tente de nous compromettre. En effet, notre participation, discutable, au C.O.R. permet de nous associer frauduleusement à ses conclusions.

En réalité, ce rapport n’est qu’un élément pour préparer les esprits à la loi qui, elle, devrait venir en septembre.

Les dirigeants de la C.G.T. et de la C.F.D.T. qui sont favorables à "une réforme" ont commencé à préparer le terrain.

Le 23 mars, n’était que le coup d’envoi d’une longue série de manifestations "unitaires", plus précisément, "unicitaires"

Les deux compères, Thibault et Chérèque, cherchent une nouvelle fois à nous entraîner comme en 2003 et 2009, dans une série de processions.

Déjà, en Loire-Atlantique, l’Union départementale CGT nous invite au lendemain du 23 mars, à une "intersyndicale " pour discuter des prolongations au 23. On nous propose le 1er mai bien sûr, mais aussi le 6 ou 8 avril. Peu importe les dates.

D’autres rumeurs courent à ce sujet, il est évident que les responsables de la CGT sont décidés à poursuivre leur politique d’étouffement et d’essoufflement de la classe ouvrière.

Il n’est pas certain que les choses se passent comme ils le souhaitent. Le 23 mars 2010 n’est pas comparable aux immenses manifestations de janvier et mars 2009.

Il y a tout juste un an, le 19 mars 2009, c’était un déferlement.

Aujourd’hui, on est loin du compte, et pourtant, le mécontentement est encore plus profond. Les travailleurs, et surtout les militants qui, malgré tout, "faute de mieux", ont participé aux manifestations du 23 mars savent très bien que ce genre "d’actions " débouchent sur une impasse. Ils sont, pour la plupart, sans illusion.

Alors, nous ne devons, d’aucune manière, contribuer à nourrir ces illusions.

Notre camarade Jean-Claude Mailly a déjà annoncé que notre organisation prépare ses propres manifestations le 1er mai, selon des modalités qui seront débattues au Comité Confédéral National les 31 mars et 1er avril.

Cette importante réunion sera aussi l’occasion de rappeler notre proposition de grève interprofessionnelle mais aussi de débattre d’une initiative de notre Confédération.

Selon le calendrier du gouvernement, le projet de loi sur les retraites devrait être présenté au Parlement en septembre. Alors, il nous faut préparer la mobilisation pour créer un véritable rapport de force. C’est pourquoi il faut commencer par rassembler tous les militants Force-Ouvrière, pour pouvoir peser sur les événements.

Alors, pourquoi pas une grande manifestation à Paris ? En quelque sorte une veillée d’armes.


(1) A ce sujet, la soumission du gouvernement aux diktats de l'Union Européenne, en particulier à la doctrine de " la concurrence libre et non faussée" est confirmée dès le 22 mars, au lendemain des élections régionales. En effet, le gouvernement a autorisé la vente au coréen STX des actions qu'Alstom possède dans les Chantiers de l'Atlantique.
Cette décision scandaleuse prépare la liquidation des chantiers. Plus que jamais le combat pour la nationalisation continue.


Note: Patrick HEBERT, Secrétaire général de l'UD CGT-FO de Loire Atlantique

24 mars 2010

AIRBUS LOW COST


Alors que la navale est menacée de disparition pure et simple si l'Etat n'en devient pas l'actionnaire majoritaire, alors qu'à l'Est du département la métallurgie est en pleine crise de Châteaubriant à Ancenis, voilà que dorénavant l'activité économique et l'emploi commencent sérieusement à battre de l'aile dans un autre secteur-clé de l'industrie locale : l'aérospatiale. Non pour cause, à l'inverse de STX ou de Manitou, de carnets de commandes dégarnis.... Mais pour cause d'externalisation de pans entiers de la production vers les pays à main d'oeuvre "low-cost." Explication des responsables FO d'Airbus-Bouguenais et de ceux des entreprises sous-traitantes de l'avionneur, qui donnaient à Nantes une conférence de presse le 24 février dernier.

"Airbus : des commandes mais FO inquiet", titrait l'édition de Ouest-France du 25 février, en mettant en exergue, en introduction de son article, le paradoxe de la situation :
«3 470 avions à fabriquer, c'est sept ans de travail pour l'avionneur. Il n'empêche, le syndicat dénonce la politique «low-cost» de la direction : (...) On est en train de perdre notre cœur de métier».Il faut dire que l'effeuillage de l'artichaut a bel et bien commencé, avec son inquiétant cortège de fabrications d'ores et déjà arrêtées pour certaines, pour d'autres potentiellement menacées à plus ou moins long terme... voire à échéance seulement de quelques mois.

Michel Pontoizeau et Didier Vuillemenot : "Airbus fragilisé"

Dénonçant la tendance à l'externalisation des tâches par souci "d'abaissement des coûts", Didier Vuillemenot, délégué syndical à Airbus-Nantes, pointe la source du problème : "Notre unité métallique fabriquait 160 pièces. Près de 140 vont être données à la sous-traitance, dont Aérolia qui délocalise en Tunisie" (cité par Ouest-France).

Et le secrétaire des sections FO d'Airbus-Bouguenais, Michel Pontoizeau, d'ajouter à l'externalisation/sous-traitance (qui, dit-il, se traduit par "la baisse constante des effectifs, avec notamment le non-remplacement des départs en retraite"), deux autres graves menaces qui hypothèquent l'avenir industriel du site nantais d'Airbus :

- le transfert de l'aéroport de Nantes-Atlantique (qui jouxte l'usine Airbus de Bouguenais) à Notre-Dame-des-Landes : "Airbus va en être fragilisé. Les tronçons sont embarqués par Belugua. Si la piste n'est plus là, comment fait-on ? Une chose est sûre : les coûts logistiques seront augmentés" (cité par Presse-Océan) (...) "Airbus ne peut pas financer, seul, la gestion de cette piste. Le site nantais serait le seul du groupe Airbus à ne pas avoir d'aéroport à proximité". (cité par Ouest-France).

