InFOrmation syndicale

17 MARS DE 9H À 17H FORMATION "RETRAITE" --- ...

31 mai 2011

FONCTIONNAIRES : IL EST URGENT D'AUGMENTER LES SALAIRES


FO revendique :
  • 5% d’augmentation de la valeur du point d’indice pour les années 2011 et 2012,
  • 44 points d’indice pour tous (environ 200 euros) au titre de la perte du pouvoir d’achat depuis 2000,
  • Une revalorisation générale de la grille indiciaire pour toutes les catégories C, B et A plaçant le minimum de rémunération à 120% du SMIC,
  • La revalorisation des indemnités kilométriques et déplacements dans le cadre des missions
  • Une prime de transport pour tous,
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Contact : http://www.fo44.org/p/contact.html

SALARIE PROTEGE ET RUPTURE CONVENTIONNELLE

Pour quels salariés protégés faut-il l'autorisation de l'inspecteur du travail ?
Quels sont les représentants du personnel visés par la procédure spécifique de rupture conventionnelle ?
Tous les représentants titulaires d'un mandat et qui sont listés aux articles L.2411-1 et 2411-2 du Code du travail.

Qu'en est-il des anciens représentants du personnel ?
Dans sa circulaire du 17 mars 2009, le ministère du travail a admis que les anciens salariés protégés qui bénéficient toujours de la protection attachée à leur ancien mandat bénéficient aussi de ces dispositions. L'autorisation de l'inspecteur du travail est nécessaire, a décidé l'administration.

Pour les salariés protégés pour avoir demandé l'organisation d'élections ou s'être porté candidat ?
La loi est muette et la circulaire ministérielle n'a pas abordé ce cas de figure.

Faut-il consulter le comité d'entreprise sur la rupture conventionnelle d'un salarié protégé ?
Oui. Cette consultation doit avoir lieu avant la signature de la convention de rupture conventionnelle. Cette consultation est nécessaire lorsque la rupture conventionnelle vise un membre du CE, du CHSCT, ou un délégué du personnel.
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Gérard VERGER - juridique@fecfo.fr

30 mai 2011

CHOMAGE: UNE BAISSE EN TROMPE L’ŒIL

Alors que les chiffres du chômage pour le mois d’avril viennent d’être publiés (-0,4% pour la catégorie A entre mars et avril 2011), FO ne se joindra pas au satisfecit gouvernemental.

Comme Force Ouvrière le rappelle depuis plusieurs mois, nous sommes face à une situation inquiétante du chômage des plus de 50 ans (+12,9% sur un an) et à une explosion du chômage de longue durée (+33%, sur un an, d’augmentation pour les demandeurs d’emploi inscrits entre 2 ans et moins de 3 ans).

Sous emploi, précarisation, flexibilité, tel est le modèle dominant qui est en train de resurgir après la crise.

Alors que l’inflation repart, que la consommation des ménages baisse, que l’austérité budgétaire s’installe, FO appelle à une autre politique macro-économique de croissance qui passe, notamment, par une augmentation des salaires, seule susceptible de faire baisser le chômage durablement.
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Stéphane LARDY, Secrétaire Confédéral - stephane.lardy@force-ouvriere.fr

REVENDIQUER UNE AUTRE EUROPE

Pendant trois jours et demi s’est tenu à Athènes le congrès de la Confédération européenne des syndicats (CES)[ vidéo : CES: LES TRAVAILLEURS PAIENT LE PRIX DE LA CRISE FINANCIERE ]

Le choix d’Athènes n’était pas anodin. Comme l’ont expliqué nos camarades grecs, les travailleurs y subissent de plein fouet et lourdement les conséquences des plans d’austérité imposés par l’Union européenne, le FMI et la BCE: chômage, baisse de salaires, privatisations et recul des droits sociaux sont au programme.

Lors du précédent congrès à Séville en 2007, à l’occasion du débat sur le rapport d’activité, des tensions étaient apparues sur le traité constitutionnel et nous avions été de ceux qui avaient fermement critiqué la logique néolibérale du pacte de stabilité et de croissance qui place les droits sociaux en variable d’ajustement des dogmes économiques libéraux.

Depuis, la crise du système capitaliste a éclaté et la décision récente des gouvernements européens de renforcer l’austérité avec ce qu’ils appellent le «pacte euro plus» a été massivement rejetée et condamnée par le congrès, qui a réaffirmé la nécessité d’augmenter les salaires, de combattre le chômage, de préserver les services publics, de mettre en place une taxe sur les transactions financières.

De même, le congrès exige une révision de la directive détachement qui sert aujourd’hui à favoriser le dumping social et salarial.

De fait, la crise et ses conséquences conduisent à une plus grande combativité. Dans tous les pays, à des degrés divers, l’austérité est en place, allant jusqu’à remettre en cause la liberté de négociation. C’est le cas en France, comme je l’ai expliqué à la tribune du congrès à Athènes, avec la volonté du gouvernement et du président de la République de modifier la Constitution pour y graver dans le marbre le zéro déficit, ce qui conduirait notamment à contraindre les négociations pour les régimes paritaires.

Aujourd’hui, si l’Europe est de plus en plus impopulaire, c’est bien parce qu’elle est restrictive, qu’elle suit la doctrine du capitalisme libéral, qu’elle est génératrice de chômage, de précarité et d’inégalités croissantes.

C’est d’ailleurs pourquoi mobiliser pour l’Europe sociale c’est revendiquer une autre Europe, avec d’autres modalités, une Europe facteur de progrès social. C’est le sens de la revendication de clause sociale dans les traités.

Cela exige des syndicats au niveau européen, donc de la CES, une combativité, une fermeté et une détermination.

Comme je l’ai encore indiqué à Athènes, nous n’avons pas le droit d’hésiter.

Le congrès d’Athènes a montré que la CES prenait ce chemin, un chemin que pour notre part nous avions déjà pris depuis longtemps. Il s’agit maintenant de ne pas s’arrêter en route.
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Edito de Jean-Claude MAILLY - FO Hebdo 2989

REVENDICATIONS DES AGENTS DE LA FONCTION PUBLIQUE

TERRITORIAUX - HOSPITALIERS  - ETAT - POSTE ET TELECOMMUNICATIONS, une délégation interprofessionnelle FO déposera une motion à la préfecture le mardi 31 mai 2011.
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Contact : http://www.fo44.org/p/contact.html

AUGMENTATION DES SALAIRES ET DU POUVOIR D’ACHAT : DIGNITE, JUSTICE SOCIALE, EFFICACITE ECONOMIQUE

J’aurais pu débuter cet éditorial par faire le point sur la crise, sur la question de l’emploi, la fumeuse prime de soi-disant mille euros, et donc la question des salaires et du pouvoir d’achat ; mais comment considérer le nouveau suicide qui vient de se produire à France Télécom comme étant un acte auquel l’on peut s’habituer ?

Non, rien ne justifie le fait de mourir au boulot !

France Télécom s’est retrouvée sur le devant de la scène, mais de nombreux secteurs professionnels et de nombreuses entreprises sont concernés par des cas de salariés mettant fin à leurs jours en raison de la pression professionnelle.

Malgré les études, colloques et grandes tirades sur la question de la souffrance au travail, rien ne change, la spirale affreuse n’est toujours pas enrayée, car il n’y a aucune volonté de s’attaquer aux causes réelles du problème : l’organisation du travail.

Il s’agit aussi et surtout de considérer l’être humain comme une richesse et dans toute sa dignité.

Non pas comme un pion et un simple coût, utile quand il rapporte et à jeter quand il fait preuve de faiblesse (âge, maladie, congé maternité, etc.).

La dignité passe également par des salaires décents et par une progression du pouvoir d’achat.

Devant la pression syndicale sur les salaires, le gouvernement tente de désamorcer la juste revendication salariale en allumant un contre-feu et propose la fumeuse prime de 1 000 euros.
Très vite, tout le monde s’est rendu compte que c’est une façon de tenter de limiter les prétentions salariales, et que compte tenu du lien idéologique de cette prime avec l’évolution de la rémunération des actionnaires, cela en limite la portée sur le fond, mais aussi sur le périmètre des entreprises concernées.

