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10 juillet 2012

UNE GOUTTE DE CROISSANCE DANS UN OCÉAN DE RIGUEUR


Le suspense n'aura pas duré longtemps, et nous connaissons maintenant les intentions du Président de la République et du gouvernement.


La rigueur budgétaire est donc à l'ordre du jour ! «Il ne s'agit pas de rigueur, mais d'une politique juste et responsable», clame pour se défendre le ministre des finances Pierre Moscovici. «Juste», le gel des traitements des fonctionnaires, qui ont déjà perdu 48% de leur pouvoir d'achat depuis trente ans ?

«Responsable», la suppression de milliers de postes dans la fonction publique ?

En fait, la France, comme les autres nations européennes, est engluée dans une logique de soumission à la politique de la Troïka. Cette politique conduit à la désindustrialisation, au chômage et à la liquidation des services publics.

Tous les voyants économiques sont au rouge, la croissance est en berne (0,4% en 2012), et les économistes annoncent cette année un recul du pouvoir d'achat de 1,2%,.

Du jamais vu depuis 1984, après le tournant de la rigueur de 1982. Ce n'est pas le volet «croissance» de 120 milliards (dont plus de la moitié était déjà budgétée) décidé lors du sommet européen qui va changer quelque chose. Au contraire, la proposition de soumettre le TSCG à ratification dans «un délai qui ne sera pas long» risque de conduire sans aucun doute à la décroissance. Avec le TSCG ou  "pacte budgétaire", c'est l'austérité institutionnalisée !

Comme le précise la déclaration de la Commission Exécutive Confédérale du 28 juin dernier, « Face à une crise du système capitaliste qui s'enracine et s'aggrave (…) il est indispensable de remettre en cause les traités qui depuis une vingtaine d'années ont ancré l'Europe dans le libéralisme économique au mépris du progrès et des droits sociaux ».

Ne pas rompre avec les traités européens, c'est à coup sûr conduire la France à la situation de la Grèce, et par conséquent à la paupérisation de la classe ouvrière.

La classe ouvrière est en droit d'espérer un vrai changement.

Mais pour l'obtenir elle devra une fois de plus l'imposer par l'action. En tout état de cause, nous n'accepterons aucune politique d'austérité, qu'elle soit de droite, de gauche ou syndicale.
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MLR