Alors, l'alternative de la voie fluviale ? "Une barge consomme 1 200 litres de fuel pour rallier Saint-Nazaire". "Pas vraiment rentable, ni très écologique, bonjour la taxe carbone...", fait observer le secrétaire de la section FO.

- l'autre "coup de gueule de Michel Pontoizeau" (cf. Ouest-France) : "Technocampus, centre de recherche pour les composites inauguré en septembre dernier, et financé à trois quarts par des fonds publics, dont les collectivités locales et territoriales" : "Les recherches en matière de composites développées au sein de ce pôle nantais sont utilisées par les sites espagnols et allemands d'Airbus, et trop rarement chez nous. C'est une dérive inquiétante

Les sous-traitants (Jallais à Nantes/Ste-Luce, Daher à St-Nazaire) dans l'oeil du cyclone

Comme partout où l'heure est aux coupes claires dans les effectifs pour cause d'externalisation des productions vers les pays low cost, ce sont les salariés des boîtes locales sous-traitantes, qui, les premiers, se retrouvent jetés sur le pavé. Et déjà chez Jallais en région nantaise et chez Daher à Saint-Nazaire, les mauvaises nouvelles valent annonces potentielles de plans de licenciements prêts à sortir des tiroirs.

Jallais : Après les intérimaires, les CDI sur le carreau
Jallais, entreprise dont 70% de l'activité provient des marchés sous-traités par Airbus, comptait 70 intérimaires en 2009. En 2010, on est passé à ... zéro intérimaire, alors que 3 cadres ainsi que 2 ETAM ont fait l'objet d'un licenciement économique.
Jallais est principalement chargée de l'usinage de certaines pièces du "tronçon central" des Airbus. Or, déclare Laurent Pelloquin, délégué syndical FO chez Jallais : " Lors d'un CE extraordinaire, nous avons appris qu'une chaîne de production, celle des "raidisseurs", allait être supprimée.
Avec pour conséquence, si l'activité ne reprend pas, un plan social de 15 personnes (chaudronniers, ajusteurs...) "
Pourquoi ? Tout simplement, explique Laurent Pelloquin, parce que "la sous-traitance de la fabrication des raidisseurs est passée de Jallais à Aérolia. Et je veux préciser, au sujet d'Aérolia, que c'est une plaque-tournante de l'externalisation vers les pays low-cost, Tunisie essentiellement.
Cela même si, à ce stade tout au moins, la ligne de fabrication Aérolia des raidisseurs doit demeurer dans les ateliers nazairiens de cette société".

Daher : 150 emplois sur le fil rouge
Daher est une multinationale employant 6 000 salariés en France, dont 350 sur le site de Brais, situé sur la commune de St-André-des-Eaux en périphérie nazairienne.
L'activité nazairienne de Daher, c'est pour une très large part (faudra-t-il bientôt écrire: "c'était" ?), la fabrication des "matelas d''isolation thermophonique"
(Ndlr : ces "matelas d'isolation" doivent répondre à de très strictes normes anti-feu internationales et font appel aux hautes technologies)
Or l'américain Triumph vient de rafler, au détriment de Daher, le marché des matelas thermophoniques du futur A350.
équipant les Airbus. Et ses appétits ne s'arrêtent pas là. Car, précise Bertrand Bauny, délégué syndical FO à Daher-Saint-Nazaire, "en novembre prochain, nous pourrions perdre aussi, et encore au profit de Triumph, nos contrats concernant l'A 320 et l'A 340.Avec pour conséquence si cela devait advenir : 150 emplois de plus menacés sur le bassin de Saint-Nazaire".
Le secret de la force de frappe commercialo-industrielle de Triumph ? "La délocalisation au Mexique et en Chine de ses productions", dénonce B. Bauny.
Est-ce à dire que tout est d'ores et déjà joué d'avance ? Non, car FO n'entend pas se résigner, et suivra avec une extrême vigilance l'évolution de la situation.
Et ce n'est bien sûr pas un hasard, si, dans le cortège FO à Saint-Nazaire le 3 mars dernier, les métallos de "l'aéro" et des entreprises sous-traitantes d'Airbus, se sentaient pleinement solidaires du combat de leurs camarades de la navale .

FO BATIMENT ET TRAVAUX PUBLICS EN A.G.


Interview de
Laurent Pelloquin, secrétaire du syndicat FO-BTP 44 - Paru dans l'Ouest Syndicaliste 569

- L'Ouest Syndicaliste: FO-BTP-44 a tenu son AG annuelle le 11 mars dernier. Quels en ont été les points marquants ?

Laurent Pelloquin : Notre AG s'est tenue en présence de notre secrétaire fédéral national Frank Serra, de notre vieux camarade Marcel Hupel qui, il y a une trentaine d'années de cela, dirigea notre fédération et la marqua de son empreinte, ainsi que de Gilles Boulard, notre secrétaire régional et de Patrick Hébert, secrétaire de l'UD-FO.

Depuis ses origines notre fédération regroupe, autour du bâtiment et travaux publics une assez grande diversité professionnelle, jusqu'au papier carton par exemple.