Il s’agit, de surcroît, d’une ingérence (de plus) dans la liberté de négociation entre syndicats de salariés et syndicats patronaux.

Ce n’est pas que nous soyons par principe contre toute ingérence publique, mais elle doit s’exprimer quand la négociation a trouvé ses limites.

Par exemple, nous attendons toujours que le gouvernement mette au pas le patronat des branches professionnelles dont les premiers niveaux de rémunération sont encore sous le niveau du SMIC.

De vraies négociations salariales de branche puis d’entreprise destinées à faire progresser les salaires et le pouvoir d’achat, y compris au détriment de formes annexes de rémunération : c'est non seulement une question de dignité, mais c’est aussi une question de justice sociale mais également d’efficacité économique, car cela amorcera la pompe de la machinerie économique.

Ne pas le faire, c’est prendre le risque de la multiplication de conflits sociaux éprouvants pour les salariés et les entreprises concernées, juste par et pour une certaine idéologie.

Idéologie de baisse du coût du travail plus que jamais défendue par ce gouvernement et par les décideurs européens ; ceux-là même qui ne sont jamais choqués par l’augmentation indécente de la richesse de quelques uns, même si elle se fait sur le dos de la collectivité publique et qu’elle met en péril la cohésion sociale.

Défendre les salaires et le pouvoir d’achat : une nécessité républicaine !
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Serge LEGAGNOA, Secrétaire général

27 mai 2011

CES: LES TRAVAILLEURS PAIENT LE PRIX DE LA CRISE FINANCIERE

16 mai 2011: Jean-Claude MAILLY au congrès de la Confédération Européenne des Syndicats

par Force_Ouvriere

SYNDICAT NATIONAL DES COLLEGES ET LYCEES : ILS REJOIGNENT FO

Les principaux responsables du Syndicat National des Collèges et Lycées (SNCL-FAEN) de l'académie de Nantes -300 syndiqués- ont décidé de rejoindre le syndicalisme confédéré Force Ouvrière. Olivier Rosier, responsable national des Professeurs de Lycée Professionnel (PLP) du SNCL devient ainsi secrétaire académique du SNETAA-FO (syndicat FO de l'enseignement technique), syndicat historique de la profession affilié depuis l'automne dernier à la Fédération de l'enseignement Force Ouvrière. Jean-André Corgnet, responsable national des Professeurs d'Enseignement Général de Collège (PEGC) et secrétaire académique du SNCL, rejoint pour sa part le SNFOLC (syndicat FO des Lycées et Collèges) et assumera, entre autres, les responsabilités liées à la défense des PEGC dans le syndicat.

Avec la loi du 20 août 2008 et sa déclinaison dans la fonction publique, la disparition des syndicats de petite taille était programmée. Deux solutions s'offraient alors aux militants qui n'acceptent pas la dictature des syndicats institutionnels de l’Éducation Nationale : soit une alliance sans principe et sans avenir avec la CFTC et une autre organisation syndicale autonome (SNALC-CSEN), soit un rapprochement avec Force Ouvrière afin de constituer une « troisième force » fondée sur la défense réelle des intérêts particuliers et collectifs des enseignants.

Olivier Rosier et Jean-André Corgnet ont choisi cette « troisième voie », celle de l'indépendance syndicale, celle de la défense du statut général de la Fonction publique et des statuts particuliers des corps de fonctionnaires, celle de la défense du pouvoir d'achat. De nombreux autres militants, de toutes organisations syndicales, se posent également la question de rejoindre ce syndicalisme libre et indépendant que représente Force Ouvrière.

Gageons qu'avec leur histoire et leurs traditions, ils trouveront toute leur place dans les syndicats confédérés Force Ouvrière.
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Déclarations d'Olivier ROSIER et de Jean-André CORGNET
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Contact : Michel LE ROC'H

ACCORD A MANUFIL

Manufil est une filiale de la société Lambert, dont le siège est établi à Couëron, et qui est spécialisée dans les clôtures et les fils d'acier. 

Malgré une conjoncture économique en creux, la direction a maintenu la pratique contractuelle avec Force Ouvrière.
Et si FO n'est pas parvenue, à l'occasion des négociations salariales 2011, à obtenir satisfaction sur toutes ses demandes, un accord a pu être signé, qui fait mieux que préserver le pouvoir d'achat: une augmentation des salaires (3%) supérieure à l'inflation, avec révision à la hausse des primes de panier, de transport et de tonnage.

ASSEMBLEE GENERALE DE L'UNION LOCALE FO DE BASSE LOIRE

L’AG de L'Union Locale FO de la Basse-Loire s’est tenue à Couëron, en présence de Bruno Cailleteau, représentant de l’UD FO 44, et du secrétaire départemental des services publics, Michel Genté.

Municipaux de Couëron :
Consécutivement aux dernières élections seuls FO et la CGT sont présents et représentatifs à la mairie de Couëron. La section se développe et se renforce, elle réalise ses assemblées générales régulièrement. FO déplore l'absence d’augmentation générale de salaire en 2010 et 2011,

Essences des Armées (déclaration des Retraités FO de la Basse-Loire) :
La privatisation du stockage des essences fait que le site est voué à disparaître, il ne devrait plus y avoir de stocks d’essence à Couëron d’ici la fin 2013. Le site était, en son temps, le plus gros dépôt de France,

DCN Indret :
Le syndicat FO continue à se renforcer avec des jeunes militants, FO est représentatif suite aux dernières élections. Une campagne de syndicalisation est en cours avec l’aide de l’UD,

Arcelormittal :
FO a pris la gestion du CE et pèse 42,5% suite aux dernières élections.
FO a négocié et obtenu 2,7% d’augmentation pour 2011 et une clause de 4,5% d’augmentation minimale de salaire sur 2 ans (2010 et 2011),

Les Municipaux de St-Herblain et de La Montagne étaient excusés.
Un point sur la Trésorerie a été réalisé, et les comptes ont été approuvés à l’unanimité.
Election du bureau : Le bureau a été reconduit et voté à l’unanimité.
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Nouveau siège de l’UL-FO de la Basse-Loire :
A l’occasion de l’inauguration des nouveaux locaux de la Tour à Plomb, nous organiserons une exposition retraçant les activités du syndicat FO de la Basse-Loire (photos, archives, tracts, ...) les 12 et 13 septembre 2011. A cette occasion, nous espérons que Jean-Claude Mailly et Patrick Hébert nous feront l’honneur d’y participer, puisqu’ils animeront le meeting de rentrée de notre UD à Rezé.

Lionel Belloti, secrétaire de l'Union Locale

26 mai 2011

JEAN-CLAUDE MAILLY SUR BFM ET BFM BUSINESS (23 mai 2011)


par Force_Ouvriere

LES POMPIERS NE RELACHENT PAS LA PRESSION

Face à la non-prise en compte par le Conseil général des revendications des sapeurs-pompiers du SDIS (Service départemental d'incendie et de secours), notamment en matière de formation et de déroulement de carrière, les sections FO et SUD du SDIS ont appelé à la grève avec manifestation aux abords de l'Hôtel du Département le 12 mai dernier.
Contraints de rester à leur poste de travail par un ordre de réquisition, tous les pompiers qui le souhaitaient n'ont pu se rendre à la manifestation. Cette dernière a néanmoins permis qu'une délégation syndicale soit reçue par le directeur de cabinet du nouveau Président du Conseil général, M. Grosvalet, ainsi que par M. Bocher, conseiller général et vice-président du SDIS. On attend désormais la réponse qu'est sensée apporter l'autorité politique départementale au cahier revendicatif qui lui a été soumis.
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Contact : fosdis44@club-internet.fr - Tél. 06.31.19.70.84

