InFOrmation syndicale

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10 avril 2009

LA GRÈVE CONTRE LA PRIVATIVATION DU PORT AUTONOME


La situation actuelle de conflit dans les ports, et en particulier celui de Nantes Saint-Nazaire, est liée à la mise en musique de la privatisation des ports autonomes votée en juillet 2008 suite aux exigences de l’Union Européenne et de la présidente du MEDEF.

La bureaucratie de la fédération CGT des Ports et docks (en position très majoritaire sur les ports autonomes) a choisi d’accompagner cette privatisation.

En expliquant aux salariés qu’il ne fallait «pas écouter les oiseaux de mauvais augure parce que la fédération avait le dossier bien en mains», les responsables fédéraux de la CGT et certains de leurs relais dans les ports ont refusé l’appel à un mouvement que tous les salariés attendaient : la grève totale et le blocage des ports jusqu’au retrait du projet de privatisation cyniquement appelé «Plan de relance des ports».

Puis les salariés ont été pris dans une spirale de mouvements sociaux tournants et sporadiques, qui, au final, auront coûté doublement cher aux salariés. D’abord sur leurs bulletins de salaires, ensuite par le fait que la privatisation était actée.


Les conséquences de l'accord-cadre signé en 2008 par la CGT

Le 30 octobre 2008, la CGT a signé un "accord-cadre" avec le patronat sur le transfert des personnels de la manutention portuaire vers les opérateurs privés. Les dispositions de cet accord-cadre, dénoncé par FO, ont été reprises et rendues obligatoires par le décret 2008-1240 du 28 novembre 2008.

Nous sommes aujourd'hui dans la phase de mise en musique du nouveau dispositif. Mais il y a des couacs : de nombreux salariés transférés au privé ou dans des filiales sans aucune viabilité économique se révoltent. Pour masquer les conséquences de l'accord-cadre d'accompagnement qu'elle a signé, la CGT détourne la colère en opposant aux "projets" des directions des ports ses propres contre-projets.

Et comme aux plus hauts sommets de l'Etat, la CGT dispose de complicités pour lui garantir, autant que faire se peut, sa position syndicale hégémonique, on en arrive, comme au port de Nantes/St-Nazaire à une déstabilisation des directions des ports.

Livrée à elle–même, celle du port de Nantes/St-Nazaire a délégué aux responsables de la CGT le pouvoir de négocier directement, en tête à tête avec les entreprises de manutention, le sort des salariés !

Ça pète !

Mais tel un boomerang, les magouilles tous azimuts des apparatchiks CGT du port sont en train de se retourner contre eux.

Le lendemain même de la journée d'action "interpro" du 19 mars, les salariés, techniciens, administratifs et cadres, victimes collatérales sacrifiées collectivement dans les règlements de compte vis-à-vis des non adhérents CGT, se sont réunis... Et ils ont décidé, par un vote à l'unanimité, avec le total soutien de FO, d’entamer un mouvement de grève contre leur transfert dans une filiale. Transfert obligatoire décidé et voulu sans eux et contre eux.

... Affaire à suivre...

"Poser la question de la renationalisation"
extrait d'un tract qui a fait tilt au Port de Nantes/St-Nazaire

" (...) Tout le monde le sait la viabilité économique ne sera pas au rendez-vous de la privatisation des ports autonomes.

Aujourd’hui à l’aide de chiffres bidonnés on veut nous faire croire au Père Noël d’une filiale maintenance qui se développerait dans un contexte de récession... et avec, localement, les risques de disparition pure et simple de la navale.

La privatisation de la construction navale il y a quelques années, puis celle d’Airbus plus récemment, ont conduit ces entreprises à des difficultés qui amènent à poser la question de leur renationalisation.

(...) Il est temps d’exiger l’arrêt du processus de liquidation. Il est temps d’éviter le saut dans le vide auquel les apprentis sorciers ou les adeptes d’une politique économique qui a prouvé sa nocivité, veulent nous contraindre.

(...) Arrêt total du processus de privatisation-liquidation: la CGT-FO soutient et soutiendra tous les salariés qui s’engageraient clairement dans cette voie. Localement comme nationalement. Nantes, le 11 mars 2009,

le Syndicat FO 44 des ports



Note: Gérard Perron, secrétaire du syndicat FO 44 des ports