Avec les mutations technologiques qui vont s'accélérant, et aussi les fusions-acquisitions d'entreprises investissant simultanément sur plusieurs créneaux économiques, il en résulte de nouveaux brassages entre les secteurs professionnels couverts par notre fédération syndicale.

D'autant que ces restructurations d'entreprises impliquent un melting-pot de PME locales et régionales, mais aussi de multinationales qui scindent leurs activités en filiales, et ces dernières en directions régionales maillant tout ou partie du territoire de l'Hexagone.

Spie, par exemple, dont le siège régional est à St-Herblain et qui emploie un millier de salariés en Pays-de-Loire, est une multinationale française du BTP comptant 400 implantations dans 30 pays et employant au total quelque 30 000 salariés. Elle s'est diversifiée entre autres dans les installations électriques lourdes, les télécommunications, et l'enfouissement des réseaux.

Personnellement, je suis salarié du groupe Jallais, une entreprise du bâtiment nantais au départ, dont 70% de l'activité est aujourd'hui la sous-traitance de pièces mécaniques pour Airbus.

La section FO de Jallais relève toujours de FO BTP 44 ; mais la bataille prioritaire de l'heure pour nous est devenue l'état des lieux et l'action commune avec tous les syndicats FO de la sous-traitance aéronautique, qu'ils relèvent de la métallurgie, de la manutention ou du nettoyage.

D'où l'intérêt de nos AG annuelles en présence de représentants de notre fédération nationale et de l'UD. Elles sont une nécessité pour croiser les informations nationales et locales sur tous ces changements qui se bousculent et auxquels nous sommes confrontés pour l'action syndicale quotidienne.

- L'O.S. : Que devient dans ce contexte la bataille revendicative, notamment concernant la feuille de paye ?

L. Pelloquin : Les temps changent, une réalité demeure: l'obstination patronale à maintenir le plus bas possible le "coût du travail".

Dernier exemple en date : Une réunion paritaire régionale sur les salaires a eu lieu le 1er décembre 2009. Nous revendiquions 3% d'augmentation. Les patrons nous proposaient... 0% comme base de négociation. Finalement, il a fallu une nouvelle réunion paritaire à Angers, le 15 janvier 2010, pour arracher 1,2% de revalorisation salariale.

Dans les agences locales de grands groupes comme Spie, il ne faut pas croire non plus que les choses soient faciles. Ainsi nos camarades de l'agence vendéenne de Challans ont dû en passer par 5 jours de grève le mois dernier pour obtenir, selon les catégories, de 0,5 à 6,28% d'augmentation, et pour les salaires les plus élevés une prime de 250 euros

- L'O.S. : Un mot de conclusion ?

L. Pelloquin : Renforcer les implantations syndicales FO est plus que jamais indispensable.

Pour défendre les intérêts collectifs et particuliers des salariés dans les entreprises, bien sûr.

Mais aussi, je pense à la sous-traitance Airbus, pour mettre en place, au niveau de FO, une coordination syndicale efficace couvrant l'ensemble des boîtes concernées. Seule la force syndicale pourra faire échec à l'externalisation.

La force syndicale de FO fait d'ailleurs son chemin : aux récentes élections de 2009 à Spie Ouest/Centre, FO est passé de 14 à 25 élus DP/CE .

20 mars 2010

COTISATIONS SYNDICALES ET REDUCTIONS D'IMPOTS


Chers camarades,

Nous sommes fréquemment interrogés par nos militants et nos syndiqués sur la situation des salariés non imposables qui ne peuvent donc déduire le montant de leurs cotisations syndicales des impôts à payer.


La confédération a sollicité sur ce sujet le président de la République dans un courrier dont vous trouverez copie ci-jointe.


N’hésitez pas à le faire circuler dans vos publications, réunions, etc.

Sincères salutations syndicales, Jean Claude MAILLY Secrétaire général


PJ : lettre au président de la République, du 24 novembre 2009

RETRAITES : FAIRE LA CLARTE !


FORCE OUVRIERE n'est pas signataire de l'appel À la journée d'action du 23 mars.


Jean Claude MAILLY, pour FORCE OUVRIERE a présenté nos revendications sur les retraites :
« Nous refusons notamment un allongement de la durée au travail, quelle qu'en soit la forme, (âge ou durée de cotisation), ainsi qu'une remise en cause du statut général de la fonction publique). »

Nous en avons assez des journées d'actions « saute-mouton » !
La défense de nos retraites mérite bien une GREVE GENERALE !


TRACT : CLIQUER SUR L' IMAGE

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RETRAITES (de politiques) : ''faites ce que je dis, pas ce que je fais''
A voir et à revoir : http://fo44.free.fr/modules.php?name=News&file=article&sid=225

16 mars 2010

RETRAITE ET JOURNEE D'ACTION DU 23 MARS


Si la Confédération FO a décidé de se joindre à la journée d'action du 23 mars, il est souhaitable de rappeler que nous avons dans ce cadre, déterminé un certain nombres de points qui ne sont pas pour nous, négociables.


A savoir :
  • l'âge légal de départ à la retraite doit rester à 60 ans
  • le non allongement de la durée de cotisation
  • le maintien du système des pensions des fonctionnaires

En effet, alors que se profile toutes sortes de propositions dites "alternatives", jamais l'idée même du financement de notre régime de retraite par répartition n'est clairement évoquée !!!

Nous demandons pour notre part : que les éxonérations accordées aux employeurs soient enfin réellement compensées, que l'assiette du financement soit élargie aux autres modes de rémunérations (intéressement, participations, stocks options etc) que la majoration d'un point des cotisations sociales soit envisagée et qu'une taxation spécifique des bénéfices non réinvestis soit mise en place.