FO, LE CHEQUE LIBYEN ENVOLE ET LA NATIONALISATION DE STX

Déclaration de la section FO-STX
" En juin 2010, la société Libyenne GNMTC commandait un paquebot au Chantier naval de Saint-Nazaire.
Lors de la signature de ce contrat, l’Elysée annonçait :« Le Président de la République se félicite du contrat signé entre le chantier STX France (ex-Chantiers de l'Atlantique) et la société libyenne GNMTC pour la livraison d'un paquebot de croisière qui sera réalisé à Saint-Nazaire.
La conclusion de ce contrat s'inscrit dans le cadre du développement constant des relations franco-libyennes dans tous les domaines conformément au souhait des deux chefs d'État. Elle illustre les liens croissants qui unissent la France et la Libye et leur volonté de coopération commune et amicale... ».
Un an après, qu’en est-il ?
Alors que la guerre contre Kadhafi a été déclarée, le risque, que nous évoquions le 24 février, de voir cette commande annulée semble être le scénario retenu. Ce qui ne sera pas sans conséquences catastrophiques pour le Chantier Naval et les salariés.
En effet, fin avril, Abdulhakim M Algeziwy, PDG de GNMTC, déclarait à un journaliste de Canal + concernant cette commande :
« Maintenant cela va dépendre de différents gouvernements. Parce que tout notre argent est gelé et nous ne savons plus quoi faire. Bien sûr que nous aimerions continuer. Mais je ne sais pas. Je ne suis pas sûr que les nouveaux amis de Sarkozy utilisent de tels bateaux. Vous devriez demander au gouvernement français, peut-être qu’il connaît les intentions des rebelles libyens, parce qu’ils viennent à Paris et ont de très bonnes relations avec la France.
Ce sont des extrémistes musulmans. Est-ce qu’ils vont utiliser ce bateau ? On ne sait pas. »
Depuis plusieurs mois, FO rencontre à nouveau les élus politiques locaux, départementaux et régionaux de tous bords, et s’est adressé au gouvernement pour qu’il prenne ses responsabilités :
- Pour que cette commande ne soit pas annulée,
- Pour qu’il trouve des montages financiers permettant à MSC de se porter acquéreur de ce paquebot, afin d’en permettre la poursuite de la construction et de ne pas générer une nouvelle période de sous-charge dans les ateliers et le montage qui ont déjà été lourdement touchés.
Dans l’hypothèse où MSC se portait acquéreur de ce navire, le risque serait que ce soit au détriment d’une commande d’un paquebot prototype et, en conséquence, que les bureaux d’études soient alors de nouveau en sous-activité.
Là aussi, FO demande que toutes les mesures soient prises par notre Direction et par l’Etat pour éviter aux salariés de subir à nouveau des périodes de chômage partiel.
Pour toutes ces raisons, la section FO de STX reste vigilante et plus que jamais déterminée sur l’implication obligatoire de l’Etat dans notre entreprise, en la nationalisant ou en en devenant l’actionnaire majoritaire. "

1ER MAI A NANTES : PRIORITE AUX SALAIRES

Deux rassemblements de militants étaient organisés par Force Ouvrière dans le département à l'occasion du Premier mai : l'un à Nantes, avec pour orateurs Didier Porte, secrétaire confédéral et Patrick secrétaire de l'UD-FO 44. L'autre à Saint-Nazaire, avec pour intervenants Yann Couroussé, secrétaire-adjoint de l'UD et Gérard Caillon, secrétaire de l'Union Locale FO.
On lira ci-dessous quelques extraits des discours de Didier Porte et de Patrick Hébert au rassemblement FO nantais. Discours tous deux axés sur le réveil de la lutte de classes au niveau international depuis la révolte de la jeunesse et de la classe ouvrière tunisienne.

Sur le Vieux Continent, il n'y a pas qu'en Grèce et au Portugal que la colère gronde contre les plans d'austérité imposés par le FMI et l'Union Européenne. Les mêmes causes produisant les mêmes effets, en France également les travailleurs n'en peuvent plus de l'euro-gouvernance : le résultat de l'addition "Pacte euro" + constitutionnalisation de la rigueur + RGPP + salaires à la traîne dans le privé et bloqués dans le public... donne un cocktail social explosif. Dès lors, comme ne manqua pas de le souligner Didier Porte, la double revendication prioritaire de l'heure, c'est l'augmentation des salaires et le retrait de la RGPP.

En cette année marquant le 140 ème anniversaire de la "Commune de Paris", nous nous sentons donc peu ou prou "tous des tunisiens", prêts à en découdre. Cela quand bien même en 2010, nous avons perdu sur la question des retraites.

Car, ce que rappelèrent tant Didier Porte que Patrick Hébert, si la contre-réforme de 2010 a pu passer, ce fut non par manque de détermination et de combativité des salariés, mais du fait de l'expérience dans la trahison du tandem Thibault-Chérèque.

La classe ouvrière ressort donc de l'épreuve "ni battue, ni abattue". Et en ce printemps 2011, on sent que "ça pousse" de nouveau à la (vraie) grève pour arracher la satisfaction des revendications et faire échec aux plans d'austérité déclinant les diktats de l'UE. Une fois de plus donc, les initiatives que prendra FO dans les semaines et mois à venir seront déterminantes pour dégager des perspectives revendicatives claires et prévenir les inévitables opérations de diversion et d'accompagnement.

Les mêmes lignes de force syndicales furent développées au rassemblement nazairien par Yann Couroussé et Gérard Caillon, avec bien sûr une attention toute particulière pour les difficultés auxquelles se trouvent confrontés dans la cité portuaire tant nos camarades de la navale que ceux du centre hospitalier.
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Extraits des interventions de Didier PORTE et de Patrick HÉBERT

25 mai 2011

ACCORD SALARIAL A AIRBUS

Au départ des NAO 2011, la direction d'Airbus proposait 2,5% d'augmentation des salaires, plus 500 euros de "prime complémentaire" en compensation de la faiblesse de "l'intéressement". Après trois séances de négociations, FO, majoritaire à Airbus, est parvenue à hisser la barre à 3% pour les salaires, et à 800 euros pour la "prime complémentaire" .
  
Pour les non-cadres, l'augmentation salariale se décompose en :
1,4% d'AG avec effet rétroactif au 1er janvier,
1,6% d'AI, dont 0,8% en janvier et 0,8% en juin,
Ce, avec clause de revoyure pour les personnels qui ne bénéficieront pas d'Augmentation Individuelle.
  
Pour les cadre : 
les 3% d'augmentation interviendront sous forme d'Augmentations Individuelles, rétroactives au 1er janvier.
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Contact : Patrice PAMBOUC, Syndicat des Métaux - http://www.fo44.org/p/syndicats.html

L’AUSTERITE PROTEGE LES RICHES ET FRAGILISE LES AUTRES

Si l’on écoute les estimations gouvernementales, le nombre de salariés qui pourraient être concernés par la prime de 1 000 euros, qui ne serait pas obligatoirement de 1 000 euros (!), devrait atteindre 4 millions.
Autrement dit, en la matière, le gouvernement voit la vie en rose.

Le lobbying patronal s’étant qui plus est activé, cette prime ne serait pas obligatoirement sonnante et trébuchante, mais pourrait, par exemple, se traduire par l’attribution d’actions.

Cela étant, pour espérer avoir quelque chose il faut:
  1. que l’entreprise réalise des bénéfices;
  2. que les actionnaires soient mieux rémunérés que les deux dernières années;
  3. s’il s’agit d’attribuer des actions aux salariés, on va ensuite leur expliquer qu’ils vont y gagner deux fois: par l’attribution des actions et par des dividendes en hausse!
«Accumulez, accumulez! C’est la loi et les prophètes!»

Et pendant ce temps-là le pouvoir d’achat du SMIC n’augmente pas, les branches ne sont pas obligées de
se réunir pour renégocier l’ensemble des grilles, les agents de l’État sont au régime sec.
Il y a même certains ministres qui, sortant de leur champ de compétence, en viennent à ressortir l’idée
selon laquelle un bénéficiaire du RSA devrait travailler gratuitement!

