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09 octobre 2020

Rentrée scolaire : les revendications ne sont pas bâillonnées

Le 27 août dernier, à quelques jours seulement de la rentrée scolaire et sans avoir recueilli l’avis des représentants au Comité d’Hygiène et Sécurité Conditions de Travail Ministériel (CHSCTM), le ministre de l'éducation nationale a rendu public un nouveau protocole dit « sanitaire ». Dans les faits, ce protocole reporte sur les personnels la responsabilité de leur propre protection, tandis que le ministère se dédouane de ses propres obligations d'employeur en matière de santé et de sécurité au travail. 

La médecine de prévention en constitue un exemple frappant. Alors que l'académie de Nantes compte plus de 60 000 agents (enseignants, administratifs et techniques, personnels de direction, médico-sociaux...), seuls 4 médecins de prévention exercent dans l'académie. Aucun en Loire-Atlantique !

Dans le même temps, le gouvernement se saisit de l'opportunité offerte par la covid-19 pour amplifier ses attaques contre l’école républicaine et les statuts qui lui sont attachés (« hybridation » des enseignements, « statut » du directeur d’école, activités 2S2C, territorialisation, casse du baccalauréat…). Dans ce contexte, les syndicats départementaux de la Fédération nationale de l'Enseignement, de la Culture et de la Formation professionnelle Force Ouvrière (FNEC FP FO) n'ont pas quitté le terrain des revendications, notamment sur la question des salaires et des postes. 

Dans le premier degré, le risque de pénurie de remplaçants est ainsi très important. Force Ouvrière a donc demandé au recteur d'académie l'ouverture de la liste complémentaire, permettant d'affecter devant les élèves des professeurs des écoles bénéficiant du statut de fonctionnaires d'état.

Dans le second degré, le maintien d'une classe dans deux collèges de Loire-Atlantique démontre que la mobilisation des personnels, avec leurs syndicats FO, paie.


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Victoire revendicative dans deux collèges de Loire-Atlantique

Contribution de Christian Lambert - SNFOLC 44


Collège René Guy Cadou - Montoir de Bretagne

En février 2020, le rectorat a annoncé la suppression d’une classe de 5ème au collège de Montoir-de-Bretagne. Alors que, sur l'année scolaire 2019-2020, la moyenne était de 22 élèves par classe en 6ème, les effectifs seraient passés à 30 élèves par classe en 5ème pour la rentrée 2020.

Immédiatement, la section FO du collège a réagi. Elle est intervenue en déposant une motion au Conseil d’administration et a adressé une lettre au Directeur académique pour demander l’annulation de cette suppression. Réponse : la question sera étudiée en fin d’année scolaire. 

En mars, le confinement est arrivé mais la revendication a été maintenue et, dès la sortie du confinement, la section FO s’est réunie. Elle a formulé une audience auprès des services du Directeur académique, afin d'obtenir le maintien de la classe de 5ème ainsi que des moyens en assistants d’éducation pour la vie scolaire.

La délégation a été reçue le 7 juillet par le Directeur académique adjoint. Elle était constituée d’un Conseiller principal d’éducation, de deux enseignants et d’un parent d’élève. Tous sont syndiqués à FO. Ils ont insisté pour dire que, dans le contexte sanitaire, l’heure n’était pas à surcharger les classes.

Le parent d’élève, qui travaille dans l’industrie aéronautique, a indiqué que la rentrée serait difficile pour les familles et qu’il fallait tenir compte du contexte socio-économique. Le directeur adjoint a entendu les arguments et a été obligé de reconnaitre la légitimité de la revendication. il s'est cependant contenté de dire qu’il ferait remonter à sa propre hiérarchie.

L’initiative a cependant eu un effet d’entraînement, puisque le maire de Montoir-de-Bretagne a écrit au Directeur académique et a sollicité l’appui de la députée pour demander le maintien de la classe. Craignant sans doute que l'unité autour de cette revendication ne fasse boule de neige, les autorités académiques ont annoncé au principal, le jeudi précédant la rentrée scolaire, que la classe était maintenue. Pour autant, la section FO ne s’arrête pas là. Un courrier est reparti pour la demande de moyens en assistants d’éducation.          


Collège Rosa Parks Clisson

Au conseil d’administration du 6 juin du collège Rosa Parks à Clisson, les enseignants apprennent que 21 élèves de 6ème venant de l’enseignement privé ont été oubliés dans les effectifs, mais que le nombre de classes resterait le même. Les classes de 6ème passeraient donc de 25 élèves à 28 ou 29 élèves.

Aussitôt les collègues se réunissent en intersyndicale et demande la création d’une classe de 6ème supplémentaire. Les enseignants du primaire, les parents d’élèves et la presse sont contactés.

Le confinement n’a pas fait baisser la mobilisation qui prend une telle ampleur que, le 9 juillet dernier, la création d’une classe supplémentaire  de 6ème est actée.


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Comme pour les hospitaliers, 183 € pour tous !

Personnels administratifs de l'Éducation nationale - Extraits d'un tract du Spaseen FO 

En 2017, l’inflation est officiellement déterminée à hauteur de 1 %.  Elle est de 1,8% en 2018. Et à nouveau de 1 % en 2019. L'inflation de 2020 s’annonce encore plus importante que celle de l’année précédente.

Le gel du point d’indice implique  une baisse mécanique de notre pouvoir d’achat, donc de nos salaires réels. Depuis 2000, la perte subie par les fonctionnaires est de près de 20 %.

Pour l’année 2018, l’INSEE a déterminé que les fonctionnaires d’Etat avaient subi une nouvelle baisse de 1,4 % de leur pouvoir d’achat. Le détail par catégorie est le suivant :

  • C et A : -1,4% en moyenne
  • B : -2% en moyenne
  • Contractuels : -2,1% en moyenne, jusqu’à -3% pour les salaires les plus faibles.     

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Réaction FO à la Conférence de presse du Premier ministre (Yves VEYRIER, Secrétaire général, le 27 août 2020)