La justesse de nos analyses et la faisabilité de nos propositions sont autant d'arguments à opposer à ceux qui souhaitent déjà enterrer cette concertation dans un vague et très dangereux constat partagé !

NON, il n'y a pas de problème démographiques en France contrairement à nos voisins européens et NON, vivre plus longtemps sans travailler n'est pas une tare mais plutôt un progrès.

Nous serons donc particulièrement attentifs aux revendications portées lors de cette journée du 23 mars.


Note: Salariés de FNAC-Relais - Contact : fo-relais@ren0.net - Syndicat du Commerce, Nantes & Région - Contact : Renaud AIGOIN - 02 28 44 19 00 | FO FNAC-Relais : http://fo-relais.blogspot.com/

SOUTIEN GREVE GENERALE EN GRECE


Les Sections FO de Fnac Relais soutiennent totalement les salariés , toutes catégories confondues, qui sont en grève.


Nous condamnons à ce titre, la volonté du gouvernement grecque, appuyée par l'Union Européenne, de leur faire payer la facture d'une crise dont ils ne sont nullement responsables.

Gel des salaires, des embauches, baisse des pensions et hausse de deux points de la TVA ...

Cette politique est inadmissible, injuste, totalement immorale et dangereusement contre productive.


Note: Salariés de FNAC-Relais - Contact : fo-relais@ren0.net - Syndicat du Commerce, Nantes & Région - Contact : Renaud AIGOIN - 02 28 44 19 00 | FO FNAC-Relais : http://fo-relais.blogspot.com/

DÉCÈS DE GABRIEL GUICHET



L'Union Départementale Cgt-Force Ouvrière de Loire Atlantique vous fait part du décès de notre camarade


Gabriel GUICHET

Secrétaire Général Adjoint puis Trésorier de L'Union Départementale jusqu'en 1999
Sécrétaire du syndicat FO des municipaux de Nantes durant de nombreuses années

L'Union Départementale vous informe que la crémation eue lieu le vendredi 12 mars à 17H au crématurium, Cimetière du parc, 7 chemin de la justice à Nantes.

Salutations Syndicalistes
L'UD FO44

UN TOUT P'TIT OUI


C'est un NON sans appel. A 93% les Islandais ont rejeté par référendum le plan de remboursement de la facture laissée par la faillite de la banque Icesave.

Ce référendum est une première depuis l'indépendance du pays en 1944. Imposé par des manifestations, il se solde par... 1,7% de OUI. Ce n'est plus un fossé entre le "haut" et le "bas", c'est un abîme.

Ce plan voté par le Parlement prétendait faire payer environ 100 euros par mois pendant 8 ans à chaque habitant.

Avec ce NON massif, le peuple islandais affirme clairement que cette dette n'est pas la sienne. C'est aussi une gifle au F.M.I. et à l'Union Européenne qui prétendent faire payer aux salariés les conséquences de leurs politiques et de la crise économique.

En Grèce, le gouvernement «socialiste», cédant aux injonctions de Bruxelles, a décidé d'imposer un plan de super-rigueur, provoquant la colère de la classe ouvrière. Le vendredi 5 mars, une première journée de grève avec manifestations a été massivement suivie. Les organisations syndicales appellent à une seconde grève le 11 mars.

En Espagne, au Portugal, les gouvernements « socialistes », cédant également à l'Union Européenne, imposent des plans qui débouchent aussi sur des grèves et des manifestations. Partout, Bruxelles impose les mêmes mesures contre les travailleurs: baisse des salaires, licenciements, remise en cause des statuts et conventions et des retraites.

En France, le gouvernement "d'ouverture" n'a pas encore dévoilé son plan. Pourtant, on en connaît déjà les grandes lignes. Ce n'est pas une surprise, il ressemblera étrangement à ceux qui sont imposés en Grèce, en Espagne, au Portugal et maintenant en Islande. Le Journal du Dimanche titre : «Grèce : vers un effet domino?» Avec un incroyable mépris, le BAFIN (Organisme de tutelle du secteur financier en Allemagne) traite de « PIIGS » (cochons) le Portugal, l'Islande, l'Italie, la Grèce et l'Espagne (SPAIN en anglais). On est bien loin de l'Union Européenne harmonieuse que certains nous promettaient pour nous faire adopter le Traité de Maastricht.


Les tensions deviennent même inquiétantes. Lors de sa visite à Berlin, le Premier Ministre Grec, Mr. Papandréou a déclaré: « les Grecs n'ont pas la corruption dans les gènes, tout comme les Allemands n'ont pas le nazisme dans les leurs ».

Le Vice-Premier Ministre grec, Théodore Pengalos, de son côté, déclare à la BBC que lors de l'invasion du pays en 1941, les allemands «ont pris les réserves d'or de la Banque de Grèce, ils ont pris l'argent grec et ne l'ont jamais rendu». Bravo l'ambiance !

Ce n'est pas encore la guerre, mais la dureté des plans imposés à la classe ouvrière confirme sans aucun doute que nous sommes en économie de guerre.

L'Union Euro-péenne et le F.M.I. poursuivent leur politique qui a conduit à la crise économique et débouche maintenant sur les plans de rigueur.

Dans ces conditions, nous savons que le gouvernement français va encore intensifier la mise en œuvre de l'austérité.

Selon le ministre Woerth, il faut récupérer 100 milliards. On comprend mieux quand on sait que sur les 300 milliards de dettes de la Grèce (cf.page 8), les banques françaises en détiennent 80 milliards, et les banques allemandes 45 seulement. En ce qui concerne les pays qualifiés de PIIGS par les financiers allemands, la France détient 618 milliards de créances et l'Allemagne 512. Pour une fois, l'Allemagne est battue !