En caricaturant à peine:
  • il y a les plus aisés, qui ont tout loisir de s’enrichir sans payer trop d’impôts;
  • il y a ceux qui, situés dans la classe moyenne, gagnent correctement leur vie mais paient tout plein pot;
  • il y a ceux qui ont du mal à joindre les deux bouts parce qu’ils ne gagnent pas assez;
  • il y a ceux qui, sans travail ou en fin de droits, perçoivent des minima sociaux et qui en échange devraient travailler gratuitement, ce qui éviterait de recruter ou de payer des agents publics.
Tout cela n’est pas acceptable.

L’urgence est bien, à tous les niveaux, de re-réglementer, de faire une vraie réforme fiscale, de conduire une politique économique et budgétaire créatrice d’activité et d’emplois, de stopper l’austérité qui protège les riches et fragilise les autres. Poser et reposer la question de la production et de la répartition des richesses.

Ne pas le faire, en France comme ailleurs, c’est faire le lit de tous les populismes et, en France, renier les
principes républicains. Alors, vive la sociale!
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Edito de Jean-Claude MAILLY - FO Hebdo 2988

24 mai 2011

LES "ASVP" IRONT JUSQU'AU BOUT

Communiqué des Municipaux FO nantais

" Nous irons jusqu'au bout!

Les Agents de Surveillance de la Voie Publique de la ville de Nantes (service stationnement), avec le syndicat CGT-FO, sont en grève à 90% en moyenne depuis le 6 mai dernier, pour leur revendication d'une prime de pénibilité de 16% sur le salaire brut. L'usure du métier, les dégradations des conditions de travail, la « moyenne » de 30 Timbres-Amendes par jour qu'ils doivent remonter au service et les relations sur le terrain conduisent à ce résultat.

Cette revendication remonte à mai 2007, où déjà les agents réclamaient cette indemnité. Seule Force Ouvrière, syndicat majoritaire, soutient le mouvement. La CGT et l'UNSA ne se sentent pas concernées. Aucune information ne circule sur cette légitime revendication de leur part !

Quoiqu'il en soit, nous irons jusqu'au bout, pour demander l'ouverture de négociations et aboutir à un accord avec la mairie.

Le 14 janvier 2011, le bureau syndical, avec le secrétaire général de l'UD-FO, Patrick Hébert, était reçu par le Député-Maire, Jean-Marc Ayrault. Nous lui demandions d'accéder à notre revendication.

Le vendredi 12 mai, une rencontre avec le Directeur Général Adjoint, la Direction du Personnel et les responsables du service, a eu lieu en mairie. L'adjoint au personnel, M. Bernard Bolzer, était excusé, pris à Nantes Métropole, sans doute pour gérer le conflit à la SEMITAN.

La mairie accepte de faire des propositions écrites sur l'ensemble du dossier concernant «l'absentéisme y compris la rémunération», suivies d'une nouvelle rencontre avant le 30 mai, jour où tous les syndicats seront présents. La pression est forte pour la mairie, les collègues étant déterminés à obtenir satisfaction. Ils ne lâcheront rien.

Les ASVP sont confrontés entre la pression de la direction et les agressions des usagers de plus en plus fréquentes. Avec l'augmentation du Timbre Amende à 17€ le 1er août prochain, ils craignent une recrudescence des violences. Ils n'ont aucun droit à une protection individuelle contrairement à la Police Municipale. Ils sont juste dans le cadre d'emploi d'Adjoint Administratif.

Dans un autre registre, nous réclamons, avec la fédération FO des Services Publics et de Santé, un statut national avec des grades, pour faire reconnaître leur emploi, actuellement refusé par le ministre de la Fonction Publique Territoriale et l'Association des Maires de France.

Avec Force Ouvrière, les agents comptent bien obtenir de la mairie une revalorisation significative de leur rémunération. La mairie n'a pas le choix."
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LES AGENTS DU STATIONNEMENT TOUJOURS EN GREVE A NANTES

LOI LAGARDE: DONNER DU CREDIT AU CREDIT

Les ménages n’ont plus d’argent, salaires en berne et frais fixes en hausse? Qu’à cela ne tienne, il suffit de donner un coup de lifting au crédit à la consommation, comme vient de le faire la loi Lagarde. Elle donne une fausse impression de sécurité aux emprunteurs potentiels, rendus prudents par le contexte socio-économique, entraînant une chute historique de 13,3% des prêts à la consommation en 2009. À part quelques mesures cosmétiques, comme l’interdiction des publicités trop agressives, ou correctrices d’excès mettant en danger le système, la loi Lagarde, pleinement entrée en application le dimanche 1er mai, tend à conforter le crédit et les établissements de crédit, tout en réduisant les risques d’insolvabilité, histoire de ne pas multiplier les créances douteuses.

Les taux d’intérêt des crédits renouvelables (anciennement appelés crédit revolving, crédit permanent ou réserve d’argent), concernant un ménage français sur trois, vont continuer, jusqu’en 2013, à flirter avec la limite de l’usure, fixée par la loi à 20,7%. On comprend l’intérêt que leur portent les banques, les taux des prêts personnels étant quant à eux plutôt en baisse. Si les établissements de crédit ont désormais l’obligation de proposer en alternative un prêt personnel, il reste que nombre de ménages n’ont pas d’autre choix que de prendre un renouvelable.
On comprend que Mme Lagarde, ministre de l’Économie d’un gouvernement horrifié à l’idée de toute hausse de salaire, déclare, dès 2009: «Je ne veux pas supprimer le crédit renouvelable. Je veux que le crédit renouvelable soit un crédit responsable.» Mais surtout coupable car impliqué dans 82% des dossiers de surendettement, selon les chiffres récents fournis par la Banque de France.
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Article paru dans FO Hebdo n°2988

LES 30 DELOREUSES

9 juin 1982. Bientôt trente ans que le gouvernement de Pierre Mauroy a annoncé le « tournant de la rigueur ». Afin de maintenir le franc dans le « système monétaire européen » Jacques Delors, Ministre de l’Economie et des Finances, imposa un plan qui comportait, entre autres mesures, les privatisations et le blocage des salaires, y compris lorsqu’un accord avait été signé dans les entreprises. Depuis, nous pouvons affirmer, sans exagération, que la situation n’a cessé de s’aggraver pour la classe ouvrière. Pendant cette période le chômage a considérablement augmenté, plongeant dans la misère des centaines de milliers de familles. Privatisations et délocalisations se sont multipliées, tout notre système de protection sociale a été ébranlé dans ses fondements issus du Conseil National de la Résistance, le statut de la fonction publique a été remis en cause dans ses principes qui garantissaient l’indépendance des fonctionnaires vis-à-vis des politiques ; et bien sûr les salaires se sont effondrés, en particulier ceux des fonctionnaires, qui ont vu la valeur de leur point d’indice baisser de 48 % en presque 30 ans.

Alors que certains mitterrandolâtres fêtaient, avec un certain faste, la victoire électorale de François Mitterrand le 10 mai 1981, il nous faut bien constater que toutes ces mesures ont permis la mise en œuvre d’une politique totalement réactionnaire. Que ce soient les gouvernements de gauche ou ceux de droite, tous se sont engouffrés dans ce que Jospin appelait à l’époque la parenthèse de la rigueur. A ce jour, la parenthèse n’est toujours pas refermée.

Après la deuxième guerre mondiale, compte tenu du rapport de force de l’époque, et de la nécessité de reconstruire ce qui avait été détruit, la classe ouvrière, avec ses organisations syndicales, en particulier notre Confédération, a pu arracher de grandes conquêtes.

Cette période, coïncidence, a duré également trente ans : « les Trente Glorieuses ».Aujourd’hui, malgré la résistance marquée par les grandes grèves et manifestations de 1995, 2003 ou plus récemment 2010, nous restons plus que jamais sous la férule de « la dictature des déficits ». Jacques Delors, en sa qualité de militant CFDT, ministre de l’Economie, des Finances et du Budget de 1981 à 1984, puis Président de la Commission européenne de 1985 à 1994, a sans aucun doute pris la place principale dans l’élaboration de cette politique. « Les Trente Deloreuses », 30 ans de douleur et de malheur pour les travailleurs !

