InFOrmation syndicale

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04 novembre 2013

CHANTIER NAVAL : PERCÉE SPECTACULAIRE DE FO CHEZ STX

Elections DP et CE du 17 octobre 2013 : FO progresse très fortement et devient le troisième syndicat représentatif !
Les remerciements aux salariés et l'analyse de la section FO-STX
L’équipe syndicale FO du chantier naval remercie chaleureusement tous les salarié(e)s qui nous ont apporté leur voix, soutenant ainsi clairement notre action syndicale menée depuis les élections de 2010 et particulièrement ces derniers mois.

- Voir aussi : RÉSULTATS CE & DP CHEZ STX - élections du 17 octobre 2013

M. le Directeur Général avait pourtant intimé "le bon choix"
Le Directeur général de STX-France, Monsieur Laurent Castaing, est un manager branché. Et même un véritable esthète du coup de vernis  rajeunissant "démocratie sociale"-"diagnostic partagé"-"baisse compétitive du coût du travail" sur les reliques corporatistes de la tout de même déjà bien vieille doctrine sociale de l'Eglise exhortant les prolos aux sacrifices matériels dans l'intérêt du "Bien Commun".
Qui plus est, ce féru ès-management selon le "bien commun" est aussi apôtre-missionnaire : c'est avec allant qu'il a pris, quelques jours avant les élections professionnelles du 17 octobre à STX, son bâton de pèlerin pour révéler à "son" personnel que le salut commun ne peut aujourd'hui que passer par un serrage de ceinture "de l'ordre de 5 à 10% de la masse salariale". Et d'appeler chacun en conséquence le 17 octobre, selon les termes mêmes de sa lettre adressée individuellement à tous les salariés, au "bon choix" (au "bon choix" à l'évidence en vue d'un bon accord ANI, bien sanglant, qui ferait saliver d'admiration tant le MEDEF que l'Elysée).
Mais le "bon choix" des salariés électeurs ne fut pas celui du directeur général conseilleur : un bond de 10,4% propulsant FO de 8,8 à 19,2% des voix, ... avec symétriquement une CFDT en plongeon de 7 points.

***

Un événement dans l'histoire sociale et syndicale nazairienne... et au-delà
L'indépendance et la pratique contractuelle responsable de Force Ouvrière marquent sa différence dans le "paysage syndical": Dès lors qu'il y a, pour reprendre l'expression d'André Bergeron "du grain à moudre", FO privilégie à l'agitation la conclusion d'accords avec l'interlocuteur patronal. Mais quand la situation l'exige et le permet, elle n'exclut pas non plus la grève, y compris interprofessionnelle pour "bloquer le pays".
Ainsi est-ce la section FO Sud-Aviation de Bouguenais qui fut à l'initiative en mai 1968 de la première grève locale générant la déferlante nationale qui suivit.
Mais, c'est aussi FO, qui, deux ans plus tard, signait en 1970 à l'aéro "l'accord société", qui allait permettre au cours des années et décennies suivantes aux salariés   de l'aéro de creuser l'écart avec les métallos des autres boites, et en particulier localement par rapport à ceux du chantier naval.
D'où les tirs croisés qui se multiplièrent alors pour marginaliser, voire effacer, du "paysage  syndical naval" le syndicat du grain à moudre. L'objectif fut presque atteint en 2008, où FO, matraquée de toutes parts, ne recueillit en CE que 2.7% des suffrages.

C'était l'époque où le turn-over des multinationales pour entrer puis sortir du capital du chantier naval avait débuté, mettant en péril l'outil industriel et les salariés. Réduite à une poignée de militants tenant bon, la section FO fut alors la seule à poser les vraies questions, éludées  par les subsidiaires affichés ou honteux de Bruxelles. A savoir : la "concurrence libre et non faussée" mortifère des "traités" interdisant les aides à la navale, et la nécessité d'une nationalisation du chantier, ou a minima d'une participation majoritaire de l'Etat à son capital.
Tant les autres organisations syndicales que les principaux élus politiques du département finirent par admettre le bien-fondé de la "participation majoritaire"... qui par adhésion à l'idée ... qui du bout des lèvres pour ne point s'afficher sortant des clous de l'UE.
En cet automne 2013, les rumeurs de vente des chantiers par STX, et le projet de la direction (qui lui ne relève pas de la rumeur) de casser le coût du travail à Penhoët (on peut le présumer pour doper le prix de vente à un futur repreneur) ne font que valider le combat mené ces dernières années par la section FO du chantier, avec le soutien du Syndicat des métaux et de l'UL de St-Nazaire, de l'UD et de la Fédé FO de la métallurgie. Et là est la signification profonde du succès remporté par nos camarades aux élections DP-CE du 17 octobre.