Le JDD n'a pas tort, quand il parle d'effet domino.

Le gouvernement sait que la sévérité des mesures qu'il veut prendre risque, comme en Grèce, de provoquer la colère de la classe ouvrière.

Alors, il cherche à la contenir. Il faut être aveugle pour ne pas voir qu'il dispose, pour cette besogne, de l'appui de Bernard Thibault (1) et de François Chérèque.

Il faut aussi être amnésique, puisque, déjà en 2003, puis en 2009, on nous a joué le même film. Ce film, il commence à fatiguer la classe ouvrière. Il n'est pas certain que cette fois elle accepte les manifestations qui conduisent à l'impasse.

Le 23 mars est certainement pour les dirigeants de la C.G.T. et de la C.F.D.T. le premier acte d'une série de processions identiques à celles de 2009.

Dans la C.G.T., de nombreux syndicats manifestent leur mécontentement. Les militants de la C.G.T., et même ceux de la C.F.D.T., veulent défendre les retraites.

S'ils conservent encore quelques illusions sur les intentions réelles de leurs confédérations, notre rôle n'est certainement pas de les accompagner dans ces errements. Bien au contraire, parce que nous sommes libres et indépendants, nous devons dire clairement qu'il n'y a pas d'autre voie que celle de la grève interprofessionnelle.

C'est pourquoi, la Commission Administrative de notre Union Départementale a décidé, à l'unanimité, de ne pas participer au 23 mars, et d'engager une grande campagne d'information et de mobilisation en multipliant les initiatives et les réunions publiques.

Cette décision correspond à une orientation combative.

Naturellement, il n'est pas question de rester les deux pieds dans le même sabot. Nous savons tous que l'unicité syndicale que cherche à imposer la CGT conduit à la paralysie.

En France, comme en Irlande, en Grèce ou au Portugal, la classe ouvrière est disposée à engager le combat. Ce n'est certainement pas en cédant aux oukases de Thibault que l'on pourra ouvrir une perspective débouchant sur des succès. Au contraire, nous devons nous dresser directement aux salariés, en leur disant la vérité, sans crainte des pressions, notamment des médias.

A juste titre, notre confédération a refusé de signer l'appel intersyndical du 15 février, parce qu'il ne contient aucune des revendications indispensables pour défendre nos retraites. Notre responsabilité, c'est, dans les semaines qui viennent, de préparer l'affrontement inévitable.

En Loire-Atlantique, notre Union départementale a lancé depuis plusieurs mois une campagne pour la nationalisation des Chantiers de l'Atlantique (cf. page 6). C'est parce que nous sommes convaincus qu'il n'y a pas d'autre solution, que, malgré le scepticisme et parfois l'opposition des autres organisations, nous avons poursuivi avec fermeté notre action en nous adressant à tous, bien sûr aux élus, mais surtout aux travailleurs.

Alors certes, cette bataille n'est pas encore gagnée, mais déjà toutes les organisations syndicales du département se sont finalement prononcées pour que l'Etat prenne une participation majoritaire dans le capital de l'entreprise. Une centaine d'élus de tous bords se sont aussi prononcés en ce sens.

Le succès de la manifestation du 3 mars confirme que notre organisation peut s'opposer à l'unicité pour imposer l'action commune.


1- Cette collusion est si évidente que Eric Le Boucher, dans sa chronique des Echos du 26 février, titre : "L'Alliance Sarkozy-CGT".


Note: Patrick HEBERT, Secrétaire général de l'UD CGT-FO de Loire Atlantique

15 mars 2010

FACE AUX PATRONS, UNE SEULE SOLUTION : SYNDIQUONS !


INTERVIEW :
Gérard Caillaud, secrétaire,
Miguel Cortes,
trésorier

Syndicat départemental des transports


L'Ouest Syndicaliste : C'est à nouveau l'effervescence et le bras de fer entre salariés et patrons routiers. Le 14 décembre 2009 avait pourtant été signé un protocole d'accord dit de "modernisation sociale du transport routier de marchandises" entre syndicats d'employeurs et de salariés. Alors que se passe-t-il donc aujourd'hui ?

Miguel Cortès : Pour le comprendre, il est nécessaire de revenir sur le contexte de la signature de cet accord national de décembre 2009. Environ 500 000 salariés sont employés dans le secteur transport de marchandises et logistique. Avec des conditions de travail généralement aussi dures que les salaires sont bas. Depuis mai 2009, les discussions de branche piétinaient, le patronat restant sourd aux revendications. Après 2 années blanches côté augmentations de salaires, nous revendiquions 4% de revalorisation tant des salaires que des frais de déplacement, la mise en place obligatoire de mutuelles d'entreprise, ainsi que d'une grille d'ancienneté identique et d'un 13ème mois pour tous. Comme il fallait en passer par l'épreuve de force pour vaincre l'intransigeance patronale, l'intersyndicale FO-CFDT-CFTC-CGT-CGC lança un préavis de grève illimitée à compter du 13 décembre 2009, menace lourde d'un blocage économique du pays (et en premier lieu des centrales d'achat) à la veille des fêtes de fin d'année.