Si Jacques Delors mérite bien que l’on donne son nom à cette période funeste, il serait pour autant injuste de l’en tenir pour seul responsable. Ceux, et ils sont nombreux, qui ont participé à des titres divers à la mise au point de ces mesures ou à leurs applications, que ce soit comme membre d’un gouvernement ou d’une institution internationale peuvent aussi être considérés comme responsables.

En 2011, nous voyons bien que cette politique imposée au plan international par le FMI et l’Union européenne se heurte de plus en plus à la résistance de la classe ouvrière et des peuples."Dégage Ben Ali ! ", "dégage Moubarak ! ", c’est avec ces slogans que les peuples tunisien et égyptien ont chassé leurs dictateurs. Dans de nombreux pays du Moyen-Orient et d’Afrique, les peuples se soulèvent, car la politique imposée par le FMI est devenue insupportable.

Au Portugal, comme en Grèce, les travailleurs se mobilisent contre les plans de rigueur. « FMI, hors d’ici ! » pouvait-on lire récemment sur les murs d’une usine à Lisbonne.

Dehors ! Dégage ! Oui aujourd’hui, l’heure est à la mobilisation contre la dictature des déficits imposée par le FMI et par l’Union européenne. Il est urgent d’en finir avec 30 ans de delorisme. Le carcan issu du 9 juin 1982 est fait pour nous étouffer à petit feu.

Alors qu’en France s’ouvre la campagne présidentielle, il est vraisemblable que nous subissions quelques « amicales » pressions. Nous devons donc réaffirmer notre totale indépendance. Il serait totalement illusoire que nous puissions espérer combattre cette politique avec ceux qui la mettent en œuvre. Ceci est évident avec les partis politiques ou les candidats à la fonction présidentielle. Mais c’est aussi vrai avec les confédérations syndicales, en particulier la CES, qui continuent à soutenir les plans de rigueur mis en œuvre dans toute l’Europe.

En France, le « pacte de stabilité et de croissance » débouche sur un nouveau tour de vis. Que ce soit contre les suppressions de postes, les fermetures de classes ou sur la question cruciale des salaires, les grèves et manifestations se multiplient. Si ce n’est pas, à ce jour, un déferlement, ça « bouillonne ».

Sur toutes ces questions, toute la classe ouvrière est concernée. C’est ensemble, travailleurs du public et du privé, chômeurs et retraités, que nous devons préparer la mobilisation. Bien sûr, nous soutenons tous les mouvements en cours dès lors que nous partageons les revendications et les moyens d’action mis en œuvre. Mais si nous voulons assumer pleinement nos responsabilités, nous ne pouvons laisser la classe ouvrière à la merci de la démagogie électorale.

Il nous faut prendre une initiative susceptible d’ouvrir une perspective à la classe ouvrière.

Alors que notre Union départementale prépare déjà son grand meeting de rentrée prévu le 13 septembre avec Jean-Claude Mailly, nos instances ont engagé une discussion. Quelles initiatives ? Quand ? Nous prendrons nos responsabilités !
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Edito de Patrick HEBERT, Secrétaire général de l'UD CGT-FO de Loire Atlantique

23 mai 2011

SITUATION CRITIQUE AU CHU DE ST-NAZAIRE

L'intersyndicale FO CGT CFDT est très inquiete de la situation actuelle aux urgences de l'hôpital de Saint-Nazaire. 
La direction  a convoqué l'intersyndicale  en urgence devant le nombre important d'arrêts de travail maladie concernant le personnel des urgences qui entraine une situation de crise.

Pour rappel, le personnel des urgences de l'hôpital est en grève reconductible depuis le 7 février et aujourd'hui, les négociations sont au point mort. Le personnel s'est mis en grève devant la dégradation des conditions de travail, le manque d'effectifs qui ont comme conséquence une dégradation de l'accueil et de la prise en charge des patients. [voir: PLUS DE 100 JOURS DE GREVE A L'HOPITAL DE ST-NAZAIRE ]

Malgré de nombreuses sollicitations et rencontres (députés, maires, conseil général, conseil régional, Agence régionale de santé. (ARS) 10 000 signatures  de pétition de soutien, aucune réponse significative n'a été apportée à cette situation dégradée.
A cela s'ajoute, le sentiment que leur problématique n'est pas prise en compte par la direction et qu'aucune perspective positive n'est en vue. L'épuisement professionnel , la longueur du conflit et la non réponse à leurs demandes entrainent aujourd'hui de très nombreux arrêts de travail pour maladie qui mettent en danger le fonctionnement même des urgences. [voir : HOPITAL DE ST-NAZAIRE: LA DIRECTION GENERALE MUREE ]

La deuxième ligne de SMUR est supprimée faute de personnel qualifié pour la faire fonctionner. Des rappels sur les repos sont faits mais très rapidement  l'hôpital va se trouver dans l'incapacité de faire face en nombre de soignants qualifiés  pour le service des  urgences. Cela risque d'entrainer un risque majeur de santé publique pour la région de Saint-Nazaire.

Devant cette situation très dégradée et très préoccupante, l'intersyndicale FO CGT CFDT estime de sa responsabilité d'informer la population de cette situation grave. Dès aujourd'hui, l'intersyndicale sollicite l'Agence Régionale de santé et la préfecture pour une intervention urgente afin d'aider à débloquer cette situation.
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Contact : Rachèle BARRION

REFORME DES RETRAITES: ACTION ET MOBILISATION DES SALARIES DU TRANSPORT

Il a été décidé, lors du Comité Fédéral National, d’organiser une journée d’information et de sensibilisation le 23 mai 2011 concernant l’impact de la contre réforme des retraites sur les Congés de Fin d’Activités.
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19 mai 2011

PLUS DE 100 JOURS DE GREVE A L'HOPITAL DE ST-NAZAIRE

Afin que leur mouvement ne passe aux "oubliettes", les personnels des urgences ont décidé d'organiser un barbecue de lutte invitant médecins et personnels hospitaliers à venir les soutenir...Nous rappelons leurs revendications : 18 postes supplémentaires aides soignants et infirmiers. Aujourd'hui, la direction n' en propose que 4.

Ainsi par exemple, pour l'été prochain les mensualités accordés aux urgences sont réduites de moitié par rapport à l'été dernier...Les personnels pensent avant  tout à la sécurité des patients.
Tous les médecins des urgences sont à côté des personnels.

Rachèle BARRION
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Extrait Ouest-France du 17 mai 2011
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HOPITAL DE ST-NAZAIRE: LA DIRECTION GENERALE MUREE

ELECTIONS POINT P : VOTEZ FO !

Le 30 mai, vont se dérouler les élections de DP & CE dans l’ensemble du périmètre Pays de Loire de Point P.
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Contact : Laurent PELLOQUIN, Secrétaire du syndicat FO-BTP
2, place de la Gare de l’Etat -CP n°2 - 44276 Nantes cedex 2. - Tél. 02 28 44 19 00 / 06

EGALITE PROFESSIONNELLE - REFORME DES RETRAITES

Le 3 mai 2011 s’est tenue la réunion du Conseil supérieur de l’égalité professionnelle (CSEP).

Le CSEP était sollicité pour rendre un avis sur :
  • le projet de décret mettant en application l’article 99 de la loi portant réforme des retraites
  • le projet de décret instituant un contrat pour la mixité des emplois et l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes et modifiant le code du travail.

FORCE OUVRIERE a rappelé son opposition à une réforme des retraites dont l’un des effets est qu’il pénalise doublement les femmes, au regard du volet de cette loi consacré à l’égalité professionnelle.

Cette loi a purement et simplement abrogé l’échéance de suppression des écarts de rémunération entre les femmes et les hommes au 31 décembre 2010, posée par la loi du 23 mars 2006 sur l’égalité salariale qui était une avancée pour FORCE OUVRIERE.

Elle institue une sanction financière applicable aux entreprises non couvertes par un accord collectif ou un plan d’égalité professionnelle au 1er janvier 2012, dont le montant serait fixé par l’autorité administrative, au cas par cas, sans pouvoir dépasser 1% de la masse salariale.

