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06 mars 2020

Ni retraite par points, ni « E3C » !

Épreuves communes de contrôle continu 

II faut arrêter le massacre. Depuis le 20 janvier dernier, pas une journée ne se passe sans que le désastre des « épreuves communes de contrôle continu » (E3C) ne soit mentionné dans la presse. 
Dans le département, à Blain comme à Pornic ou dans plusieurs lycées de Nantes (Camus, Clémenceau, Guist’hau, Livet, Mandela...), la mobilisation des enseignants et des lycéens a permis d’obtenir le report ou l’annulation des E3C. Dans les faits, il n’est pas un seul lycée dans lequel les E3C se sont déroulées sereinement, avec l’adhésion des enseignants. Dans la plupart des cas, 75% des professeurs chargés de surveillance se sont mis en grève, tandis que d’autres les ont suivis en soutien. Il a donc été parfois fait appel à des personnes extérieures à l’établissement pour surveiller les élèves, sinon aux assistants d’éducation, personnels administratifs ou territoriaux, au mépris de leurs missions statutaires. Dans le même temps, les personnels de direction sont eux-mêmes sous tension, entre le marteau et l’enclume. 

La réalité, c’est que les enseignants refusent de livrer leurs élèves au « grand n’importe quoi » du bac Blanquer, qui constitue une rupture fondamentale de l’égalité républicaine. Les lycéens refusent quant à eux d’être une « génération cobaye ». Face à cette résistance, le gouvernement accentue le chaos par la répression : gazage, matraquage, gardes à vue, sanctions ou menaces de sanction, zéros d’office aux élèves soupçonnés d’organiser des blocages, etc.

Ne nous y trompons pas : le désastre des E3C ne concerne pas seulement les enseignants qui, au demeurant, ont raison de défendre, avec le syndicat FO des lycées et collèges, leurs statuts particuliers, indéfectiblement liés à l’école de la République. Outre le fait que les élèves souffrent de la situation (recrudescence des crises d’angoisse, pleurs, malaises dans les établissements), il nous revient de comprendre que la casse du baccalauréat fait partie intégrante du projet de société ubérisée de Macron, au même titre que la contre-réforme des retraites et celle de l’assurance chômage. En revendiquant l’abandon des E3C et de la « réforme » du lycée, en exigeant le retour à des épreuves terminales, anonymes et nationales du baccalauréat, premier grade universitaire, Force Ouvrière  défend là encore les intérêts matériels et moraux  propres à l’ensemble des salariés : il s’agit de défendre nos qualifications contre les « blocs de compétences », c’est-à-dire une notion juridique à dimension collective contre l’individualisation et l’arbitraire patronal. En mettant tout en oeuvre pour faire échouer les E3C, les militants Force Ouvrière sont ainsi pleinement engagés dans le combat pour l’augmentation des salaires, ceux d’aujourd’hui et ceux de demain.

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DSDEN 44 : 150 militants réunis le 29 janvier
Intervention d’Hélène Macon - Secrétaire départementale du SNFOLC 44
«Merci à tous les collègues présents à ce rassemblement en pleine bagarre historique contre le projet Macron sur les retraites. Nous sommes réunis ici pour condamner les suppressions de postes annoncées pour la rentrée prochaine, particulièrement dans les lycées : 12 à 13 postes supprimés à Jean Perrin ; 200 heures à Livet, soit environ 10 postes ; 2 postes en moins au lycée de Guérande, 4 à Blain, 1 à Clisson (...)
Nous n'acceptons pas non plus les épreuves communes de contrôle continu, les E3C, qui remplacent un baccalauréat avec épreuves terminales, anonymes, vrai diplôme national et premier grade universitaire. Les E3C conduisent à une désorganisation elle-aussi historique, avec un épuisement professionnel sans précédent des collègues, mais aussi des élèves. Elles plongent les familles dans une inquiétude profonde. Nul ne peut accepter leur mise en place à marche forcée ! Il y a le feu dans la plupart des lycées et les soi-disant épreuves sont annulées, reportées ou se passent difficilement grâce à la mobilisation des 99,9 %, de tous ceux qui n'acceptent pas. (...) Et à cela, les seules réponses sont les menaces et la répression : gardes à vue, sanctions disciplinaires, lacrymos ! Nous les condamnons et nous soutenons les collègues et, déjà, quelques bruits de couloir indiquent que le ministère commencerait à reconnaître les difficultés (...) Dans ces conditions, restons unis, déterminés et mobilisés pour gagner !»
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Enseignement en grève : E3C=0 !
Intervention violente des forces de l'ordre au lycée Guist'hau
Mercredi 29 Janvier: Journée de rassemblement et de manifestations