Gérard Caillaud : La météo sociale française était alors assez explosive, le gouvernement voulait à tout prix éviter de se voir confronté à une grève générale des routiers, d'autant qu'il reconnaissait lui-même la légitimité de nos revendications et n'ignorait pas le soutien dont elles bénéficiaient dans l'opinion. Alors, en sa qualité de secrétaire d'Etat aux transports, M. Bussereau convoqua les organisations patronales à une table de négociation, y déposant lui-même 100 millions d'euros d'allégement de charges, escomptant qu'en contrepartie les patrons accepteraient de desserrer un peu l'étau salarial. Mais promptes à encaisser ce cadeau de 100 millions, la plupart des organisations patronales refusaient cette contrepartie salariale. Finalement un protocole d'accord put être conclu entre l'intersyndicale FO-CFDT-CFTC-CGT-CGC et une (seule) organisation patronale, TLF (Fédération des entreprises de transport et logistique de France). Nous avons ainsi obtenu entre 2,9 et 4% d'augmentation selon les coefficients, 3% de plus pour les frais de déplacement, et des "états généraux" (la terminologie certes n'est pas celle préférée de Force Ouvrière, mais il faut faire avec) en vue de revoir notre convention collective et de généraliser le 13 ème mois.

Miguel Cortès : Comme l'a dit Gérard, hormis TLF signataire de l'accord, toutes les autres organisations patronales (la FNTR, l'UNOSTRA et OTRE) y étaient hostiles. Farouchement hostiles. Et elles sont alors parties en guerre en criant à l'asphyxie financière des entreprises, des plus petites en particulier. Mais on a vu de plus, des affiliés à TFL, tel le groupe Norbert Dentressangle, l'un des leaders du transport logistique, quitter sur le champ avec fracas TFL pour rejoindre la FNTR. Du coup, le secrétaire d'État aux transports, pour éviter le torpillage de l'accord du 14 décembre par les syndicats patronaux hostiles (... et donc aussi et surtout éviter par ricochet la grève générale des salariés du transport...), annonça, sitôt le protocole d'accord signé, que ce dernier "serait étendu à toute la profession, et que les entreprises, signataires ou non, l'appliqueront dès le début 2010." D'où la publication au Journal Officiel du 20 février 2010 de l'arrêté d'extension de "l’accord du 14 décembre 2009 portant revalorisation des rémunérations conventionnelles dans les entreprises du transport routier". Et depuis lors, c'est le branle-bas de combat dans bien des boites, où les patrons n'entendent rien lâcher sur les salaires.

- O.S : Ils ne peuvent pourtant pas se soustraire à l'arrêté d'extension de l'accord du 14 décembre 2009...

Gérard Caillaud : Non, mais certains employeurs, tous heureusement ne sont pas en cause, ont trouvé la combine, basée sur le rapport des forces patrons-salariés dans pas mal d'entreprises, pour reprendre d'une main ce qu'ils sont contraints à lâcher de l'autre. Leur arme : à l'occasion des NAO 2010, ils menacent d'abaisser le nombre d'heures supplémentaires contractuelles. Les heures sup' sont majorées de 25% au-delà de 152 heures/mois, ce jusqu'à la 180ème, puis de 50% au-delà de la 180ème. Mais notre convention collective autorise désormais le décompte des heures sup' tant sur la base mensuelle traditionnelle que sur une base trimestrielle ou même quadrimestrielle. Donc certains patrons de combat assez retords jouent de cette facilité pour s'exonérer (ou menacer de s'exonérer) du payement des heures supplémentaires mensuelles, en les noyant dans un décompte plurimensuel où les mois de sous-activité viennent écrêter les heures sup' effectuées les mois où les collègues passent toute leur vie sur la route. La propension patronale à jouer sur la plurimensualité du décompte des heures supplémentaires à payer in fine au salarié est d'autant plus forte que le ralentissement de la conjoncture économique leur en donne l'occasion. Moins de demande des consommateurs, des usines tournant au ralenti, ça engendre des baisses d'activité, voire des temps morts dans le transport routier, et ça peut fournir un prétexte providentiel aux directions d'entreprises pour ne pas avoir à payer les heures sup' effectuées certains mois eu égard aux faibles temps de conduite enregistrés le mois précédent ou le mois suivant. De plus, dans bien des entreprises soucieuses de rentabilité à tout prix, on observe une tendance à mettre toujours davantage la pression sur leurs salariés, de plus en plus stressés, car taillables et corvéables à merci. C'est d'ailleurs pourquoi on voit toutes les semaines arriver à la Bourse du travail des collègues désemparés, qui ne s'étaient jamais auparavant soucié de syndicalisme. - O.S. : Que leur dîtes-vous?

Gérard Caillaud : Que la seule solution c'est la syndicalisation, et si possible là où il n'en existe pas encore, la création d'une section FO dans l'entreprise, afin d'organiser le rapport de force face à l'employeur. FO d'ailleurs consolide ses positions. Notre récent succès aux élections professionnelles aux messageries Heppner (69 salariés sur les sites de Thouaré et Bouguenais) en est la dernière illustration. Devançant la CGT, FO obtient 58% en DP et 68% en CE.

RESULTATS CONTRASTES CRAM/CPAM


FO reconquiert le CE de la CRAM, et réussit une percée à la CPAM


Résultats contrastés pour FO aux élections CE/DP du 11 février 2010 à la CRAM des Pays-de-Loire.

En DP, avec 33,53% des voix, FO recule de 4,84% dans le collège employés, et avec 19,42% des suffrages de 5,47% dans le collège cadres.

Inversement, FO est en progrès en CE : stable dans le collège employés avec 40,4% des voix, elle gagne 3,34% des voix dans le collège cadres, où son score est de 26,36%. Suite à un recul symétrique de la CFDT, Force Ouvrière se retrouve avec 4 élus titulaires au CE (sur un total de 8), contre 3 à la CFDT et un à la CGT. FO se voit donc en position de revendiquer la direction du CE (qu'elle avait perdu en 2002 au profit de la CFDT).