Le projet de décret qui met en application cette sanction financière confirme le diagnostic de FORCE OUVRIERE.

Comme on pouvait s’y attendre, tout est fait pour minimiser l’application ou le montant de cette sanction :
  • pas de priorité requise de la négociation collective sur la décision unilatérale de l’employeur
  • en cas de défaillance, mise en demeure et délai de 6 mois pour régulariser la situation (alors qu’un plan unilatéral suffit !) 
  • possibilité de justifier d’une défaillance, notamment pour des raisons économiques
  • seul le directeur régional (Direccte) et donc pas l’inspecteur du travail, pourra prononcer la sanction (dans un contexte de Révision Générale des Politiques Publiques !) 
  • appréciation en opportunité et au cas par cas du prononcé et du montant de la sanction 
  • application du pourcentage que sur les salaires versés « au terme » de la mise en demeure (l’échéance légale est pourtant le 1er janvier 2012 !)

FORCE OUVRIERE, considérant que « la montagne a ainsi accouché d’une souris », a donc émis un avis défavorable sur ce projet de décret.

A l’exception de la CGT (abstention faute de mandat vu les délais impartis pour préparer la réunion), les autres organisations syndicales ont aussi rendu un avis défavorable.

La délégation patronale, qui n’a évidemment rien trouvé à redire sur le projet de décret en tant que tel, s’est néanmoins abstenu par principe (sanction financière oblige).

Pour FORCE OUVRIERE c’est une régression pour l’égalité professionnelle.

L’autre projet de décret fusionne deux dispositifs d’aide financière des entreprises par l’Etat en matière d’égalité professionnelle, pour simplifier et faciliter les demandes. FORCE OUVRIERE s’est donc contentée d’en prendre acte.
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Marie-Alice MEDEUF ANDRIEU, Secrétaire Confédérale

18 mai 2011

FO AU CONGRES DE LA CONFEDERATION EUROPEENNE DES SYNDICATS

Jean Claude Mailly conduira la délégation FO qui prend part au congrès de la CES (Confédération européenne des syndicats) à Athènes du 16 au 19 mai 2011.

Ce congrès se déroule dans un contexte social et économique tendu lié à la crise économique et financière, qui pose avec acuité la question des modalités de la construction européenne, soulevée par FO depuis de nombreuses années.

Ainsi la mise en place d’une gouvernance économique européenne inscrit un peu plus encore l’Union européenne dans une logique libérale remettant en cause les acquis sociaux et le rôle des organisations syndicales en Europe.

FO entend y faire valoir la nécessité dans ce contexte d’une CES combative et militante contre la poursuite et le renforcement des politiques d’austérité, exigeant une réglementation effective des marchés financiers, des politiques économiques et industrielles créatrice de vrais emplois contre le développement de la précarité.

FO soutiendra en particulier que la CES mette l’accent sur les salaires contre le dumping salarial et social et bien sûr sur la défense des Services Publics mis en cause par les politiques budgétaires restrictive et le dogme de la libéralisation et de la concurrence qui continue de prévaloir.

FO entend poser à nouveau la nécessité d’une révision radicale des modalités de la construction européenne, notamment en soutenant la revendication de la CES d’inclusion d’un protocole de progrès social dans les traités seul à même de contrecarrer la jurisprudence antisyndicale de la Cour de justice européenne.

Ce congrès sera aussi, pour FO, l’occasion de réaffirmer la solidarité syndicale internationale, notamment avec les syndicats grecs (GSEE et ADEDY), confrontés aux plans d’austérité inspirés par les politiques de l’UE et du FMI.
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Communiqué FO

REFORMER L’ISF? OU COMMENT DEMANDER MOINS A CEUX QUI ONT LE PLUS…

Sous couvert de mettre fin à ce qu’il est depuis son origine, à savoir le symbole d’une injustice fiscale caractérisée, la suppression par le gouvernement du bouclier fiscal va s’accompagner d’une autre réforme, encore plus injuste et préjudiciable pour les finances publiques : celle de l’ISF, l’impôt de solidarité sur la fortune. 

Plutôt que de réforme, il convient de parler d’un allègement très substantiel de cet impôt qui, désormais, ne frappera plus que les contribuables dont le patrimoine atteint 1,3 millions d’euros – et non plus 800.000 euros – mais surtout à des taux très allégés: 0,5% au maximum contre 1,8% aujourd’hui.

Ainsi, la fin d’un bouclier permet plus de protections pour les plus riches! 

Force Ouvrière condamne cette proposition de réforme qui se traduira par un nouveau manque à gagner pour les finances publiques et donc pour l’action publique. Si elle n’est pas compensée par la création d’une tranche supplémentaire d’impôt sur le revenu, elle conduira à un nouvel allègement de la pression fiscale des contribuables les plus aisés.

Assujettir à un taux si bas des patrimoines qui n’ont eu de cesse ces dernières années de grossir à la faveur d’une fiscalité dérogatoire toujours plus importante, avec les conséquences que l’on connaît en termes de manques à gagner pour les ressources publiques, s’inscrit clairement dans une politique de redistribution à l’envers! Et ce n’est pas le durcissement annoncé de la fiscalité des donations – véritablement vidée de sa substance – qui modifiera la donne.

Pour Force Ouvrière, cela n’est pas acceptable, d’autant plus dans le contexte actuel et intolérable de modération salariale. La question d’une véritable réforme fiscale, globale, alliant justice sociale et redistribution constitue un enjeu fondamental. La réhabilitation de l’impôt sur le revenu et de sa progressivité, appliquée à l’ensemble des revenus et plus que jamais aux revenus les plus importants, doit en être l’étape préalable et centrale.
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Contact : Pascal PAVAGEAU, Secrétaire confédéral - Tél. 01 40 52 84 45 ou 06 76 77 70 39

MADE IN CHINA : CES MOUVEMENTS SOCIAUX QUE L'ON NOUS CACHE

Suite à notre partenariat avec le Comité Droits ouvriers en Chine, nous vous proposons des informations des récentes grèves survenues en Chine, informations que la presse officielle chinoise a censurées.
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La grève des camionneurs à Shanghai
« A Shanghaï, les chauffeurs routiers indépendants se révoltent contre la hausse du prix de l'essence », titrait le quotidien « Le Monde » le 24 avril 2011. « En Chine, les prix des denrées alimentaires ont bondi de 11,7 % en glissement annuel en mars. Pékin, qui a du mal à contenir l'inflation, doit faire face à un mécontentement social grandissant. L'appel a été transmis par texto. « Arrêtons tous nos camions, restons unis et mettons-nous en grève pour obtenir une augmentation de la paye à la livraison. » Les chauffeurs routiers indépendants desservant les nombreux ports de Shanghaï ont cessé le travail depuis mercredi 20 avril, et garé leurs engins près des docks, protestant contre la hausse du prix de l'essence et du coût de la vie. »
C'est le 20 avril qu'un millier d'entre eux ont défilé avec une banderole « Annulation des taxes extraordinaires », vite arrachée par des policiers. Car les revendications portent sur la baisse ou l'annulation des diverses taxes qui ponctionnent lourdement les revenus de ces chauffeurs, majoritairement des artisans qui vendent à la fois leur force de travail et l'utilisation de leur camion. Les carburants (depuis le début de l'année, le prix des carburants a augmenté deux fois), les péages de voies rapides, les taxes et péages d'accès, de chargement, etc., sans compter les pots-de-vin, « tout augmente sauf ce qu'on nous paie », dit un chauffeur  au « Wall Street Journal » (22 avril).
Ni les déploiements de policiers antiémeutes en nombre, ni les interpellations de quelques chauffeurs n'ont réussi à faire cesser les manifestations et blocages qui ont accompagné la grève. Le lendemain, 2000 chauffeurs manifestent dans un autre quartier et s'affrontent à la police. Alors, la municipalité de Shanghai, les autorités portuaires et les compagnies du port se sont résolues à lâcher du lest : suppression de taxes de transport indues et réduction d'autres. « C'est pas grand-chose, car le vrai problème, c'est le prix du gazole, les amendes et toujours plus de taxes », dit un chauffeur au « New York Times » (24 avril) Des grèves de chauffeurs de taxi en raison de l'augmentation du prix du carburant ont également eu lieu en ce début de mois à Mengzi (province du Yunnan) ou à Xingtai (province du Hebei). 