Cette inversion du rapport des forces au CE à l'avantage de FO en 2010 est d'autant significative que FO et la CFDT étaient porteuses de deux projets opposés sur la politique devant être celle du CE (affiliation coûteuse du CE à l'ACENER décidée par la direction sortante CFDT du CE et remise en cause par FO, désaccords aussi sur l'existence, dénoncée par FO, d'un quotient familial).

- A la CRAM, si les agents du "Service Médical" votent avec tous leurs collègues des autres services, ils élisent par contre leurs propres délégués du personnel. Aux élections 2006 des DP du service médical, FO avait obtenu 48% en 2006, puis 50,62% en 2008. En 2010, le score est sans appel : 77 % des voix !

- A la nouvelle CPAM 44, issue de la toute récente fusion des caisses primaires de Nantes et St-Nazaire, FO s'impose dans le "paysage syndical".

Pour le moment, nous ne sommes qu'en possession des résultats du vote du collège employés au CE. Le score de FO dans ce collège est de 10,o8%.

Or aux élections de 2009, antérieures à la fusion des deux caisses, FO avait obtenu dans le collège employés 6,97% des voix à la CPAM de Nantes, et faute d'implantation depuis des décennies, n'avait déposé aucune liste sur St-Nazaire.

L'ACTION SOCIALE EN A.G


Le 12 février dernier s’est tenue l’Assemblée Générale du Syndicat Départemental de l’Action Sociale CGT FO de Loire-Atlantique, qui regroupe les salariés des associations à but non lucratif du secteur social et médico-social (prenant en charge les personnes en difficultés sociales, handicapées, etc…) ainsi que de l’Aide à domicile.

Présidée par Yann Courousse, représentant de l’UD, qui a fait état de la situation générale, cette AG a permis de brosser le tableau général de ce secteur d’activité : financées soit par la Sécurité Sociale, soit par l’Etat, soit par les Conseils Généraux, les associations se trouvent prises dans les restrictions budgétaires imposées par les «critères de convergence» dictés par l’Union Européenne, et amplifiées par les choix gouvernementaux en matière de «réduction des (soi-disant) déficits publics». De ce fait, les employeurs de ce secteur n’ont de cesse que de vouloir «rénover», voire dénoncer, les différentes conventions collectives nationales, dans le but de faire baisser le coût du travail, en remettant en cause l’ancienneté, les qualifications, les congés, …

Tout ceci va se trouver accentué avec la future – et imminente – mise en place des Agences Régionales de Santé, qui mettront en concurrence ces institutions avec le secteur privé lucratif, à l’instar de ce qui s’est déjà passé pour les Maisons de Retraite où Bouygues, par exemple, a bien compris que la dépendance pouvait être un marché bien juteux… !

Cette assemblée générale s’est conclue, après un appel à renforcer le syndicalisme libre et indépendant représenté par Force Ouvrière et la réélection d’Eric Deniset comme secrétaire départemental, par un pot convivial en présence de René Malle, secrétaire fédéral de la FNAS-FO, et de Michel Le Roc’h, secrétaire adjoint de l’UD.

08 mars 2010

LES RAISONS DE LA COLERE


C’est révoltant !
Encore des mesures prises à l'encontre des salariés par des décisions infondées si ce n'est pour faire payer un pseudo déficit de la sécurité sociale qui n'est que l'aboutissement d'exonérations de cotisations dont le montant est chiffré à quelques 30 milliards d'euros pour l'année 2008, chiffre qui sera dépassé en 2009.


Le gouvernement a arrêté la liste des produits dont le taux de remboursement par la Sécurité sociale va passer de 35 % à 15 %. Il s'agit de médicaments jugés peu efficaces par la Haute Autorité de santé, comme le Tanakan d'Ipsen, un traitement des troubles de la mémoire chez les personnes âgées.


Les décisions, médicament par médicament, paraîtront au « Journal officiel » à partir d'avril.
Au total, les économies ne pourront donc pas intervenir avant mai ou juin.

Economie attendue : 145 millions d'euros en 2010. (Dixit les échos du 26-02-2010)

Les mutuelles ayant annoncées qu’elles ne prendront pas la différence.


Les principales victimes sont toutes trouvées, ce sont les salariés qui paieront.

Il faut bien combler le prétendu déficit de la sécurité sociale !


Avec l’avalanche de milliards d’euros de profits qui viennent d’être annoncés, les résultats des entreprises du CAC 40, publiés ces derniers jours, ne donnent pour beaucoup de gens qu’un aperçu très relatif des difficultés économiques actuelles. Champion 2009 du CAC 40 en la matière, Sanofi-Aventis affiche ainsi un résultat net de 8,47 milliards. (La Croix du 24-02-2010)

Les principaux bénéficiaires sont tous trouvés, ce sont les actionnaires qui vont s’en mettre plein les poches.

Sanofi doit notamment ces résultats à une "année record" pour les vaccins antigrippaux (grippe saisonnière et H1N1)
Le seul vaccin contre la grippe H1N1 a généré un chiffre d'affaires de 465 millions d'euros en 2009 (selon le Parisien du 10-02-2010)

Il y a fort à parier que cette entreprise, qui vient de licencier 3000 de ses salariés, fournit une grande partie de ces 200 médicaments !

Cet exemple n’est qu’une infime partie des ignominies décidées par l’union européenne et ceux qui nous gouvernent qu’ils soient de droite où de gauche.