Autres grèves
Une vingtaine d'enseignants d'une école maternelle privée de Shenzhen se sont mises en grève le 24 mars au matin pour exiger que leurs salaires des mois précédents soient versés alors qu'ils touchaient tout juste le salaire minimum de la ville, soit 1100 yuans (environ 120 €). Aussitôt, une délégation d'officiels du district en charge des affaires scolaires, judiciaires et du travail s'est rendue sur place en même temps que des officiers de police. Dès 11 heures, les délégués des enseignants entraient en négociation avec le propriétaire de l'école et au début de l'après-midi les salaires en retard étaient versés !
« China Labour Bulletin », qui rapporte cette grève, précise que les enseignants de cette école privée étaient de jeunes travailleuses migrantes mal payées et qui rapidement allaient chercher un emploi mieux rémunéré ailleurs, puisque les augmentations de salaire ne décollaient pas de celles du Smic de la ville, soit 1320 yuans (environ 150 €) depuis le 1er avril. Or à moins de 1500 yuans, il est pratiquement impossible de s'en sortir à Shenzhen…   
A Guangzhou (Canton), ce sont 80 éboueurs du district de Haizhu qui ont cessé le travail le 28 mars pour des salaires incomplets depuis des années. La municipalité rognait sur le paiement des heures supplémentaires et sur les indemnités, et le manque à gagner des éboueurs atteignait 3000 à 4000 yuans (350 à 450 €) ! Selon une porte-parole de la municipalité, une avance devait être versée le lendemain en attendant le calcul exact de ce qui était dû à chacun. 

Négociations 
A Tianjin, dans le district de Nankai de cette mégapole, c'est un nouveau syndicat chargé de la défense spécifique des travailleurs migrants qui a entrepris une négociation collective avec une société d'intérim et obtenu une augmentation générale des salaires pour les travailleurs de la voirie.
A compter du 1er avril, les balayeurs sont payés 1950 yuans, les éboueurs 1750 yuans et les employés chargés de récurer les canaux 1400 yuans tandis le personnel de ménage des bureaux touche 1200 yuans. A la même date, le Smic de la ville était augmenté et se chiffrait à 1160 yuans. L'accord prévoit aussi une limitation du nombre d'heures supplémentaires, une augmentation de la prime de repas et une amélioration des conditions d'hébergement de ces travailleurs migrants.
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Contact : comenchine@wanadoo.fr

17 mai 2011

ELECTIONS: AUCHAN ST-NAZAIRE

Des élections CE et DP viennent de se tenir au magasin Auchan Trignac.

FO passe de la troisième à la première place.


Ces résultats sont d'autant plus intéressants que c'est la première fois, depuis l'implantation de la section FO, qu'un syndicat libre et indépendant se positionne devant le syndicat maison, la CFTC.
PV élections CE
 PV élections DP

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Contact : Philippe FRAUD au 06.71.08.33.74
Commerce Alimentaire Nantes & Région : Yann COUROUSSE

ELECTIONS DES REPRESENTANTS SYNDICAUX DANS LE SECTEUR HOSPITALIER

Le 20 octobre prochain, 4 millions d’agents des différentes fonctions publiques voteront pour élire leurs représentants syndicaux.
C’est un moment important pour la représentativité de Force Ouvrière, en particulier dans le secteur hospitalier mis à mal par une politique d’étranglement budgétaire et par la privatisation.

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Contacts : Michel LE ROC'H et Bruno CAILLETEAU

STAGE CHSTC DU 21 AU 23 JUIN 2011 A L'UD-FO44

Un stage CHSCT est organisé à l’Union départementale du 21 au 23 juin 2011. 
Il reste encore quelques places pour ce stage et nous demandons aux camarades du secteur Privé intéressés et susceptibles de suivre cette session, de s’inscrire le plus tôt possible auprès de l’UD.

Rappel des conditions d’accès pour le stage :
En vertu de l’article L.236-10 du Code du Travail et du décret n°84-981 du 2 novembre 1984.
La durée du stage est de  trois  jours ouvrables qui s’imputent sur les droits au congé d’éducation ouvrière
Peuvent participer au stage, les camarades dont l’entreprise a :
  • + de 300 salariés, être membre titulaire du CHSCT 
  • - de 300 salariés et + de 50 salariés, être membre titulaire du CHSCT,  
  • - de 50 salariés, être délégué du personnel,
Le temps consacré à cette formation est pris sur le temps de travail et rémunéré comme tel.
En application de l’article L.4614-14 du Code du Travail, le financement de la formation des représentants du personnel au CHS-CT est à la charge de l’employeur. Facturation : le stage sera facturé 3 jours à l’employeur. - Rémunération de l’organisme de formation : Trente six fois le montant horaire du SMIC /jour/stagiaire (décret n°2008-558 du 13 juin 2008) - Frais de séjour (voir arrêté relatif aux indemnités de mission des fonctionnaires du groupe II). 83,86€/jour/stagiaire pour les stages se déroulant en Ile de France ; 68,61€/jour/stagiaire pour les stages se déroulant en province, - Frais de repas : 15,25€ /jour/stagiaire.
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Contacts : Sonia BAUD, Secrétariat de l'Union Départementale Tél. 02.28.44.19.00 - Fax 02.40.35.49.46 & Thierry MARTIN Tel: 02.28.44.19.01 / E-Mail: tmartin@fo44.fr

16 mai 2011

FNAC : 2 HEURES POUR ETUDIER LES RISQUES PSYCHOSOCIAUX

Deux heures ?! Telle est la durée accordée par la Direction pour réaliser l'audition des salariés au sujet des RPS ... Pourtant cette enquête est importante à plus d'un titre puisqu'elle doit servir à la ré-actualisation du « Document Unique ».
Dès 2009, nous avions émis de forte réserves, réprouvant les manques et les erreurs de la méthode imposée par la Direction. En 2010, la dénonciation du processus, mis en place unilatéralement par la FNAC, a signé l'échec de négociation sur les RPS.
Les RPS sont les symptômes profonds et durables de sociétés dont le management pousse les salariés, au stress, à la maladie, et dans des cas extrêmes, au suicide.

La pression, la polyvalence, le sous effectif, le sentiment de déclassement professionnel, la non-reconnaissance (feuille de paye comprise) des efforts, constituent des dégâts unilatéraux supportés par les seuls salariés.

Nous avons toujours expliqué que l'audit devait être apprécié par un organisme indépendant et donc neutre par définition. Sinon, comment prétendre sérieusement que l'étude puisse déboucher sur une évaluation crédible ?

Les CHSCT FO ne sont aucunement liés à cette méthode si particulière de gestion des RPS . Nous nous réserverons le droit d'apporter nos observations et critiques afin d'éviter toute confusion.
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Courriel du Secrétaire du CHSCT à la Direction de la Fnac de Nantes
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Blog : http://fo-relais.blogspot.com/ 
Syndicat du Commerce Nantes & Région : R. AIGOIN - Tél.:02.28.44.19.00

POUVOIR D'ACHAT : LA PRIME QUI FAIT PSCHITT !

Le projet de loi du gouvernement confirme le caractère aléatoire et inégalitaire du dispositif censé mettre du beurre dans les épinards des salariés.

Tout ça pour ça! Le ministère du Travail a précisé mardi soir les conditions d’octroi de la fameuse prime aux salariés.. Son projet de loi ne fixe aucun montant-plancher mais un plafond de 1.200 euros d’exonérations fiscales et sociales. Le montant effectif de cette prime comme ses modalités de mise en oeuvre devront être négociés avec les syndicats dans les entreprises qui auront augmenté les dividendes versés à leurs actionnaires. Faute d'accord, l'employeur arrêtera le dispositif «après avis du CE ou des délégués du personnel». En l’absence d’instances représentatives du personnel, la décision du patron devra être ratifiée par deux tiers du personnel, consulté par référendum. La future législation offrira par ailleurs la possibilité de remplacer la prime par un autre avantage sous forme d’actions gratuites, d’intéressement, de participation supplémentaire ou de complémentaire santé, avec l’accord du personnel ou de ses représentants. Dans les unités de moins de 50 salariés, l’octroi de cette prime restera facultatif.