Leurs seules orientations, c’est reprendre tous les acquis sociaux qu’ont obtenus les travailleurs depuis des dizaines d’années (enseignement, emplois, salaires, sécurité sociale, retraites, etc.) aux profits des actionnaires capitalistes et financiers à qui l’ont attribue des centaines de milliards au nom de sauvegarde de leurs entreprises. On le constate depuis des années et encore plus en 2009, c’est pour licencier et ou se délocaliser dans les pays à faible coût de main d’œuvre.

2010, une année cruciale pour les retraites

En effet,le gouvernement Sarkozy/Fillon envisage, entre autres, de repousser l’âge de départ à la retraite et incite les organisations syndicales et patronales à négocier un accord sur ce point avant fin août, sans quoi un projet de loi sera débattu par le parlement en septembre.

Le 23 mars 2010, des organisations « complices » appellent les salariés à manifester dans la rue. Celle-ci sera suivie surement, comme l’an dernier, d’autres manifestations saute-moutons qui n’auront comme issue fatale, pour les salariés, que le passage à la loi décidée et annoncée par Sarkozy lui-même au cours d’un entretien télévisé.

Pour la CGT-Force Ouvrière, une seule solution, la grève générale, pour obtenir satisfaction à nos revendications qui sont notamment:

  • Retour aux 37.5 années de cotisations, calcul de la retraite sur les 10 meilleures années et le départ à 60 ans.
  • Augmentation des salaires, retraites et pensions.
  • Prise en charge à 100% des coûts de santé, des remboursements de médicaments et d’hospitalisation.
  • Un emploi pour tous, interdiction des licenciements.
  • Re-nationalisation de tous les services publics.
  • Retour à l’école laïque, gratuite et obligatoire.
  • Nationalisation des industries.
NON aux manifs saute-moutons

06 mars 2010

7000 MANIFESTANTS POUR DEFENDRE ''LA NAVALE''


Prise de parole de l’U.D. F.O. 44 :
Nathalie DURAND-PRINBORGNE


Camarades,
Salariée au Chantier, je prends la parole au nom de l’Union Départementale FO de Loire Atlantique, de l’Union Locale FO de Saint-Nazaire et région et de la section syndicale FO du Chantier Naval.
Tout d’abord, je veux remercier la présence de tous ceux, du secteur privé comme du secteur public, et de tout le département qui ont fait le déplacement ici devant le Chantier Naval pour le défendre.

Camarades,

Bien sur, FORCE OUVRIERE se félicite que, après bien des péripéties, une lettre d’intention de commande ait été signée pour un nouveau gros paquebot pour l’armateur MSC. Cette commande, qui reste à confirmer, est importante car elle va permettre le redémarrage de la production dans les ateliers qui sont aujourd’hui sans aucune activité et dont les salariés sont en chômage partiel 5 jours par semaine. Cependant, ne vous y trompez pas, à elle seule, cette commande ne garantit pas notre avenir et tous nos emplois ! Elle ne va pas redonner de l’activité à tous les secteurs de notre entreprise. Avant de redémarrer dans quelques semaines, les salariés des ateliers de fabrication de la Coque Métallique vont encore subir du chômage partiel. Pour les bureaux d’études et les secteurs du montage, ce sont encore plusieurs mois de chômage partiel qui sont programmés. Les salariés des entreprises sous-traitantes sont encore, eux aussi, confrontés au chômage partiel et même aux licenciements. Vous le savez toutes et tous, le Chantier Naval est vital pour Saint-Nazaire et sa région. Il est aussi vital pour l’ensemble du département. Mais il est aussi un symbole de l’industrie pour tout le pays ! Après Aker Yards, qui a empoché au passage de très substantiels profits, c’est le groupe Coréen STX qui aujourd’hui laisse couler le chantier. C’est pourquoi, FORCE OUVRIERE, à tous les niveaux, a mis en avant cette revendication claire nette et précise : Pour sauver la Navale de Saint-Nazaire, pour garantir tous nos emplois et ceux des entreprises sous-traitantes, l’Etat doit maintenant prendre toutes ses responsabilités, il doit NATIONALISER le Chantier pour pouvoir mettre tout son poids pour imposer les commandes indispensables ! Vous le savez, depuis la fin du mois de Novembre dernier, FORCE OUVRIERE s’est engagé dans une très importante campagne auprès des élus politiques du département. Nous en avons rencontré déjà une quinzaine de Maires, de Députés, de Conseillers Généraux et Régionaux et de Sénateurs de tout bord. Nous leur avons exposé notre revendication et les raisons qui militent pour la nationalisation du Chantier Naval. Parmi eux, un très grand nombre, de tout bord, s'est prononcé : soit pour la Nationalisation, soit pour que l’Etat devienne l’actionnaire majoritaire du Chantier.


Camarades,
Oui c’est possible : l’Etat doit prendre toutes ces responsabilités, quitte à se démarquer nettement des injonctions de l’Union Européenne. Au nom de la sacro-sainte « concurrence libre et non faussée » inscrites dans les traités de l’Union Européenne, une directive européenne de 2001 interdit aux Etats les aides directes à la construction navale. C’est encore au nom de la « concurrence libre et non faussée » que la Commission Européenne a exigé qu’ALSTOM brade le Chantier Naval de Saint-Nazaire.

Camarades,
Il faut rompre avec cette politique de dé-industrialisation de l’Union Européenne. Vous pouvez compter sur FORCE OUVRIERE : avec votre appui et votre soutien, nous ne lâcherons pas, nous continuerons à nous battre pour que l’Etat prenne toutes ces responsabilités en nationalisant la Navale de Saint-Nazaire. Nous continuerons à rencontrer les élus et les membres du gouvernement pour que cette revendication soit satisfaite dans les plus brefs délais.