Alors que le gouvernement avait estimé fin avril qu'environ huit millions de salariés seraient concernés par le dispositif, au ministère du Travail, on avance aujourd’hui le chiffre de quatre millions. Et ce tout en sachant qu’en France, il y a plus de 15 millions de salariés dans le secteur privé et que les 5,5 millions de salariés du secteur public (fonctionnaires ou contractuels) sont de fait exclus du dispositif. La «mesure de justice sociale» promise par l’exécutif a du plomb de l’aile tandis qu’elle permet aux entreprises d’hériter d’une nouvelle et belle niche fiscale et sociale.

LES AGENTS DU STATIONNEMENT TOUJOURS EN GREVE A NANTES

La grogne persiste chez les 80 Agents de Surveillance de la Voie Publique (ASVP) de Nantes.

En grève depuis vendredi dernier, ils ont reconduit pour ce mardi leur mouvement afin d’obtenir une prime de 16% sur leur salaire brut.

« Nous la réclamons depuis 2007 et nous devions en discuter avec la mairie lors d’une réunion prévue pour le 22 avril. Celle-ci a finalement été annulée », déplore Thierry Rocton, délégué syndical FO.


Le salaire doit refléter les risques
Un ASVP de premier échelon perçoit un salaire net mensuel de 1106 euros.

« Notre salaire doit refléter les risques », poursuit Thierry Rocton, qui rappelle que la préfecture a refusé d’autoriser l’équipement des ASVP en bombes lacrymogènes. Suivi à 99 % vendredi, puis à 95 % les jours suivants, le mouvement dépend désormais des suites d’une réunion qui se tiendront avec la mairie.

INEGALITES ET PATRIMOINE : UN BILAN A PRENDRE EN COMPTE

Dans le contexte actuel d’un projet gouvernemental de réforme partielle de la fiscalité, le nouveau numéro de l’INSEE consacré aux revenus et au patrimoine des ménages fait le constat d’une aggravation des inégalités en France.

En dépit d’une légère élévation du niveau de vie médian et moyen des ménages, l’INSEE constate en effet une rupture de tendance dans l’évolution des inégalités en France sur une longue période (1998-2008).

Depuis 2004, les inégalités, relativement stables sur les années antérieures, augmentent sous l’effet d’une nette progression du niveau de vie des ménages aisés et particulièrement de celui des ménages les plus aisés. Ainsi l’institut observe un décrochage de ces ménages par rapport aux autres. Leurs revenus ont augmenté en quatre ans, de plus de 9,6% pour les 1% des plus aisés (à partir de 88 200 euros annuels de revenus, hors revenus exceptionnels type plus-values) et de presque 33% pour le dernier 0,01% des plus aisés (à partir de 732 300 euros de revenus annuels).

Parmi les principaux facteurs, celui des revenus du patrimoine qui sont particulièrement concentrés chez les plus aisés explique « la quasi-totalité de l’accroissement spécifique de leur niveau de vie ».

Pour FORCE OUVRIERE, cette situation doit être un des éléments de diagnostic préalable à l’ouverture d’une réforme fiscale, véritablement globale, permettant à la fois une meilleure répartition des richesses, de lutter plus efficacement contre les inégalités et remettant l’impôt sur le revenu au centre du dispositif.

C’est aussi un motif supplémentaire pour pousser dans le sens d’une augmentation générale des salaires, dans le privé comme dans le public, ainsi que d’une revalorisation significative du SMIC et des minimas sociaux.

Pour lutter contre les inégalités croissantes, les constats imposent des actes justes et redistributifs.
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Pascal PAVAGEAU, Secrétaire confédéral - tél. : 01 40 52 84 45 - EMail : pascal.pavageau@force-ouvriere.fr

12 mai 2011

HOPITAL DE ST-NAZAIRE: LA DIRECTION GENERALE MUREE

Le CREF imposé, à l'hôpital de Saint Nazaire, le personnel hospitalier ne désarme pas. 
Cette action, qui se voulait symbolique et médiatique, a donné satisfaction au moins de ce point de vue.

La Direction et l'ARS s'emmurent dans leurs raisonnements uniquement comptables.
Aussi, l'intersyndicale a demandé une rencontre auprès de l'ARS pour connaître l'état d'avancement du dossier dans les plus brefs délais. FO a entreprit la démarche.
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Revue de Presse :
 
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Contact : Rachèle BARRION

LE LIVRE NOIR DE LA RGPP

Dans le livre noir de la RGPP, réalisé par FO fin 2010, on découvre, pour la première fois, des exemples très concrets des conséquences de la réduction du nombre de fonctionnaires sur la vie des usagers.

par Force_Ouvriere  - Pascal PAVAGEAU invité de l'émission "Arrêt sur images"


La RGPP tue le service public
 par Force_Ouvriere - Conférence de presse du 3 mai 2011

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Éditorial de Jean-Claude Mailly : UN ACTE DE RÉSISTANCE SOCIALE ET RÉPUBLICAINE
À l’occasion d’une conférence de presse, le 3 mai*, nous avons présenté le livre noir de la RGPP que nous avons réalisé et actualisé, y compris avec des exemples locaux. 
Conformément à notre attachement à la république sociale et à ses trois piliers (services publics, régimes sociaux, conventions collectives et statuts nationaux), nous avons publiquement dénoncé les atteintes graves aux principes républicains et aux droits des usagers-citoyens. 
De fait, au travers d’une démarche idéologico-budgétaire, la réduction à marche forcée des dépenses publiques conduit à des suppressions d’effectifs, de missions, de services publics. 
Exemples à l’appui, nous avons expliqué que la RGPP se traduisait, y compris, par des problèmes importants de sécurité civile ou sanitaire. C’est le cas quand l’État veut se dégager de sa responsabilité dans la gestion de l’hydraulique (surveillance, prévention et gestion des crues) ou quand les abattoirs ne seront plus tenus d’être contrôlés par les services sanitaires. 
C’est encore le cas quand la fermeture de services d’urgences et le surbooking des SMUR conduisent à ne pas pouvoir traiter tous les patients et mettent les soignants dans l’obligation de faire des choix déchirants. 
C’est aussi le recours possible à des privés pour les procédures d’immatriculation des véhicules, qui conduit à faciliter les erreurs ou trafics. 
C’est encore le cas quand, confronté à des problèmes budgétaires, un commissaire de police demande à ses officiers de faire un vide-grenier pour équiper le commissariat. 
Vous retrouverez tous ces exemples dans notre livre noir. 
Combattre la RGPP et exiger son arrêt est donc un acte de résistance sociale et républicaine indispensable. Cela ne concerne pas que les fonctionnaires, cela concerne tout le monde. 
Nous n’avons pas attendu que la campagne électorale pour les élections du 20 octobre 2011 commence pour découvrir les méfaits de la RGPP. Dès 2007 nous avions tiré la sonnette d’alarme. 
Une fois de plus nos analyses sont confirmées. À nous tous de les faire connaître, y compris dans la perspective du 20 octobre 2011. 
«Je-Nous-Tous avec FO!» est le slogan retenu par la Fédération générale des Fonctionnaires Force Ouvrière. 
Notre campagne s’inscrit dans le cadre de la défense et de la promotion des droits individuels et collectifs, sociaux et républicains. 
C’est aussi pour cela que nous condamnons la volonté de modifier la Constitution pour y intégrer l’interdiction du déficit budgétaire, tout comme nous condamnons sur le plan européen le «pacte euro», qui veut enraciner l’austérité. Cela s’appelle être cohérent. 

* Tenue avec les fédérations des fonctionnaires et des services publics et de santé.